Burn-out : le reconnaître et agir, pour soi ou pour les autres

Burn-out : le reconnaître et agir, pour soi ou pour les autres
Publié le 15/09/2020

Nouvelle Vie Pro vous donne rendez-vous pour son 6e Talk en ligne, gratuit, le jeudi 24 septembre à 12h30, avec Marina Bourgeois, directrice d'Oser rêver sa carrière, pour parler du burn-out, vous aider à l'identifier chez vous, chez vos proches et vous donner des pistes pour aller de l'avant.

Talk #6  "Burn-out : le reconnaître et agir, pour soi ou pour les autres" 
Jeudi 24 septembre - 12h30 - webinar gratuit

   3 questions à Marina Bourgeois
   Directrice d’Oser Rêver Sa Carrière, cabinet dédié
   à la transition professionnelle et à l’épuisement professionnel.

   Venez lui poser vos questions le 24 septembre à 12h30.
   Inscription gratuite 

Quels sont les signes qui montrent que le burn-out est proche (ou déjà là ?)

Le burn-out (effondrement) est toujours précédé d’un burn-in, une période de surchauffe plus ou moins longue à se dessiner. Le comportement de la personne commence alors à se modifier. Cela se manifeste par des troubles de l’humeur (irritabilité, cynisme, repli sur soi, crises de larmes inexpliquées, impatience, agressivité). Cet état s’accompagne généralement de troubles physiques particulièrement symptomatiques comme un mal de dos récurrent, des lumbagos et/ou migraines à répétition, insomnies, perte ou prise de poids, voire des problèmes de peau… Dans les semaines ou mois qui précèdent l’effondrement, la personne va surinvestir son travail, avec le sentiment toutefois de ne pas réussir à tout boucler. Persuadée que la clé du problème est dans le surpassement de soi, elle opte pour un rythme de travail effréné en mode « pilotage automatique ». Pourtant, cette sensation d’inachèvement ne la quitte pas. La personne ne comprend plus rien, ne parvient plus à mener à bien ses tâches habituelles, elle perd en efficacité. Il faut bien comprendre que les signes annonciateurs ne se manifestent pas forcément d’un coup. En fait, ils surviennent progressivement, sournoisement… C’est ce qui explique que la plupart des personnes concernées ne voient rien venir…

Chez Oser rêver sa carrière, comment accompagnez-vous les personnes qui souffrent de burn-out ?

Nous analysons tout d’abord les causes de l’épuisement, intrinsèques comme extrinsèques. S’il est difficile de modifier les causes extrinsèques (extérieures à l’individu), il est tout à fait possible de travailler les causes intrinsèques (liées au comportement de l’individu). Il faut en effet, pour que l’épuisé prenne conscience de sa situation, qu’il comprenne le processus l’ayant conduit à l’effondrement psychique et physique que constitue le burn-out. Nous étudions ensuite en profondeur le rapport au travail de la personne épuisée. Il est essentiel de comprendre les racines « du mal » qui, bien souvent, se situent dans l’enfance (je pense notamment au syndrome du ou de la bon(ne) élève », à la pression familiale ou à l’exemple parental) ou dans l’image sociale que l’on souhaite renvoyer aux autres. Il s’agit enfin de rééduquer le comportement de la personne épuisée afin qu’elle puisse réinvestir les sphères extra-professionnelles longtemps délaissées et se constituer de solides limites et garde-fous. Nous travaillons en dernier lieu sur l’ancrage de ces nouveaux comportements dans le temps afin que l’épuisé ne reproduise pas son ancien cercle vicieux mais, au contraire, qu’elle puisse mettre en place un cercle vertueux et respectueux de son écologie personnelle. 

Comment rebondir après un burn out ?

Pour rebondir après un burn-out et reprendre une activité professionnelle, il faut tout d’abord s’être posé les bonnes questions et avoir compris les ressorts de son burn-out. Cela est compliqué au moment où l’on a la tête dans l’eau et que l’on est en pleine zone de turbulences. Ce n’est qu’après un certain temps (bien souvent à l’occasion d’un arrêt de travail ou d’activité) qu’il est possible de prendre du recul et de commencer à se projeter. La rééducation de son rapport au travail est alors essentielle. Plusieurs issues sont envisageables : la reprise au même poste (mais avec des limites ! Je pense notamment aux secteurs où le rythme de travail est très soutenu), le changement d’organisation (surtout lorsque l’épuisement provenait d’un univers professionnel toxique ou malveillant) et, bien souvent, le changement de métier, autrement dit la reconversion professionnelle. Beaucoup d’épuisés optent, lorsqu’ils commencent à aller mieux, pour le bilan de compétences ou le bilan de carrière afin de faire le point et de trouver une voie correspondant à leurs valeurs, à leurs besoins. Nous constatons en effet, en pratique, que beaucoup d’épuisés le sont parce qu’ils n’étaient pas dans le bon « habit » professionnel. En sur-effort permanent, ils ont épuisé leurs ressources pour assurer un quotidien qui, finalement, ne leur convenait pas. 

Plus d'infos sur le burn-out : Webinar gratuit - Jeudi 24 septembre - 12h30 - durée : 1h environ

INSCRIPTION POUR PARTICIPER OU AVOIR ACCÈS AU REPLAY : 

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