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Emploi : l’industrie française recrute 230 000 personnes par an

Emploi : l’industrie française recrute 230 000 personnes par an
Publié le 05/04/2018

D’ici à 2025, le secteur industriel français prévoit d’embaucher 230 000 personnes par an. Or près de la moitié des industriels peine à recruter.

L’industrie pharmaceutique manque de profils pointus

Les offres d’emploi dans l’industrie ont bondi de 17 % sur les 6 derniers mois, d’après les chiffres relevés par Les Echos.

Dans le secteur pharmaceutique, le recrutement s’avère particulièrement difficile pour certains « métier en devenir » de l’informatique industrielle, et des activités très pointues telles que la résonnance magnétique ou encore la biotechnologie. Les profils recherchés requièrent toujours un niveau de qualification élevé (bac pro minimum) mais aussi une spécialisation.

Les profils spécialisés restent rares

Même en proposant un salaire brut de 2 400 euros en moyenne à l’embauche, l’industrie pharmaceutique éprouve des difficultés à recruter des logisticiens ou des techniciens de maintenance, surtout en Rhône-Alpes, Normandie, en région Centre mais aussi en Alsace ; les pays frontaliers (Allemagne et Suisse) exercent une forte concurrence en offrant à leurs salariés résidant en France des salaires plus élevés.

Difficile également de recruter des cadres ayant un bac +8 ou 9. Pour Pierre Venesque, directeur des opérations industrielles et du développement chez Servier, la mauvaise publicité que subissent les laboratoires pharmaceutiques (« l’affaire Lactalis, les problèmes de pollution, les fermetures de sites… ») explique en partie ce manque d’engouement des candidats à rejoindre cette industrie.

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L’industrie du textile française est en pleine croissance

Depuis 40 ans, le textile français ne s’est jamais porté aussi bien ! Avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros, l’industrie du textile crée à nouveau des emplois. La croissance a atteint 0,2 % en 2017 grâce à un effectif de 60 000 employés. Mais la pleine capacité de production possible n’a pas été atteinte vu que l’industrie rencontre de sérieux problèmes de recrutement.

Plusieurs entreprises du secteur sont en phase de développement, notamment dans l’Isère où les besoins sont encore plus forts. Les petites entreprises comme Texinov (génie civil, médical…), Hexcel (tissage de fibres carbones), ou encore Porcher (automobile, aéronautique, parachutes…), recherchent à elles trois entre 300 et 400 salariés.

Seulement la localisation de ce type d’entreprises, très souvent en zones rurales, n’encourage pas les candidats potentiels. Par conséquent, la rémunération demeure la meilleure stratégie pour recruter. Un ingénieur par exemple peut toucher entre 2 500 à 3 500 euros brut par mois dès l’embauche.

L’aéronautique connait une hausse régulière des salaires

En moyenne, l’augmentation des salaires s’établit à 3 % par an au sein des grandes entreprises de l’aéronautique et à 2,37 % au sein des entreprises adhérentes au groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Ces salaires s’accompagnent de politiques de prime et d’intéressement particulièrement concurrentielles.

 Un ingénieur débutant par exemple gagne en moyenne 36 625 euros brut par an et un compagnon 26 650 euros. L’ingénieur étant plus facile à recruter que le compagnon, ce dernier a vu son salaire davantage augmenter depuis 2013 (+2 300 euros pour le compagnon, contre +300 pour l’ingénieur débutant).

Cette hausse régulière des salaires s’explique par les difficultés d’embauche que rencontre le secteur. Chaque année en France, dans le domaine de l’aéronautique, pour répondre aux besoins croissant de production d’appareils, l’industrie a besoin d’embaucher 10 000 personnes qualifiées.

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Dans la région de Valenciennes, l’emploi industriel tourne à plein moteur

Dans l’usine de Renault MCA à Maubeuge, 100 recrutements sont en cours. A Onnaing, Toyota recrute actuellement plus de 300 personnes. Pour dynamiser ses activités, Toyota mise sur un partenariat avec le département du Nord, en s’engageant à embaucher les allocataires du RSA, mais aussi sur l’optimisation de la mobilité

Pour Adecco, la formation orientée vers des métiers ayant d’importants besoins de recrutement serait un début de solution aux difficultés d’embauches du secteur.

 

  Par Djiba Diallo

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