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Maelys Léon

J'ai raté ma reconversion

J’ai raté ma reconversion : que faire quand on s’est trompé de projet pro ?

Reconversion ratée : entre désillusion et déception

L’échec n’est pas une fatalité. Certes, il y a la déception. Et la désillusion. Mais vous êtes passé à l’action et avez voulu changer votre situation professionnelle, ce qui est louable.

Chaque changement professionnel comporte sa part de risque. En prendre en conscience avant de faire une reconversion permet de les limiter et de trouver des solutions rapides aux problèmes.

Mais malgré ces précautions, il arrive qu’une fois le processus de reconversion achevé… Vous soyez déçu. Changer de métier ne paraît plus aussi beau. Vous vous sentez floué, désabusé.

Rassurez-vous, l’échec d’une réorientation professionnelle ne signe pas la fin du parcours. C’est un virage un peu serré que vous allez prendre lentement, mais sûrement, pour retourner sur un chemin épanouissant.

Accepter l’échec de sa reconversion professionnelle

La première étape, et pas la plus facile, est d’accepter l’erreur.

Changer de travail et regretter ce choix arrive. Même si vos réseaux sociaux affichent des reconvertis ravis de leur changement de job, tout un pan un peu plus « tabou » n’affiche pas les erreurs de parcours et les échecs.

Il est plus facile de partager ses succès que ses échecs. Même s’ils font partie intégrante du parcours professionnel (et personnel).

Le conseil : acceptez ces sentiments négatifs qui accompagnent une déception. L’humiliation, la colère, le regret et la tristesse sont des émotions normales. Prenez le temps de les intégrer avant de prendre du recul.

Oui, vous avez passé du temps sur ce projet. Oui, vous avez l’impression d’avoir gaspillé de l’énergie. Mais, en réalité, vous avez surtout créé une occasion de rebondir.

Apprendre de ses erreurs

Pour tirer des leçons de vos échecs, vous devez prendre du recul. C’est pour cela qu’une première phase émotionnelle doit avoir lieu avant l’analyse.

Ne cherchez pas à comprendre tout de suite pourquoi vous avez raté votre reconversion ni quelles erreurs vous avez commises. A ce stade, cela ne ferait qu’augmenter votre culpabilité et vos émotions négatives.

Une fois l’émotion s’est apaisée, vous pouvez mettre en avant le rationnel. Là, posez-vous les bonnes questions :

  • Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Soyez précis. La formation professionnelle ? Le secteur d’activité qui ne recrute pas ? Le métier que vous avez idéalisé ?
  • Vos attentes étaient-elles réalistes? Construire un projet professionnel réaliste est difficile, surtout lors d’une réorientation radicale. Il est possible que vous ayez eu un décalage entre l’idée que vous vous faisiez du métier et la réalité.
  • Quelles ont été vos principales difficultés ? Le manque de compétences professionnelles, les problèmes d’insertion professionnelle et d’employabilité, la culture de l’entreprise ou du milieu professionnel, l’argent…
  • Avez-vous manqué de préparation? Avez-vous bien organisé votre changement de métier avant de vous lancer ? Aviez-vous toutes les informations nécessaires pour commencer une nouvelle carrière professionnelle ?

Vous pouvez aussi vous poser des questions sur vos aspirations réelles, vos motivations et votre persévérance. Soyez honnête et bienveillant avec vous-même. Vous êtes votre seul juge, pour le meilleur et pour le pire.

Le conseil : Vous pouvez effectuer cette phase d’introspection seul ou avec un professionnel. Le coaching, par exemple, propose un accompagnement à la reconversion pour vous aider à mieux comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Le coach peut aussi vous aider à respecter chaque étape de reconversion afin de réussir votre projet.

Pour faire le point sur votre situation, vous pouvez aussi faire appel au Conseil en évolution professionnelle (CEP) qui est un service gratuit.

Regretter sa reconversion : peut‑on revenir en arrière ?

Ce qui est fait est fait. Vous ne pourrez jamais rattraper le temps passé sur votre projet de réorientation.

Cependant, cela ne veut pas dire que tout ce que vous avez fait et appris est perdu. Loin de là ! Chaque erreur de parcours peut se transformer en un apprentissage utile pour votre avenir professionnel.

Revenir en arrière est néanmoins possible. C’est ce qu’on appelle la rétroconversion : quand vous revenez à votre précédente profession. Parfois, il faut partir pour mieux revenir et certains témoignages racontent comment changer de job leur a permis de mieux se reconnecter à leur ancien métier.

Comme quoi, tout est possible !

Cet échec ne doit pas vous figer. Des solutions existent pour sortir du regret et repasser à l’action pour trouver le job de vos rêves.

2 solutions pour rebondir après une reconversion ratée

Nous l’avons vu, avant de passer en mode « solution », prenez le temps de vous ressourcer et d’analyser cet échec. D’abord, accepter l’émotion, puis rationaliser l’échec et, enfin, passer à l’action.

1. Revenir en arrière

Vous pouvez effectuer une rétroconversion. Dans tous les cas, votre expérience professionnelle et vos compétences acquises pendant ce changement de vie ne sont pas perdues. Au contraire. Vous pouvez les mettre à profit dans votre ancien domaine d’activité professionnelle.

Le conseil :

Entamer une reconversion peut aussi passer par une mobilité interne ou un changement d’entreprise. Vous pouvez évoluer professionnellement en changeant de poste et de rôle dans un même secteur d’activité. 

On confond souvent l’envie de changer de vie professionnelle avec l’envie de changer de profession. Parfois, vous aimez votre travail actuel, mais ne supportez plus l’environnement ou souhaitez diversifier vos missions.

Changer de poste, d’employeur ou créer une entreprise sont des solutions possibles pour trouver l’épanouissement professionnel sans vous orienter vers une carrière complètement différente.

2. Se reconvertir et recommencer un nouveau projet professionnel

Lorsqu’on tombe de cheval, la première chose à faire est de remonter en selle. Pour ne pas laisser la peur s’installer.

