Ces Français qui ont changé de métier

Ces Français qui ont changé de métier
Mis à jour le 23/09/2019 - Publié le 30/07/2019

2,3 millions d’actifs veulent changer de métier en France, selon l’Insee. Qui sont ceux qui ont sauté le pas ? Ils sont passés d’attachée parlementaire à fromagère, de la finance à l’agriculture, du commercial au numérique, de professeur à sophrologue… Découvrez les portraits des ces Français qui ont changé de métier !

Audrey Emery, de collaboratrice parlementaire à fromagère


Après avoir travaillé huit années en tant que collaboratrice parlementaire, Audrey Emery choisit de se reconvertir et de devenir crémière-fromagère. Ses fromages préférés du moment ? Saint-nectaire, saint-félicien et munster.

« J’ai en quelque sorte appris la géographie avec le fromage. Ce sont des souvenirs d’enfance forts. »

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A la suite d’un bilan de compétences, Audrey se rend compte qu’elle a « besoin de concret » et de « faire avec ses mains ». Elle se tourne rapidement vers la gastronomie française et trouve une formation en alternance.

Aujourd’hui, Audrey a monté sa propre fromagerie avec une associée : la laiterie de Marseille. A partir de cet automne, vous pourrez déguster ses produits !

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait se reconvertir ?

  • De s'écouter et faire ce que son cœur lui dicte. 
  • D'aller rencontrer des personnes ayant déjà fait une reconversion, elles seront les plus aptes à vous comprendre. 
  • De faire un bilan de compétences, ça rassure et aide beaucoup à sauter le pas (ou pas, d'ailleurs !). Un bilan de compétences peut aussi permettre d'identifier que le "problème" est la structure ou l'entreprise et, en opérant simplement ce changement, on peut à nouveau se plaire dans son métier et ne plus envisager d'en changer.

Pour en savoir plus >> La reconversion d’Audrey Emery, 35 ans : « Je suis aujourd'hui fromagère et j'exercerai peut-être un nouveau métier dans quelques années. »

Julien Aymard, de la finance à l’agriculture


A 25 ans, Julien Aymard a décidé de passer du monde de la finance à celui de l’agriculture. Pour cela, il a créé son entreprise, la Ferme des Volcans.

« La crise des subprimes m’a clairement poussé à prendre un virage que je n’aurais peut-être pas pris, en tous cas pas aussi tôt. »

C’est un tournant inattendu que prend Julien lorsqu’il décide de quitter la finance pour cultiver la terre. Résolu à créer son entreprise et poursuivre la tradition familiale, Julien plie bagage et retourne en Auvergne pour chouchouter oignons, échalotes et ails.

« Si vous avez une idée à la minute, canalisez-vous et centrez-vous sur l’essentiel. »

Un conseil ? « Des conseils plutôt ! Si vous avez envie de vous lancer, alors lancez-vous. Si vous hésitez trop, c’est que l’envie n’est pas assez forte ou le projet pas assez préparé. N’hésitez pas à vous former, à écouter les témoignages d’entrepreneurs, ça aide ! Sachez vous entourer, bien réaliser toutes les étapes préparatoires au lancement de votre entreprise. Soignez votre étude de marché, votre positionnement, votre stratégie de lancement. N’hésitez pas à parler de votre projet autour de vous, c’est primordial d’avoir le ressenti des gens. Foncez ! »

Aujourd’hui, Julien continue de faire florir son affaire dont il dit ne voir que les avantages !

Pour en savoir plus
>> Julien Aymard, 32 ans : « Je n’arrivais finalement pas à me reconnaître dans les valeurs de la finance. »

Christine Vincent-Giuliano, de la relation commerciale au numérique


Après avoir été 13 ans dans la relation commerciale, Christine Vincent-Giuliano prend un tournant décisif en décidant de se reconvertir dans le digital. Cette maman de 36 ans envoie balader son poste de chargée clientèle dans une mutuelle pour retourner sur les bancs de l’école.

« J’avais envie de m’éclater professionnellement. »

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Le secteur du numérique se compose de diverses branches d’activité, du codage au développement, en passant par le marketing et le graphisme. Christine a, elle, décidé de reprendre ses études d’abord en Licence professionnelle, puis en Master à Sup de Web, afin d’acquérir des compétences solides.

Les conseils de Christine pour réussir dans le digital : « Mettre les mains dans le cambouis »

  • Faire une énorme veille pour suivre les innovations digitales ;
  • Etre présent sur le web : créer un site web, un blog, être sur les réseaux sociaux professionnels ;
  • Savoir se vendre et se comporter comme une « marque » ;
  • Ne pas se décourager jusqu’à trouver sa place ;
  • Pour les digital natives, viser les start-up car « le mode de management de ces entreprises est plus adapté à cette nouvelle génération de salariés. »

Après avoir été cheffe de projet digital, Christine travaille aujourd’hui en tant que consultante en marketing digital. Elle souhaiterait se diriger vers des postes à responsabilité et privilégier la relation avec les clients.

Pour en savoir plus >> Christine Vincent-Giuliano, 41 ans : « J’avais envie de m’éclater professionnellement. »

Marie-Hélène Macarro, de l’enseignement à la sophrologie


Professeur d’espagnol pendant près de vingt ans dans des collèges et lycées parisiens, Marie Hélène Macarro suit une formation longue de sophrologie avec un objectif de développement personnel. Au départ, elle ne pensait pas du tout à se reconvertir…

« Je dois tout recommencer professionnellement alors que finalement ma vie professionnelle était garantie et assurée jusqu’à ma retraite. »

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L’engouement de Marie-Hélène pour la sophrologie a commencé par une première séance dont elle était la cliente. Petit à petit, l’idée d’une reconversion a germé dans son esprit, puis elle a sauté le pas et a suivi une formation.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait se reconvertir ?

  • Bien réfléchir à son projet sans trop d’optimisme mais pas de pessimisme non plus. Être en quelque sorte dans une espèce de réalité objective.
  • Savoir que les débuts peuvent être difficiles mais être conscient que lorsque l’on fait un choix, certes il y a des avantages, et c’est pour cela que l’on s’engage sur le chemin de la reconversion, mais aussi des inconvénients et que l’on va devoir les assumer. Forcément il y aura des embûches sur notre chemin.
  • Je pense aussi que très souvent lorsque notre projet est bien réfléchi, ce nouveau choix de vie, car c’en est un, s’impose à nous.

Marie-Hélène a dorénavant sa propre micro-entreprise et intervient dans de nombreux établissements. Elle se forme également à l’hypnothérapie !

Pour en savoir plus >> Marie Hélène Macarro, 50 ans : « Ma reconversion est un nouveau chapitre de ma vie. »

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