Crise sanitaire : télétravail encouragé et couvre-feu instauré

Crise sanitaire : télétravail encouragé et couvre-feu instauré
Mis à jour le 19/10/2020 - Publié le 16/10/2020

Les nouvelles modalités liées à l’état d’urgence sanitaire ont été détaillées lors d’une conférence de presse jeudi avec le Premier Ministre et plusieurs autres responsables : le télétravail reste une solution privilégiée, et le couvre-feu sera instauré dès vendredi à minuit pour 4 semaines minimum.

Le télétravail reste "pertinent" pour le Gouvernement

Selon la ministre du Travail Elisabeth Borne, le protocole sanitaire déjà instauré dans les entreprises -port du masque obligatoire et respect des distanciations sociales- est « efficace ». Cependant, il sera « désormais demandé aux entreprises (…) de définir un nombre de jours minimal de télétravail par semaine pour les postes qui le permettent et également d'étaler les horaires d'arrivée et de départ au travail ».

Le télétravail est encore « un mode d'organisation pertinent ». En effet, sa mise en œuvre doit respecter avant tout « un équilibre entre plusieurs objectifs : éviter la propagation du virus mais aussi maintenir l'efficacité des organisations de travail et enfin prévenir les risques liés à l'isolement des salariés », a précisé la Ministre du Travail.

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Le couvre-feu : nouvelle modalité du Gouvernement

Le couvre-feu sera instauré à partir de vendredi minuit en 9 métropoles : Ile-de-France, Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne, de 21h à 6h.

Le Premier Ministre Jean Castex a en effet déclaré que « chacun devra être chez soi et sauf exception, tous les lieux, commerces ou services publics recevant du public seront fermés. Ces règles doivent bien entendu s'appliquer avec bon sens, comme pendant le confinement à certains ».

En cas de non-respect du couvre-feu, « le contrevenant s’expose à une amende de 135 euros qui peut s’élever à 6 mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende en cas de double récidive (trois fraudes au total) », a affirmé quant à lui le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Cette mesure bénéficie cependant d’exceptions, à condition de présenter une attestation dérogatoire dans l’un des cas suivant :

  • Raisons de santé : rendez-vous chez un médecin, à l’hôpital ou à la pharmacie de garde
  • Travail de nuit
  • Prendre un train ou un avion après 21 heures, il faudra dans ce cas présenter le billet
  • Visiter un proche en situation de dépendance
  • Sortir son animal de compagnie à proximité du domicile

Le retour de l’attestation de déplacement dérogatoire

L’attestation de déplacement dérogatoire, à télécharger sur le site du Gouvernement, devra être présentée entre 21h et 6h du matin. Disponible en version imprimée ou en version manuscrite, elle « vaut une heure lorsqu'il s'agit de déplacements qui n'auraient pas de lien avec le travail », a expliqué le Ministre de l’Intérieur.

Les déplacements liés au travail

Pour ces déplacements, un justificatif de l’employeur ou de la carte professionnelle devra être également présenté précisant les horaires de travail (infirmier libéral ou journaliste par exemple).

Quelques 2 000 policiers et gendarmes seront déployés chaque nuit pour vérifier les attestations.

Par Carmen Yazbeck

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