La peur est paralysante. Si vous laissez cet échec vous démoraliser et vous faire peur, il vous empêchera de passer à l’action. Vous avez envie de changer de carrière, mais vous craignez d’échouer à nouveau. La peur de l’échec est le premier frein de la reconversion.

Vous avez raté votre changement d’orientation professionnelle, et alors ? Réessayez. Rebondissez. Vous pouvez le faire. Cette fois, tirez des leçons de vos erreurs et évitez-les dans votre prochain parcours de reconversion.

Passer à l’action, c’est le meilleur moyen de réussir sa reconversion professionnelle.

Le conseil :

Vous pouvez réessayer dans le même domaine d’activité dans lequel vous avez essayé de vous réorienter professionnellement.

Ou bien, vous pouvez explorer de nouvelles pistes et opportunités.

Prévenir l’échec de la réorientation grâce à un programme

Construire un programme de reconversion cohérent limite le risque d’échec. Vous pouvez le définir seul ou accompagné par un coach ou un conseiller en évolution professionnelle.

Ce plan d’action comporte 3 étapes clés :

  1. faire le point sur votre situation, vos aspirations, votre motivation à changer de voie professionnelle, vos compétences et aptitudes et votre expérience ;
  2. s’informer sur le métier qui vous intéresse, les voies d’accès, les possibilités de financement de la formation (le compte personnel de formation CPF, le projet de transition professionnelle PTP, l’aide individuelle à la formation AIF…), la liste des formations professionnelles possibles, les retours de professionnels exerçant ce métier… ;
  3. se former pour acquérir les compétences nécessaires et exercer ce nouveau métier. Selon votre projet, vous pourriez avoir besoin d’obtenir un diplôme ou une certification professionnelle reconnue pour prouver votre expertise. Suivre une formation continue (comme une formation initiale) est un bon moyen de renforcer votre crédibilité auprès des recruteurs (ou des clients si vous choisissez la création d’entreprise).

Négliger ces trois étapes augmente le risque de désillusion quand vous quittez votre job actuel. Avoir un plan de reconversion clair permet de se lancer dans le vide avec un harnais de sécurité. C’est ce qui rend la chute moins effrayante et, surtout, sans heurt.

Comment construire un projet de reconversion réaliste ?

La voilà, la question que vous devez vous poser dès que l’envie de se reconvertir professionnellement se fait sentir.

Pour construire un projet de reconversion réaliste : renseignez-vous. Passez du temps à chercher des informations sur les métiers, leur accessibilité, à étudier le marché du travail et les projets de recrutement des employeurs.

Tout doit être clair dans votre tête avant de sauter le pas. Bien sûr, cela ne réduit pas le risque d’échec à 0 %. Mais cela le limite. Plus vous serez préparé, moins vous serez déçu une fois votre nouvelle vie professionnelle commencée.

Pour vous aider :

  • faire un bilan de compétences peut vous aider à identifier vos qualités et vos points forts, ainsi que vos besoins de formation ;
  • le coaching professionnel pour un accompagnement sur mesure ;
  • le conseil en évolution professionnelle pour un accompagnement gratuit.

Vous trouverez également une grande quantité d’articles sur notre site pour vous informer au mieux sur les possibilités de changement de carrière. Réorienter sa carrière est possible et plutôt « simple » quand on a les bonnes informations.

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métiers impactés par l'IA

IA : la liste des 40 métiers les plus impactés

En résumé :

– L’IA est en train de changer le monde du travail.

– Microsoft a mené une étude via son assistant IA Copilot pour déterminer les métiers qui utilisent le plus l’IA dans leur activité.

– L’IA est un outil d’accompagnement, pas de remplacement, même si des transformations profondes semblent inévitables dans certains secteurs d’activité.

– La formation professionnelle continue (notamment) reste un levier essentiel pour préparer son évolution professionnelle et anticiper les changements.

Intelligence artificielle : l’ère du changement pour certains jobs

Nous le savons : l’intelligence artificielle change et changera le monde du travail. Pas dans sa totalité, mais en partie. Certaines activités professionnelles verront la nature de leurs missions changer, voire l’essence même de leur travail évoluer.

Que faire pour s’adapter ? Pour se préparer ?

La première chose, sans doute, est de rester informé sur les utilisations de l’IA. C’est pourquoi Microsoft a analysé plus de 200.000 conversations sur Copilot (son assistant IA) pour définir une liste de métiers. Cette liste traduit :

  • une utilisation fréquente de l’IA dans certains domaines d’activité ;
  • un taux de réussite élevé de l’IA dans certains domaines, selon les tâches réalisées ;
  • une aide significative de l’IA apportée aux utilisateurs dans le cadre de leur activité professionnelle.

Microsoft rappelle que cette étude révèle l’utilité de l’IA pour faciliter certaines tâches au travail, notamment dans certains métiers spécifiques. Les dirigeants de l’étude insistent sur la capacité de l’IA à accompagner les professionnels. L’étude ne parle pas des risques qui menacent ces emplois.

Les 40 métiers qui utilisent le plus l’IA selon Microsoft

Cette liste ne signifie pas que ces 40 métiers risquent de disparaître. Ils risquent cependant d’évoluer à tel point que la formation professionnelle pourra devenir un recours essentiel pour conserver votre employabilité sur le marché du travail.

