1. Nouvelle Vie Professionnelle
  2. >
  3. Actualités
  4. >
  5. Emploi
  6. /
  7. Métiers
  8. /
  9. Formation
  10. /
  11. Mobilité
  12. >
  13. Emploi et révolution numérique : quelles compétences pour demain ?

Emploi et révolution numérique : quelles compétences pour demain ?

Emploi et révolution numérique : quelles compétences pour demain ?
Publié le 20/09/2017

Dans le contexte mouvant de la révolution numérique, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) a établi son diagnostic et préconise certaines compétences en adéquation avec les futurs besoins de l’emploi.

Automatisation, numérisation et emploi 

Comment tirer parti de la transformation numérique de l’économie et des progrès de l’automatisation ? Celles-ci contribuent à de profondes évolutions du contenu et de la structure de l’emploi.

Le Conseil d'orientation pour l'emploi a souhaité, dans cette période de transition, ajusté les compétences des de la population active française « aux besoins d’une économie en mutation pour permettre à chacun d’avoir un bon emploi et pour tirer tout le parti de la transformation en cours ».

Les compétences à acquérir dans le cadre de la révolution numérique

Dans le tome 2 du rapport intitulé « L’impact sur les compétences », le COE a identifié 3 groupes de compétences.

  1. Des compétences expertes non seulement dans le secteur des nouvelles technologies, mais aussi dans tous les secteurs économiques utilisateurs de ces technologies.

80 000 emplois

vacants dans les technologies de l’information et l'électronique d'ici 2020 en France.

Le COE anticipe une pénurie croissante de compétences expertes dans les nouvelles technologies. Voici le top 3 de ces compétences expertes les plus demandées :

  • gestion et exploitation des données
  • programmation
  • conception et maintenance de logiciels

« LinkedIn évalue ainsi à 1,25 million les actifs inscrits qui déclarent détenir des compétences expertes dans les nouvelles technologies. 46% des utilisateurs qui ont des compétences « tech » sont concentrés en région parisienne. La moitié des utilisateurs se répartissent entre 4 secteurs : services informatiques (30 %), industrie (14 %), finance (8%), services aux entreprises (7%). »

Lire aussi >> Le numérique, un secteur qui recrute en 2017

  1. Des compétences techniques nouvelles

50 % des actifs

verront le contenu de leur emploi actuel transformé.

Par exemple, pour les métiers agricoles, l’automatisation de la culture sous serre exigera des compétences plus poussées en matière d’agronomie. Autre exemple dans le secteur du commerce : les vendeurs devront avoir un « nouveau niveau d’expertise sur les produits face à des consommateurs eux-mêmes mieux informés ». Ces nouvelles compétences techniques sont très variées et présentes dans tous les secteurs d’activité.

  1. Pour tous les actifs, des compétences « transversales » qui recouvrent des compétences numériques générales, cognitives, sociales et situationnelles

  • avoir de l’autonomie
  • savoir travailler en équipe
  • apprendre à apprendre

En France, 8 % de la population active n’a aucune compétence numérique, 27 % un niveau faible, 33 % ont un niveau de base et 29 % un niveau supérieur (Source : statistiques de la Commission européenne).

Le CEO préconise non seulement la maîtrise d’outils numériques, mais aussi la capacité à évoluer dans cet univers en manifestant un « esprit critique, créatif » et en utilisant les technologies digitales de « manière responsable ».

Enfin, les besoins en compétences impliquant des tâches physiques se réduisent, aussi il est nécessaire d’avoir un degré de maîtrise en numératie (comprendre et utiliser les chiffres) et littératie (comprendre et utiliser l’information écrite).

Adapter l’offre de formation professionnelle à l’évolution rapide du contexte technologique

Afin de répondre à ces besoins, le CEO recommande notamment un « Grenelle des compétences », la formation des managers, l’accompagnement des petites et moyennes entreprises dans la transition numérique, la réforme du système de certification professionnelle, une meilleure diffusion du compte d’évolution professionnelle (CEP), dispositif de formation méconnu, qui « constitue a priori un outil puissant pour aiguiller et accompagner les actifs dans leurs démarches d’évolution professionnelle, mais aussi pour identifier les compétences qu’ils devront mobiliser ».

En effet, d’après le CEO : « L’outil de formation, initiale et professionnelle, constitue plus que jamais un secteur stratégique. »

 Par Natacha Le Jort

Sur le même sujet
> Top 10 des métiers de l’informatique les mieux payés
> Quel impact a la transformation numérique sur les cadres ?
> Se reconvertir dans le numérique
> Les 10 compétences professionnelles les plus recherchées

Ajouter
Partager Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Linkedin Partager par email S'abonner au flux RSS