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  15. Céline Kaszubiak, 38 ans : « Ma reconversion a été un renouveau, un sentiment de retrouver mon identité et une certaine liberté. »

Céline Kaszubiak, 38 ans : « Ma reconversion a été un renouveau, un sentiment de retrouver mon identité et une certaine liberté. »

Céline Kaszubiak était factrice à temps plein. Aujourd’hui elle reste salariée, mais à temps partiel, et exerce en parallèle une activité d’artisan (restauration et création de sièges) en auto-entrepreneur.

La reconversion en couple

Céline Kaszubiak est factrice à Vittel depuis 2001. Suite à un burn-out, elle effectue un bilan de compétences financé par son employeur et décide de changer de métier. Alors qu’elle pensait se tourner vers l’orthophonie, les tests lui préconisent un métier manuel. Elle opte pour une formation de tapissière en ameublement. Depuis l’obtention de son CAP, elle a repris son travail de factrice à temps partiel et a monté son activité de tapissière en auto-entrepreneur. Désormais elle restaure et crée des sièges. Un an avant elle, son mari est parti à Besançon pour apprendre le métier d’horloger. Une belle histoire de reconversion… à deux.

« Je ne suis pas factrice par vocation, même si j’aime le côté relationnel ; cela n’est pas suffisant pour me rendre heureuse. »

Céline restaurait déjà des sièges en amateur : « C’est une passion qui, je le souhaite, va se transformer en métier. Je vis « tapisserie ». Les gens viennent me voir spontanément, ils veulent une création originale, authentique. J’y apporte ma touche personnelle : de la toile de jute que les gens apprécient et qu’ils ne trouvent pas ailleurs. »

 

« Prendre son temps, du plaisir, et faire mon travail »

Cette mère de famille nombreuse (3 enfants dont une fille de 14 ans et des jumeaux de 8 ans) souhaite s’organiser comme elle veut, et cette liberté, qu’elle ne trouve pas dans son métier initial, lui plait.

Son ancienne journée type de factrice

«  5h30 vite vite vite se préparer bousculer les enfants pour aller chez la nounou. 7h boulot très physique et par tous les temps dehors.

Retour entre 13h et 14h30 pour les journées les plus chargées. Je mangeais rapidement et vite une sieste pour être en forme pour le retour des enfants vers 16h30. Très souvent énervée parce que trop fatiguée, stressée et anxieuse, j'ai fini par déprimer et ne plus me reconnaitre. »

Comment concilier deux métiers avec une vie de famille ?

TapissièreAujourd'hui si Céline cumule les deux métiers (factrice à temps partiel et tapissière), c’est uniquement pour conserver une sécurité financière. Il est vrai que son auto-entreprise connait un bon démarrage, mais elle reste prudente quant à l'avenir. Elle exerce désormais son emploi de factrice le matin avec beaucoup moins de "prise de tête" :

« Je relativise beaucoup et, grâce à mon autre activité, j'ai la pêche, je peux enfin faire ce que j'aime. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer, surtout pour le démarrage de mon entreprise (rendez-vous client, rendez-vous fournisseurs, beaucoup d'heures en atelier, créer mon site internet, animer ma page Facebook, etc.). Etant donné que mon atelier est à domicile, c'est plus simple. Je peux gérer mon temps l'après-midi et le soir en fonction de ma vie de famille. Avec mon mari, nous partageons équitablement les tâches du quotidien pour que chacun ait du temps pour soi. »

Retour sur sa formation de tapissière

« Ma formation s'est très bien passée, ce fût une année intense, très fatiguante, mais j'ai pris un grand plaisir à apprendre et à communiquer autour de ma passion. D'un point de vue financier, bien que financés par le FONGECIF, ces 10 mois m'ont coûté quand même cher dans le sens où j'ai dû acheter mon outillage, mon matériel scolaire et prendre en charge les frais de déplacement et les repas. »

> Comment financer une formation ?

Le statut d'auto-entrepreneur était pour elle « le plus simple » pour commencer son activité d’artisan

Céline a suivi un stage payant de plusieurs jours sur la création d'entreprise. Son entourage a très bien réagi, notamment son mon mari qui est lui aussi passé par la reconversion professionnelle : « Il a très bien compris mes attentes. On s'est organisé pour que les enfants ne soient pas impactés par ce changement. Mon entourage n'a pas été étonné puisque j'ai toujours eu un besoin de créativité. »

Les conseils de Céline Kaszubiak

Je conseillerais à quelqu'un qui veut changer de voie professionnelle de prendre le temps de préparer sa reconversion. J'ai mis deux ans pour construire la mienne. J'ai fait un bilan de compétences, rencontré des professionnels de la tapisserie, monté mon dossier de financement, etc.

Avoir quelques économies si possible... mais avant tout ne pas faire cela sur un coup de tête.

Il ne faut pas avoir peur des démarches, c'est accessible à tous. Le tout est de le vouloir !

 Propos recueillis par Natacha Le Jort

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