Mais trêve de bavardages ! Voici la liste des 40 métiers les plus impactés par l’IA selon l’étude Microsoft :

  1. Interprète, traducteur ;
  2. Historien ;
  3. Agent de bord ;
  4. Représentant commercial de services ;
  5. Ecrivain, auteur ;
  6. Agent de service client ;
  7. Programmeur d’outils à commande numérique ;
  8. Agent d’opérateur téléphonique ;
  9. Agent de billetterie et de voyage ;
  10. Animateur radio ;
  11. Commis de courtage ;
  12. Formateur en gestion agricole et domestique ;
  13. Télévendeur ;
  14. Concierge ;
  15. Politologue ;
  16. Analyste de presse, reporter, journaliste ;
  17. Mathématicien ;
  18. Rédacteur technique ;
  19. Correcteur ;
  20. Hôte, hôtesse ;
  21. Éditeur ;
  22. Enseignant en gestion et en commerce dans l’enseignement secondaire ;
  23. Spécialiste des relations publiques ;
  24. Animateur commercial ;
  25. Commercial en publicité ;
  26. Chargé de comptes bancaires de nouveaux clients ;
  27. Assistant en statistiques ;
  28. Employé de location ;
  29. Data Scientist ;
  30. Conseiller en finances personnelles ;
  31. Archiviste ;
  32. Enseignant en économie dans l’enseignement secondaire ;
  33. Développeur web ;
  34. Analyste en management ;
  35. Géographe ;
  36. Mannequin ;
  37. Chargé d’études marketing ;
  38. Opérateur de centre d’appels d’urgence ;
  39. Standardiste ;
  40. Enseignant en science de l’information.

Alors ? Votre métier actuel fait-il partie de cette liste ? Pour vous donner un ordre de comparaison, une ancienne étude listait les 34 métiers qui ne seront pas remplacés par l’IA.

Geoffrey Hinton, considéré comme le père de l’IA, disait lui-même que s’il devait choisir un métier aujourd’hui, il deviendrait plombier ! Les métiers manuels semblent avoir de beaux jours devant eux.

L’IA pour accompagner, non pour remplacer

Plusieurs spécialistes des nouvelles technologies parlent d’un avenir professionnel incertain, mais assurément changeant. Certains parlent d’un remplacement progressif de certains métiers par l’IA. D’autres insistent non sur un remplacement, mais sur une transformation profonde.

Question de sémantique ?

Ce qui est sûr, c’est que tout changement appelle de l’anticipation et de la préparation. Les métiers manuels ont certes de beaux jours devant eux, mais les projets de reconversion professionnelle et la mobilité professionnelle (interne ou externe) aussi. La formation continue, elle aussi, risque de devenir un enjeu de plus en plus crucial (elle l’est déjà !).

Les tâches seront transformées

L’étude Microsoft insiste sur ce point : l’idée est d’identifier les métiers qui utilisent le plus l’IA pour les assister dans certaines tâches. L’intelligence artificielle vise à accompagner ces professionnels. Elle doit s’utiliser comme un outil, non comme une solution absolue.

Un assistant IA comme Copilot peut aider à informer les clients, répondre aux demandes, assister les personnes en direct ou promouvoir des produits, des services et des programmes de manière automatique.

L’IA nous fait gagner du temps. La question à se poser est sans doute la suivante : que ferons-nous de cet outil ?

Transformer ses compétences professionnelles

Le vrai sujet, au fond, est celui des compétences et aptitudes professionnelles. Ce sont elles qui changeront le plus, elles qui subiront les plus grandes transformations. Les compétences les plus recherchées par les employeurs risquent de changer d’ici 2030.

Comment nous préparer ?

D’abord, rester informé sur l’évolution des technologies et des IA. Ensuite, se former. La formation professionnelle reste un levier accessible et intéressant pour développer vos compétences et sécuriser votre emploi sur le marché.

De plus, il existe des dizaines de solutions de financement possible pour financer un projet de formation (le compte personnel de formation CPF, le projet de transition professionnelle PTP, l’aide individuelle à la formation AIF, etc.).

Développement des IA : faut‑il préparer un projet de reconversion ?

Commençons par ne pas paniquer. La reconversion professionnelle est une solution, certes, pour anticiper les changements du marché de l’emploi. Mais elle ne doit pas devenir une solution de désespoir. Le métier de traducteur n’est pas mort, tout comme celui d’écrivain ou d’analyste en management !

Les 3 étapes clés d’un projet de reconversion réussi

Tout changement professionnel doit suivre des étapes claires :

  1. faire le point sur sa situation professionnelle, ses compétences, ses aspirations, ses motivations et ses envies professionnelles. Comment imaginez-vous votre avenir professionnel ? Que pouvez-vous mettre en place dès maintenant pour le changer (et garder le contrôle) ? Faites preuve de lucidité et de réalisme. Le Conseil en évolution professionnelle (CEP) peut vous accompagner.
  2. S’informer sur les possibilités d’évolution de carrière. Vous aimez votre job actuel ? Alors pourquoi en changer ? Préparez l’évolution de vos compétences, informez-vous sur les qualités que vous pouvez travailler et faites le point sur vos besoins de formation. Et si vous souhaitez changer de métier, passez en mode recherche pour, pourquoi pas, effectuer une reconversion, voire créer une entreprise et devenir indépendant.
  3. Suivre une formation initiale ou continue pour développer vos atouts et même augmenter votre niveau de qualification, ou simplement pour faire une réorientation professionnelle.

Tout projet professionnel, quel qu’il soit, nécessite une période de réflexion. Prenez le temps de vous poser les bonnes questions et de prendre du temps pour vous.

Attention !

Entamer une reconversion ne signifie pas toujours faire une réorientation radicale. Vous pouvez transformer votre job actuel. Vous pouvez suivre la vague du changement. Là encore, la formation facilite les diverses évolutions du parcours professionnel.

Reconversion : vers qui se tourner ?

Plusieurs organismes peuvent vous accompagner dans la construction d’un nouveau projet professionnel :

  • Le conseil en évolution professionnelle (CEP) qui est gratuit. Prenez rendez-vous sur le site Mon CEP ;
  • les Centres de bilan de compétences pour faire un bilan de compétences ;
  • les Transitions Pro (anciennement Fongecif) ;
  • les opérateurs de compétences (OPCO) ;
  • France Travail (Pôle Emploi), l’Apec ;
  • les coachs professionnels spécialisés dans le domaine de la réorientation professionnelle ;
  • les organismes de formation.

