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Christophe Gallien, 45 ans : « Il est vrai que le cœur bat très fort lorsque vous vous asseyez en face du Jury de la VAE. »

Christophe Gallien, actuellement responsable de région pour une société d’assurances, a décidé de faire une validation des acquis de l’expérience (VAE) et d’obtenir un Master. Cadre depuis 5 ans au sein de son entreprise, il vise un poste de chef de vente régional ou national.

«  D’ici quelques semaines, de belles évolutions vont se créer dans mon entreprise et je serai prêt pour y répondre et avec un nouveau diplôme en poche. »

Comment vous avez décidé de faire une VAE ?

N’ayant aucun diplôme, et voyant des opportunités futures dans mon entreprise, j’ai décidé de me renseigner sur la VAE afin de mettre toutes les chances de mon côté et de montrer à mon employeur mon envie d’évoluer au sein de l’entreprise. Je n’avais pas d’idée précise du fonctionnement. Après m’être renseigné sur la procédure, j’ai demandé à mon entreprise la possibilité d’effectuer cette VAE. La première phase a ainsi été financée par mon employeur. 

Au moment de me lancer dans l’aventure de la VAE, j’avais une expérience de 15 années dans le domaine de l’assurance (de conseiller en assurance au poste de responsable départemental). Des évolutions que j’ai eu grâce à mon travail, ma persévérance et avec toujours une envie de me prouver que je pouvais évoluer malgré l‘absence de diplôme.

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La validation d’un Master est longue. Elle s’est déroulée en 3 phases sur presque 2 ans.

> La phase 1  est la recherche du diplôme. Avec l’aide d’un organisme VAE et d’un consultant spécialisé, nous recherchons le diplôme correspondant à mon expérience. Une fois celui-ci  trouvé, il faut remplir l’ensemble du dossier de recevabilité, envoyer toutes les pièces justificatives de mon parcours professionnels (lettre d’employeur, fiches de paie, formations…). Une fois le dossier de recevabilité validé par l’école, celle-ci vous autorise à poursuivre votre démarche de VAE et de passer à la phase 2.

> La phase 2 est la rédaction du dossier d'expérience et du mémoire de validation (Master), puis de la préparation pour le passage devant le jury. Avec l’aide de l’OPCA de rattachement de mon employeur, j’ai eu droit à un accompagnement particulier pour m’aider à rédiger mon travail (20h).

> La phase 3 est la préparation à l’oral, la mise en page du mémoire et de sa présentation, l’envoi de tous les éléments à l’école. Puis enfin le passage à l’oral devant le jury à Paris au conservatoire des arts et métiers.

Le saviez-vous ?

L’accompagnement à la VAE est éligible au CPF (Compte personnel de formation).

Comment a réagi votre entourage ?

Mon épouse a trouvé cela dingue que l’on puisse me proposer de passer un Master, sachant que je n’ai pas le Bac, mais elle m’a encouragé tous les jours et elle était assez fière de moi. Le reste de mon entourage n’était pas au courant, du moins au début ! Après mon épouse en a parlé à nos familles et nos amis. Tout le monde m’a dit que j’étais vraiment courageux de me lancer dans une telle aventure, avec mon travail et un foyer avec 2 enfants de 8 et 11 à gérer. Parfois, en les écoutant, je me demandais si j’allais y arriver… tellement ca semblait difficile à atteindre… mais je crois que c’est ce qui me motivait encore plus.

On dit généralement qu’il faut beaucoup de motivation pour faire une VAE. Vrai ?

Il faut un réel but et effectivement BEAUCOUP de motivation. Qu’elle soit personnelle (absence de diplôme), professionnelle (évolution au sein de son entreprise), ou pour un changement de voie.

« J’ai plusieurs fois failli tout abandonner »

Il faut bien discuter sur vos motivations avec les intervenants VAE afin de trouver le bon diplôme correspondant à votre projet ! Ensuite quand on se lance, il faut être certain d’avoir analysé la charge de travail que la VAE demande, ne pas la sous-estimer, surtout quand, comme pour moi, elle est faite hors temps de travail.

Il faut savoir gérer son emploi du temps, en dégager pour pouvoir travailler au calme régulièrement (au moins 2 à 3h par semaine). Enfin je dirais que si comme moi, vous avez des choses à vous prouver, des regrets de ne pas avoir eu de diplôme (pour diverses raisons), que vous finissez ce que vous commencez, alors n’hésitez pas, la VAE est pour vous.

Et pour Christophe Gallien, « tout s’est bien passé », avec une validation totale du diplôme et les félicitations du jury pour son parcours !

Retour sur le passage à l’oral, moment clé de la validation des acquis de l’expérience où « le cœur bat très fort »

J’ai été convoqué par le grand jury à Paris comprenant 4 membres (2 professeurs de l’école et 2 professionnels de l’assurance). Une fois mon identité confirmée, on m’a demandé de présenter rapidement mon parcours professionnel, puis mon activité actuelle.

Ensuite les membres du Jury m’ont posé des questions précises en relation avec le référentiel du diplôme visé, par exemple sur mes compétences dans la vente de produits et de contrats d’assurance, sur la fiscalité des produits d’assurances vie, ou sur les différents projets et missions qui ont pu m’être confiés dans mes différents postes. Etant sur un Master, il y a eu aussi beaucoup de question sur mes compétences managériales.

Les questions sur ma démarche et sur l’importance du diplôme visé ont aussi été nombreuses. Certainement plus nombreuses qu’à l’accoutumé au regard de mon absence totale de diplôme.

Sur la fin de l’entretien, les questions étaient plus centrées sur ce que pourrait m’apporter une validation totale du diplôme et également sur ce que je ferais si je ne l’avais pas ou juste partiellement.

Les membres du Jury ont été très à l’écoute. Il est vrai que le cœur bat très fort en entrant dans cette pièce, surtout  lorsque vous vous asseyez en face du Jury. D’où l’importance d’être bien préparé. Il faut s’entrainer à répondre aux questions, apprendre à respirer, et toujours garder une posture de professionnel… avoir confiance dans le travail effectué.

 Propos recueillis par Natacha Le Jort

Témoignage VAE

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