Ces as du numérique qui s’expatrient

Ces as du numérique qui s’expatrient
Mis à jour le 21/06/2019 - Publié le 20/06/2019

76 % des salariés français du digital souhaitent s’expatrier, surtout dans des pays francophones, pour développer leurs compétences numériques, selon une étude de BCG et Cadremploi.

2 talents du digital sur 3 sont prêts à changer de pays

Alors que la France est classée parmi les meilleurs mondiaux dans la recherche en intelligence artificielle, elle peine à retenir ses cerveaux qui préfèrent de loin rejoindre l’étranger. Selon Cadremploi, 67 % de personnes dans le monde seraient prêtes à quitter leur pays pour de meilleures opportunités de carrière, contre 76 % pour les Français : c’est donc 9 points de plus au-dessus de la moyenne.

A l’ère du digital et des transformations numériques, les entreprises ont tout à gagner en recrutant ces professionnels qui savent coder, développer et programmer. Mais ceux-ci coûtent chers et les profils se font de plus en plus rares. Les demandes sont fortes et la bataille des talents fait rage ! D’ailleurs, Vinciane Beauchene, Directrice Associée au BCG, confie : « Ces talents sont une population très mobile qui n’hésite pas à faire jouer la concurrence en termes d’employeurs ou de territoires. »

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La fuite des cerveaux du numérique ne toucheraient cependant pas que la France ; l’Inde, le Brésil ou le Royaume-Uni sont également concernés.

Mais où vous les talents ?

Malgré une volonté de se démarquer dans le digital, la France éprouve des difficultés à recueillir les experts qui favorisent des destinations comme les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Australie ou le Canada. Toujours selon Cadremploi, la France n’arriverait qu’en 7e position dans le choix de mobilité des travailleurs.

Les Français, quant à eux, semblent privilégier des destinations francophones comme Genève en Suisse ou Montréal au Canada. La langue et la culture sont donc des critères importants dans la prise de décision d’expatriation des talents digitaux.

Portrait d’un as du digital

Ces experts du numérique sont principalement des hommes avec un haut niveau d’études. La majorité d’entre eux souhaiteraient rejoindre une grande entreprise plutôt qu’une start-up et accordent une importance considérable au développement de leurs compétences. Le contenu de leurs missions passe même avant la sécurité de l’emploi !

Alors comment retenir ces cerveaux qui fuient vers l’étranger ? D’après Vinciane Beauchene, les entreprises doivent « revoir leur modèle de formation mais aussi leur modèle managérial afin de répondre aux attentes de ces talents. » En effet, ces derniers sont « conscients de l’obsolescence de leurs compétences » et s’attendent à ce que l’entreprise leur « offre un terrain d’expérimentation et les moyens de continuer à apprendre. »

Les entreprises, si elles veulent attirer et retenir les talents du numérique, n’auront plus d’autre choix que d’adapter leur stratégie. « Les recruteurs sont déjà en première ligne de cette bataille. Leur tâche quotidienne est de trouver, d’attirer et de retenir des experts du numérique dans leurs propres pays et, de plus en plus, à l’international », conclut Pierre Antebi, Directeur du Business Marketing de Cadremploi.

 Par Maelys Léon 

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