Savoir vers qui se tourner lors d’une reconversion vous permet de ne pas subir la pression d’un changement de métier. Vous n’êtes pas seul. Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement à la reconversion sur mesure et bienveillant.

Pour en savoir plus sur les changements de carrière, l’emploi, la formation et plus largement sur la vie professionnelle, abonnez-vous à notre newsletter (2 lettres par mois seulement dans vos boîtes mail).

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identifier ses compétences

3 méthodes pour identifier ses compétences

Apprendre à identifier ses compétences pour changer de vie professionnelle

Connais-toi toi-même nous dit Socrate. Et il a bien raison, surtout dans le cadre d’une reconversion professionnelle !

Savoir identifier ses compétences professionnelles et personnelles est un atout. Cela vous permet de mieux vous connaître et de mieux repérer vos points forts à valoriser, lors d’une recherche d’emploi par exemple. Cela permet aussi de déceler vos faiblesses comme le manque de qualification professionnelle, le besoin de formation, ou la confiance en soi.

Dans un projet de reconversion, ces informations vous aident à mieux :

  • cibler les opportunités d’emploi. Vous savez comment adapter votre CV, quels postes rechercher, vers quels métiers vous réorienter professionnellement. Cette connaissance vous aide aussi à préparer vos entretiens d’embauche.
  • Planifier votre avenir professionnel. Faire le point sur votre parcours professionnel et les compétences et aptitudes que vous avez acquises vous aide à construire un projet professionnel cohérent avec votre profil et vos aspirations.
  • Cerner les compétences à développer. Faire le bilan de vos compétences vous permet de voir vos lacunes dans certains domaines, ce qui est très utile lorsque vous envisagez une mobilité professionnelle. Cela vous permet aussi de les travailler, par le biais de la formation continue par exemple.
  • Valoriser votre profil auprès des recruteurs. Les entreprises cherchent avant tout des compétences et pas toujours des diplômes. En ayant une vision claire de vos capacités et talents, vous savez quelles aptitudes professionnelles valoriser. C’est un avantage indéniable !

Toute la difficulté de reconnaître ses compétences professionnelles

Si identifier ses compétences était facile, nous n’aurions pas besoin des bilans de compétences. Reconnaître ses acquis dans le milieu professionnel est un exercice difficile qui demande une introspection objective, loin de nos peurs et de notre orgueil.

Si vous avez tendance à vous sous-évaluer, voire à vous dévaloriser, apprécier vos compétences réelles pourrait être difficile, ne serait-ce que parce que vous ne vous rendez pas compte de vos capacités et de vos actions au travail (gestion de conflit, organisation…).

En ce sens, les soft skills, ou compétences comportementales (le savoir-être), sont particulièrement difficiles à trouver.

De même, l’on confond souvent les tâches et les compétences. Par exemple, répondre au téléphone est une tâche qui demande des compétences d’écoute active, de communication, voire de relation client selon le domaine d’activité.

Méthode 1 : réaliser un bilan de compétences

Effectuer un bilan de compétences est une solution simple, mais payante, pour repérer vos compétences clés. Ce bilan prend la forme d’un accompagnement personnalisé mené par un professionnel habilité.

L’objectif est de faire le point sur votre parcours professionnel, votre carrière, vos expériences et vos motivations pour identifier les compétences que vous avez acquises et que vous pourrez transférer d’un métier à un autre.

Ce bilan se compose de trois étapes :

  1. la phase préliminaire qui comprend un entretien préalable gratuit pour étudier vos besoins et objectifs. S’ensuit une phase d’analyse pour analyser votre parcours (parcours de formation, métiers, centres d’intérêt…).
  2. La phase d’investigation comprend l’analyse de vos motivations, aspirations et intérêts personnels. Tout est pris en compte pour cartographier votre champ de compétences : votre personnalité, parcours de vie, apprentissages, perception de vous-même, acquis, freins et peurs, avenir professionnel envisagé, etc.
  3. La phase de conclusion où le conseiller vous remet un document de synthèse comprenant tous les points abordés et les conclusions de l’analyse. Vous recevez une liste ou une carte de toutes vos compétences : compétences transversales, compétences techniques (hard skills) et compétences uniques (mad skills).

Vous pouvez financer le bilan de compétences avec le CPF (compte personnel de formation). Prévoyez tout de même un reste à charge à hauteur de 103,20 euros.

⚠️ Le budget 2026 prévoit une modification du financement du bilan de compétences par le CPF. Un plafond dont le montant est encore inconnu (à cette date du 23/02/2026) devrait voir le jour et limiter la prise en charge du bilan par le CPF.

Pour les demandeurs d’emploi, France Travail (anciennement Pôle Emploi) peut le prendre en charge grâce à l’AIF (aide individuelle à la formation).

Transitions Pro peut également le financer via le compte professionnel de prévention (C2P), accessible selon des conditions spécifiques.

Méthode 2 : faire une carte mentale

Une carte mentale, ou carte heuristique, est une méthode simple qui vous permet de noter vos idées de manière visuelle. Cela demande néanmoins un travail d’auto-évaluation. Si vous ne souhaitez pas l’accompagnement d’un bilan de compétences, cette technique est un excellent moyen, gratuit, de mettre vos idées sur papier.

carte mentale compétences

Pour cartographier vos compétences, suivez le guide :

  1. prenez une feuille et au centre, notez « Mes compétences» (certains modèles Canva sont également disponibles si vous préférez les outils digitaux).
  2. Créez des branches pour chaque catégorie de compétences : expériences professionnelles, formations et études, vie personnelle et loisirs, et qualités personnelles.
  3. Pour chaque branche, créez des sous-branches où vous notez les compétences que vous pensez avoir développées (voir exemple ci-dessus). Par exemple, pour la branche « formation », vous pouvez noter les compétences acquises grâce à vos diplômes et certifications (marketing digital, vente, communication, maîtrise du logiciel X, etc.).

