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Comment financer sa création en franchise ?

L’argent… le nerf de la guerre. Un adage qui sied tout à fait à la création d’entreprise en franchise, un modèle entrepreneurial qui coûte, dans 70 % des cas, plus de 50 000 euros au démarrage.

Les sources de financement pour créer une entreprise en franchise

34 % des personnes souhaitant créer leur boîte sans passer par la franchise l’estiment trop coûteuse, selon l’enquête annuelle de la franchise (enquête publiée en novembre 2016 en partenariat avec l’Institut CSA, la Fédération française de la franchise et Banque Populaire). Heureusement, il existe plusieurs sources de financement pour démarrer son projet. Tour d’horizon.

L’apport personnel : un tiers du financement total

Un franchisé sans apport financier peut bien avoir le profil et le dossier idéals pour rejoindre un réseau, cela n’y changerait rien : pour ouvrir en franchise, un minimum d’apport personnel est requis. Ce montant sert notamment à rassurer l’enseigne quant au sérieux d’une candidature, mais aussi à convaincre les banques de suivre le porteur de projet dans l’aventure.

En règle générale, il est conseillé de disposer de 30 % de l’investissement total avant de démarrer. Un pourcentage qui varie selon le secteur d’activité concerné – dans certains domaines, le franchisé devra acquérir un stock initial plus ou moins conséquent ou faire ses premiers pas sur un marché où les encaissements sont plus moins différés, comme dans l’immobilier – et en fonction du montant total de l’investissement à apporter.

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Heureusement, des solutions existent pour muscler un apport personnel jugé trop faible par les enseignes ou les établissements bancaires. La « love money », ou l’emprunt auprès de son entourage, fait notamment partie des voies de prédilection pour gonfler un apport initial.

Autres sources de financement possibles : les prêts à taux zéro délivrés par certains organismes régionaux ou nationaux en vue de soutenir le lancement de nouveaux projets entrepreneuriaux, ainsi que les prêts d’honneur proposés par exemple par Initiative France ou encore Réseau Entreprendre.

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La banque, un partenaire incontournable

Une fois réuni l’apport personnel suffisant, la quasi-totalité des futurs franchisés se tournent vers les banques. En moyenne, 70 % des franchisés recourent à l’emprunt bancaire et 66 % d’entre eux estiment que le fait de se lancer en franchise a facilité l’octroi d’un crédit. Car les grandes banques nationales disposent toutes d’un pôle franchise au sein de leurs bureaux dédiés aux professionnels et connaissent bien le milieu de la franchise, réputé moins risqué en termes de création d’entreprise.

En 2016, le prêt moyen accordé à un franchisé par une banque s’est élevé à 238 000 euros.

10 % des créateurs en franchise ont emprunté plus de 500 000 euros. Des sommes importantes que seul un établissement bancaire peut apporter. On l’aura compris, le banquier s’impose comme un partenaire incontournable de tout projet de franchise.

Crowdfunding et participation du franchiseur, de bonnes idées ?

D’autres sources de financement existent en plus des ressources propres et de l’emprunt bancaire (ou crédit-bail selon la modalité choisie par le porteur de projet). À commencer par le crowdfunding.

Ce mode de financement, apparu il y a quelque temps dans le paysage français, se décline de trois manières : le don, le prêt avec intérêt et la prise de participation. Depuis que la loi autorise les particuliers à prêter aux entreprises, les plateformes spécialisées telles que Lendopolis, Wiseed ou encore Finance Utile pullulent sur la Toile.

Attention toutefois, il faut savoir que les prêts contractés sur ces sites, souvent limités à quelques milliers d’euros, donc insuffisants pour se passer totalement d’un emprunt bancaire, sont à court terme et soumis à des taux d’intérêt plus élevés que dans le cadre d’un financement classique. Il n’en reste pas moins que le crowfunding peut être une solution pour réapprovisionner sa trésorerie de façon ponctuelle ou financer un nouvel investissement, par exemple.

Dans le cadre de la franchise, certains réseaux proposent également d’entrer au capital de la société de leur franchisé afin de leur donner un coup de pouce financier. Toutefois, la « franchise participative » n’est souvent pas recommandée si l’on souhaite établir une relation saine avec son franchiseur. Car comment s’assurer de l’indépendance du franchisé si l’un de ses principaux actionnaires est son franchiseur ?

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