Inégalités de salaire hommes‑femmes : 14,2  % d’écart

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Les chiffres à retenir sur les inégalités de salaire hommes‑femmes en France :

  • 22,2 %, c’est l’écart global de rémunération, tous temps confondus et tous secteurs réunis sur l’ensemble des salariés du secteur privé en 2023.
  • 14,2 %, c’est l’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes à temps plein, dans les secteurs privés et publics.
  • 3,8 %, c’est l’écart de salaire à travail égal, compétence égale et dans un même établissement. Autrement dit : vous gagnez moins ? C’est parce que vous êtes une femme. Aucun facteur objectif extérieur ne peut le justifier.

Salaires : les femmes gagnent toujours moins que les hommes, mais l’écart se réduit

L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est de 14,2 % pour un temps de travail identique en 2023, d’après l’Insee, dans une étude publiée en mars 2025. Il était de 14,9 % en 2022.

Dans le secteur privé, le revenu salarial moyen reste de 22,2 % inférieur pour les femmes par rapport à celui de leurs homologues masculins.

Cette différence se réduit de plus en plus. Rappelons qu’en 2017, les Glorieuses établissaient dans leur newsletter une inégalité de salaires de 28,5 % !

Les femmes gagnent en moyenne 21.340 euros annuels pour contre 27.430 euros pour les hommes (salariés du secteur privé).

Insee, écart de salaire entre femmes et hommes en 2023 (04/03/25).

La parité professionnelle est en vue, mais des efforts restent à faire pour supprimer totalement ces inégalités de salaires. Cette différence de 14,2 % s’expliquer par un volume de travail des femmes souvent inférieur. Elles sont plus souvent à temps partiel que les hommes et sont moins en emploi pendant l’année.

14,2 %

est l’écart de salaire entre les hommes et les femmes à temps de travail identique et en équivalent à temps plein en 2023 d’après l’Insee.

A noter : l’écart de rémunération femme-homme passe à 3,8 % en équivalent à temps plein (EQTP) et à emploi comparable.

Les entreprises doivent publier un index de l’égalité professionnelle

Les entreprises d’au moins 50 salariés sont dans l’obligation de déclarer un index d’égalité. Le but est de lutter contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes.

Cet index évalue sur 100 points le niveau d’égalité entre les femmes et les hommes et permet d’avoir une meilleure visibilité sur l’état de cette parité. La note globale doit être déclarée auprès de l’inspection du travail, dans les communiqués au CSE et publiées de manière visible et lisible sur le site internet de l’entreprise.

Travail : les femmes plus à temps partiel que les hommes

L’écart salarial entre les hommes et les femmes s’explique notamment par une inégalité du temps de travail. Les femmes ont un volume de travail annuel inférieur à celui des hommes et travaillent plus souvent à temps partiel. De même, les femmes n’occupent pas le même type d’emploi et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs d’activité. Elles ont moins accès aux postes rémunérateurs.

Cet écart se creuse davantage à cause de la différence de volume de travail. Les femmes sont en effet plus à temps partiel que les hommes.

Les mères davantage concernées par l’inégalité de revenu

Les écarts de revenu sont plus marqués entre les parents. Les mères ont des temps de travail et des salaires équivalent temps plein inférieurs aux pères. De plus, les écarts augmentent avec le nombre d’enfants.

En 2022, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est de 5,8 % parmi les salariés du privé n’ayant pas d’enfant. Mais il atteint 28,2 % entre les mères et les pères de trois enfants ou plus.

Cela se voit notamment dès la naissance où l’on remarque une baisse du salaire. La carrière professionnelle des femmes ralentit, creusant l’écart salarial.

Au total, quand on combine les écarts entre le volume de travail et le salaire net en EQPT, le revenu des mères est 29,9 % inférieur à celui des pères. Il passe à 40,9 % pour les parents de 3 enfants et plus.

Des écarts de salaire expliqués par le type d’emploi occupé

Les femmes occupent en majorité des emplois moins diversifiés que les hommes. Ainsi d’après l’Insee, 40 % des salariées exercent l’une des 20 professions dites « des plus courantes » pour une femme : secrétaire, sage-femme, etc.

A cela s’ajoute la ségrégation professionnelle. Les femmes et les hommes ne travaillent pas dans les mêmes secteurs professionnels et n’occupent pas les mêmes postes.

Notons qu’en 2023, les femmes occupent 42 % des emplois dans le secteur privé en EQTP. Mais cette proportion est plus élevée parmi les salariés à bas salaires et diminue quand les salaires augmentent. Autrement dit : les femmes sont plus nombreuses dans les métiers qui rémunèrent le moins.

77 % des Français

notent une différence de traitement femmes hommes au travail (d’après le Haut Conseil à l’Egalité femmes hommes)

Des inégalités de salaire en baisse pour un même volume de travail

En dépit d’une différence de salaires qui subsiste, l’écart moyen entre les hommes et les femmes baisse un peu plus chaque année.

« Les écarts de salaire entre les sexes pour un même volume de travail se réduisent à rythme régulier depuis quatre ans ».

Insee

Entre 1995 et 2023, l’écart de revenu salarial a diminué d’un tiers. Voilà de quoi rehausser l’optimisme des salariées françaises, même si cela reste insuffisant.

Inégalités dans l’entrepreneuriat : les femmes entrepreneures sont‑elles défavorisées ?

Les femmes ont 2 fois plus de risques de se voir refuser un prêt bancaire pour entreprendre que les hommes, d’après un ancien post Adie sur LinkedIn.

8 femmes sur 10

sont confrontées à des attitudes sexistes au travail, d’après le dernier baromètre #StOpE.

Le plus surprenant (et pas dans le bon sens du terme) reste les injonctions de l’entourage auxquelles sont exposées les femmes qui veulent créer leur entreprise.

Un conjoint qui critique le temps passé à travailler plutôt que celui passé en famille, des amis qui demandent si elle a les compétences nécessaires… Autant de petits mots qui peuvent freiner l’épanouissement professionnel des femmes. Les proches ont aussi leur rôle à jouer dans la réduction des inégalités professionnelles !

Conséquences : les femmes sont plus nombreuses que les hommes à suivre une formation professionnelle. De même, le syndrome de l’imposteur touche 1 femme sur 3 contre 1 homme sur 4.

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Maelys Léon

Par Maelys Léon

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