L’avantage de cette méthode est qu’elle vous permet de visualiser vos compétences sur une seule feuille. C’est votre point de départ, votre fil rouge pour définir un projet professionnel qui vous ressemble. Cela vous permet de faire le point sans vous sentir dépassé ou perdu devant cette vie professionnelle que vous souhaitez faire évoluer.

Le conseil en plus :

Développez sans vous restreindre.

Notez toutes vos activités, toutes vos expériences et demandez-vous : quelles compétences m’ont permis de me développer ? Qu’ai-je appris au cours de mon parcours ?

Toute votre vie est propice au développement de compétences. Le plus difficile, comme on l’a dit, est d’identifier et de synthétiser ces acquis.

Une fois que vous y êtes parvenu, construire votre projet de réorientation professionnelle vous paraîtra plus simple. Cela peut même vous aider à gagner en confiance et en estime.

Méthode 3 : le SWOT

SWOT est l’acronyme pour :

  • Strengths (Forces) ;
  • Weaknesses (Faiblesses) ;
  • Opportunities (Opportunités) ;
  • Threats (Menaces).

L’idée est de créer un tableau composé de quatre cases pour organiser votre réflexion personnelle. C’est une autre manière d’organiser vos idées, comme le fait la carte mentale.

Posez-vous les bonnes questions pour chacune des cases.

  • Dans Forces, demandez-vous : quelles sont vos compétences techniques ? Vos qualités personnelles ? Les expériences qui vous ont le plus apporté ? Qu’est-ce qui a fait de vous un atout dans vos précédents emplois ?
  • Dans Faiblesses, demandez-vous : quelles compétences vous manquent pour réaliser votre projet de transition professionnelle ? Quelles sont les qualités sur lesquelles vous devez travailler ? Quelles sont les tâches ou les expériences que vous avez détesté faire ?
  • Dans Opportunités, demandez-vous : quelles sont les tendances du marché du travail ? Quels secteurs d’activité sont en plein essor ou recrutent ? Quelles sont les formations professionnelles pour aider votre évolution professionnelle ? Quelles sont les aides financières ? Avez-vous un réseau professionnel qui pourrait vous soutenir, notamment pour une recherche d’emploi ?
  • Dans Menaces, demandez-vous : existe-t-il une forte concurrence sur le poste, la branche d’activité ou le métier que vous visez ? Vos compétences sont-elles ou risquent-elles de devenir obsolètes d’ici les 3 prochaines années ? Quels sont vos peurs et vos freins qui vous empêchent de vous reconvertir professionnellement (ou de vous épanouir) ?
SWOT

Savoir identifier ses aptitudes : un avantage non négligeable

L’identification de vos compétences doit faire partie de votre plan d’action pour changer de métier. Vous pouvez réaliser cette étape seul ou vous faire aider, par un conseiller en évolution professionnelle (CEP) par exemple ou un coach certifié.

Le but de ce travail, avant même d’identifier une nouvelle orientation professionnelle ou bien avant de changer de profession, est de clarifier vos pensées et votre projet.

Identifier vos compétences vous permettra également de :

  • gagner en confiance en mettant la lumière sur vos accomplissements, vos réussites. Une meilleure connaissance de soi, de ses atouts et de ses points faibles est valorisante ;
  • renforcer votre motivation à changer de job ou bien à élaborer un projet professionnel réaliste, en accord avec vos valeurs et aspirations ;
  • rester tolérant face à l’incertitude, car, même lorsque vous doutez, un simple coup d’œil à votre carte mentale vous permet de vous rappeler que vous avez un socle, une base. Même si vous souhaitez changer de vie professionnelle, vous ne partez pas de zéro.

Repérer vos compétences, toutes vos compétences, qu’elles soient techniques ou sociales, est un bon premier pas vers la reconversion. C’est ce qui vous permettra de créer un plan de formation adapté à vos besoins réels et d’orienter votre carrière professionnelle vers plus d’épanouissement et de cohérence.

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top métiers seniors

Top 15 des métiers les plus exercés par les seniors en 2025

Seniors : les 15 métiers les plus fréquents

La Dares a récolté les informations concernant le nombre de seniors dans les postes suivants, entre 2021 et 2024. Découvrez le classement des 15 métiers qui comptent le plus de travailleurs âgés de plus de 55 ans en France :

  1. Agent d’entretien ;
  2. Enseignant ;
  3. Cadre des services administratifs, comptables et financiers ;
  4. Secrétaire ;
  5. Conducteur de véhicules ;
  6. Aide à domicile et auxiliaire de vie ;
  7. Cadre commercial et technico-commercial ;
  8. Assistant maternel, auxiliaire de puériculture, assistant familial et garde à domicile ;
  9. Vendeur ;
  10. Agriculteur, éleveur, sylviculteur et bûcheron ;
  11. Médecin, dentiste, vétérinaire et pharmacien ;
  12. Employé administratif d’entreprise et d’administration publique ;
  13. Ingénieur de l’informatique ;
  14. Ouvrier du second œuvre du bâtiment ;
  15. Maraîcher, jardinier et viticulteur.

En France, les métiers les plus répandus parmi les seniors sont souvent des professions exercées par une grande partie de la population française.

Néanmoins, certains métiers apparaissent comme plus « spécifiques » aux seniors. C’est le cas d’aide à domicile ou d’agriculteur. Ce sont notamment des jobs moins qualifiés qui peuvent s’exercer en tant que travailleur indépendant, un statut courant chez les plus de 55 ans en fin de carrière.

Le taux d’emploi des plus de 55 ans explose en France

Depuis les années 2000, le taux d’emploi des plus de 55 ans est passé de 31 % à 60,4 %. Cette augmentation pourrait notamment s’expliquer par le recul de l’âge de départ à la retraite, ainsi que par l’augmentation de la durée de vie en bonne santé. Elle reste tout de même inférieure à la moyenne de l’Union européenne qui est de 65,2 %.

Des seniors moins diplômés

La Dares remarque un niveau de diplôme moins élevé chez les seniors par rapport aux moins de 55 ans. Cette différence au niveau du parcours de formation initiale peut expliquer certaines disparités dans la répartition des métiers.

En effet, l’étude dénote un nombre élevé de seniors dans certaines activités professionnelles qui nécessitent un niveau de qualification peu élevé. C’est le cas d’auxiliaire de vie, par exemple, qui réunit 6,6 % de seniors sans diplôme contre 3,9 % des moins de 55 ans sans diplôme.

Les plus de 55 ans travaillent beaucoup plus dans les métiers de services aux particuliers

19 %

des actifs en emploi en France ont plus de 55 ans (seniors).

Chiffres intéressants, la proportion des seniors représente :

  • 74 % des professionnels de la politique et du clergé (attention, ils ne représentent que 0,8 % de l’ensemble des seniors en emploi, mais 74 % des professionnels de la politique et du clergé ont plus de 55 ans) ;
  • 28 % des agents d’entretien où ils sont particulièrement nombreux.

Ils sont ainsi 44 % à être personnel de ménages chez un particulier et 35 % à exercer le métier d’aide à domicile et auxiliaire de vie.

Ils sont en revanche moins représentés dans les secteurs de l’informatique et des télécommunications.

Le taux d’embauche des seniors est plus élevé dans les métiers peu qualifiés

L’emploi des seniors est un sujet très actuel. Mais qu’en est-il du recrutement ? On connaît les difficultés liées aux discriminations. Selon le rapport de la Dares, les seniors sont davantage embauchés sur des postes peu qualifiés.

Par exemple, en moyenne sur les 15 métiers de la liste, 52,5 % des personnes en emploi appartiennent aux catégories socioprofessionnelles des agriculteurs, artisans, ouvriers et employés non qualifiés. Ce sont des métiers où l’on trouve une grande part de travailleurs seniors.

Malgré tout, certains métiers qualifiés semblent aussi recruter des seniors. C’est le cas de formateur qui présente un taux de recrutement élevé chez les plus de 55 ans. C’est aussi le cas, bien que dans une moindre mesure, pour les techniciens et les agents de maîtrise. 

Les métiers les plus courants chez les seniors sont aussi les plus exposés aux risques physiques

En moyenne, 37,4 % des personnes en emploi dans les 12 métiers spécifiques au senior de cette liste déclarent être exposés à des risques physiques.

En effet, des jobs tels qu’agent d’entretien ou jardinier contraignent les personnes à rester longtemps debout, ou bien à porter des charges lourdes, quitte à se blesser ou à user le corps prématurément. La question est donc de savoir si les postes de travail sont adaptés à l’évolution des corps et des besoins de chacun ?

Les risques professionnels concernent l’ensemble des professionnels. Mais les seniors peuvent être plus exposés aux pénibilités responsables de départs précoces (pour des raisons de santé) et de maladies professionnelles/

Les seniors et l’emploi en France : chiffres‑clés

Les travaux de la Dares analysent les tendances de l’emploi, notamment concernant les seniors. Parce que devoir trouver un travail après 50 ans peut faire peur, voici quelques chiffres pour mieux connaître le marché de l’emploi :

  • le taux d’emploi des seniors a augmenté en 2023 (58,4 % des personnes âgées de 55 à 64 ans ont un emploi en France) ;
  • le taux d’emploi et d’activité professionnelle des femmes seniors est plus bas que pour les hommes (mais de peu : 55,5 % contre 58,3 %) ;
  • 37 % des salariés se sentent incapables de tenir dans leur travail actuel jusqu’à la retraite (2019). Cela s’explique notamment par une explosion des risques professionnels, physiques ou psychosociaux, surtout dans les professions les moins qualifiées, très exercées par les seniors.

Malgré les difficultés que peuvent rencontrer les plus âgés sur le marché du travail, le taux d’embauche augmente depuis 2023 et les dispositifs mis en place incitent au recrutement.

L’expérience professionnelle et le savoir-faire des seniors sont recherchés par les employeurs, surtout dans certains domaines comme les services, la formation et l’accompagnement.

Source : Quels sont les métiers exercés par les seniors ? Publication de la Dares le 10 septembre 2025.

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métiers terrifiants

7 métiers terrifiants pour se reconvertir

Bon à savoir : les métiers dits « terrifiants » restent subjectifs. Le terme peut englober beaucoup de choses comme des professions à risque physique, psychologique et émotionnel, mais aussi des jobs « répugnants » ou marginaux socialement parlant.

1. Gardien / Gardienne de cimetière

gardien de cimetière

Parlons de cimetières justement ! Le gardien ou la gardienne a pour mission de surveiller et d’assurer la sécurité de ces lieux. Il peut effectuer des travaux d’entretien, prendre soin des tombes, assurer l’ouverture et la fermeture du cimetière et contrôler les entreprises intervenantes (marbrier, fleuriste, pompes funèbres…).

En un mot, les gardiens de cimetière veillent au repos des défunts et maintiennent ce lieu de recueillement en bon état. Ils peuvent travailler sous la responsabilité d’un conservateur de cimetière qui gère les concessions et les espaces funéraires.

Comment devenir gardien de cimetière ?

La profession d’agent de cimetière appartient à la fonction publique territoriale (rattaché à une commune ou une collectivité). Il s’agit d’un métier qui recrute sans diplôme, rattaché au premier échelon de la catégorie C, accessible sans concours.

Plusieurs statuts sont possibles :

  • adjoint technique territorial de catégorie C, le statut le plus fréquent. Vous êtes recruté par la mairie sur contrat (CDD ou CDI) ;
  • agent de surveillance de la voie publique (ASVP). Dans certaines petites communes, le rôle de gardien de cimetière est fusionné avec les missions de surveillance générale. Le recrutement des ASVP ne nécessite, là aussi, pas de diplôme.

Pour changer de voie professionnelle et faire ce métier, certaines qualités professionnelles sont recommandées comme la capacité d’écoute, la force mentale, car vous devez pouvoir gérer émotionnellement des familles endeuillées, et la discrétion avec un respect absolu des lieux.

Salaire gardien de cimetière

Le gardien ou la gardienne de cimetière est souvent rémunéré au SMIC. Un professionnel débutant gagne en moyenne 21.622 euros brut par an, d’après le site Hellowork. Cela représente un salaire net de 1.434 euros environ.

2. Trayeur de serpent / Trayeuse de serpent

trayeur serpent

Alerte, alerte ! Si vous craignez ces petites bêtes au doux nom de reptiles, et plus particulièrement les serpents, ce métier n’est pas fait pour vous ! Vipères, cobras et autres ophidiens cachent pourtant de nombreux atouts, notamment leur venin.

Le trayeur ou la trayeuse de serpent est un métier dangereux et rare. Votre mission : extraire le venin de serpents, souvent pour faire avancer la recherche médicale et permettre la création d’antidotes et de médicaments.

Pour changer de métier et se reconvertir professionnellement dans ce secteur d’activité, il est conseillé :

  • d’être passionné par les reptiles (logique, me direz-vous) ;
  • de suivre une formation initiale en biologie ou herpétologie;
  • de gagner en expérience professionnelle sur le terrain (stages d’immersion professionnelle dans les zoos, les parcs à reptiles, etc.) ;
  • se former en sécurité, ce qui est indispensable pour ne pas vous mettre en danger quand vous manipulez des serpents venimeux ;
  • développer votre réseau professionnel pour trouver des opportunités d’emploi.

La formation professionnelle initiale est la plus recommandée, notamment pour devenir herpétologiste, un spécialiste des amphibiens et des reptiles. Vous pouvez ensuite vous spécialiser dans la « traite » des serpents.

La rémunération se situe entre 2.200 et 4.000 euros brut par mois d’après le site Vitacite. Tout dépend de votre niveau de qualification professionnelle, de votre parcours professionnel et de votre expérience.

3. Démineur / Démineuse

démineur

Pour devenir démineur ou démineuse, vous devez avoir un certain sens de la maîtrise de soi. Votre capacité à gérer le stress est essentielle pour ne pas paniquer… Ce qui en fait un métier effrayant par définition.

Les démineurs sont des fonctionnaires de police, dont la principale mission est de neutraliser et de désamorcer les engins explosifs (ex. bombes). Ce sont eux qui interviennent lorsqu’un colis suspect est signalé (vous savez, la valise oubliée dans le train). Ils interviennent également en tant qu’experts lors d’attentats par exemple.

Formation démineur

Savoir faire preuve de sang-froid est essentiel. Pour devenir démineur, vous devez suivre une formation spécifique délivrée par le ministère de l’Intérieur. Cette formation permet d’acquérir des compétences et aptitudes dans différents domaines : démineur plongeur autonome (DPA), télépilotes de drones…

Pour se réorienter professionnellement, deux voies sont possibles :

  1. la formation initiale, un parcours de formation complet sur 17 semaines ;
  2. la formation continue pour monter en niveau et bénéficier d’autres formations professionnelles internes.

L’insertion professionnelle se fait au sein de la police nationale ou de l’armée. Vous pouvez aussi intégrer le laboratoire central de la préfecture de police ou rejoindre un groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Sécurité civile et gestion des crises du ministère de l’Intérieur.

Salaire d’un démineur

Changer d’orientation professionnelle pour faire ce métier est exigeant, car la sélection est rude. Une fois recruté, le salaire s’élève à environ 3.000 euros brut par mois, d’après Hellowork.

Le salaire dépend néanmoins des corps d’État : il diffère selon que vous travaillez dans la police nationale ou dans l’armée par exemple. Votre ancienneté joue aussi dans le calcul de votre rémunération.

4. Entomologiste

entomologiste

Derrière ce nom mystérieux se cache un métier terrifiant… L’entomologie médico-légale, ou entomologie forensique, analyse les insectes et autres créatures grouillantes (arthropodes) présents sur les cadavres.

L’objectif : aider les enquêteurs à résoudre des affaires criminelles. Vous n’imaginez pas à quel point ces petites bêtes nécrophages peuvent receler comme informations.

En tant qu’entomologiste, vous devez souvent travailler sur des scènes de crime et en laboratoire, et sur des restes humains en décomposition. Votre principale mission consiste à estimer le délai écoulé depuis le décès.

Les compétences comportementales (soft skills) essentielles sont la capacité de travailler dans des environnements éprouvants (odeurs, visions difficiles), la patience, la rigueur et le sang-froid.

Pour devenir entomologiste, un parcours académique est nécessaire avec 5 ans d’études, de la licence au Bac+5 (Master) en biologie, science de la vie ou chimie / biochimie. Ce poste étant assez rare, avoir un doctorat avec une thèse portant sur l’entomologie forensique est souvent demandé. Le marché de l’emploi dans cette branche d’activité reste restreint.

5. Journaliste de guerre

reporter de guerre

En tant que reporter de guerre, vous pouvez être confronté à des scènes épouvantables, terrifiantes et capables de générer des traumatismes. C’est une profession aussi nécessaire qu’éprouvante qui nécessite du courage, de la détermination et de la lucidité.

Le journaliste de guerre fournit des informations objectives et factuelles sur les conflits armés. Il peut couvrir tous les conflits, partout dans le monde et être témoin de situations complexes et difficiles.

Devenir journaliste de guerre

Si vous souhaitez faire une réorientation professionnelle pour devenir journaliste de guerre, l’idéal est de vous lancer dans la formation de niveau Bac+3 à Bac+5 en école de journalisme. Dans tous les cas, vous former au journalisme est essentiel pour développer les compétences nécessaires à l’exercice de cette activité professionnelle.

Vous pouvez opter pour un plan de formation universitaire ou en école spécialisée. L’ISCPA propose par exemple, tous les ans, un séminaire de deux semaines avec l’École Militaire de Paris pour permettre aux étudiants de couvrir une situation de guerre en totale immersion.

Bon à savoir : la VAE journalisme (Validation des acquis de l’expérience) est possible si vous avez au moins un an d’expérience dans ce domaine d’activité. La VAE permet d’obtenir un diplôme sur la base de votre expérience, sans passer par un parcours de formation initiale.

Salaire reporter de guerre

Le salaire d’un grand reporter (un journaliste envoyé sur le terrain) de guerre dépend de plusieurs facteurs. L’expérience, l’expertise et le type de rédaction pour laquelle il travaille influent sur le montant de la rémunération.

En moyenne, un journaliste de guerre peut gagner environ 2.569 euros net par mois dans la presse quotidienne nationale (source : Hellowork).

6. Scare Actor / Comédien ou comédienne d’horreur

scare actor

Et si vous changiez de vie professionnelle pour ne pas avoir peur… Mais pour faire peur aux gens ! Le Scare Actor est un acteur ou une actrice qui travaille dans un parc d’attractions d’épouvante. C’est lui qui se déguise pour vous courir après dans les maisons de l’horreur ; lui qui bondit, vous poursuit et se repaît de vos cris.

Pour devenir Scare Actor, des talents de comédien sont nécessaires. Vous devez maîtriser l’art de la surprise, savoir improviser et interagir de manière non verbale avec le public et savoir travailler de longues heures dans des lieux sombres et confinés.

Avoir un diplôme n’est pas nécessaire pour faire ce métier. Néanmoins, avoir des bases de jeu d’acteur est conseillé pour rendre votre personnage crédible. En France, vous intervenez avec un statut d’intermittent du spectacle. Le salaire peut donc varier d’un recrutement ou événement à un autre.

7. Maquilleur / Maquilleuse d’effets spéciaux

maquilleur d'effets spéciaux

Voilà une idée de métier parfait pour votre projet professionnel. Si vous êtes créatif ou créative et aimez les univers horrifiques et fantastiques, devenir maquilleur d’effets spéciaux est une possibilité pour votre changement de carrière professionnelle.

Le SFX Artiste est un professionnel de l’illusion. Son rôle : transformer l’apparence physique d’un acteur pour les besoins d’une production (cinéma, télévision, théâtre, parcs à thèmes…). Il peut notamment :

  • simuler des blessures et maladies (hématomes, cicatrices sanguinolentes, plaies ouvertes…) ;
  • concevoir, sculpter et modeler des éléments prothétiques (nez, oreilles, crocs, masques…) ;
  • transformer totalement une personne (vieillissement ou rajeunissement extrême, créatures monstrueuses…).

Ce métier peut s’exercer en freelance en tant que travailleur indépendant (micro-entrepreneur) ou en tant qu’intermittent du spectacle.

Formation maquillage d’effets spéciaux

L’offre de formation est assez large, des écoles spécialisées à l’autodidactisme. Vous pouvez obtenir un Bachelor Maquilleur Cinéma & Effets spéciaux ou une formation de maquilleur professionnel option cinéma et prothèses. La formation en alternance et la formation professionnelle continue sont tout à fait possibles !

La formation courte est également possible pour effectuer une reconversion rapide. Dans tous les cas, vous aurez besoin d’un portfolio artistique pour montrer vos œuvres les plus effrayantes.

Comment financer son projet de formation ?

Bonne nouvelle, plusieurs dispositifs de financement peuvent prendre en charge une partie ou la totalité des frais pédagogiques :

  • le CPF (compte personnel de formation) ;
  • le PTP (projet de transition professionnelle) si vous êtes actuellement salarié du secteur privé ;
  • l’AIF (aide individuelle à la formation) si vous êtes demandeur d’emploi inscrit à France Travail (ex Pôle Emploi) ;
  • Démission-Reconversion si vous êtes salarié démissionnaire avec un projet de reconversion ;
  • Pour en savoir plus, consultez notre ebook gratuit des aides à la reconversion.

D’autres idées de métiers terrifiants pour changer de vie professionnelle

Vous voulez plus d’idées de métiers effrayants pour faire une reconversion ? En voici, en voilà :

  • Thanatopracteur ;
  • Embaumeur ;
  • Agent de chambre funéraire ;
  • Fossoyeur ;
  • Technicien en autopsie ;
  • Nettoyeur de scènes de crime ;
  • Scaphandrier ;
  • Soudeur sous-marin ;
  • Technicien en maintenance nucléaire ;
  • Dératiseur / Désinsectiseur ;
  • Ouvrier d’abattoir ;
  • Arachnologue ;
  • Juge des enfants ;
  • Enquêteur sur les disparitions forcées ;
  • Gardien de phare ;
  • Spéléologue.

Avant de changer de job, pensez à bien organiser votre plan d’action. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un conseiller en évolution professionnelle (CEP) et réaliser un bilan de compétences pour faire le point sur votre situation professionnelle, vos motivations et vos atouts.

Changer de carrière ne s’improvise pas pour éviter que votre projet de rêve se transforme… En projet d’horreur !

Renseignez-vous aussi sur les formations professionnelles (formation à distance, formation certifiante, formation qualifiante ou formation diplômante…) et sur les possibilités de financement.

Pour en savoir plus, rendez-vous au salon Nouvelle Vie Professionnelle (c’est gratuit) !

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Salon Nouvelle Vie Pro
le 13 novembre 2025 à Paris
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reconversion cybersécurité

5 métiers pour se reconvertir dans la cybersécurité

La cybersécurité, un secteur d’avenir

La cybersécurité est devenue un enjeu majeur de nos sociétés. En France, les TPE et les PME sont de plus en plus ciblées par les cyberattaques (ce n’est pas nous le disons, mais le ministère de l’Économie).

Se former individuellement aux dangers du web et à sa sécurité est essentiel. Mais l’horizon ultra digitalisé de nos sociétés ouvre de nouvelles perspectives d’emploi. Il révèle surtout un besoin croissant de pouvoir recruter des professionnels formés et experts en cybersécurité.

En bref, la cybersécurité en France, c’est :

  • 23.000 offres d’emploi publiées entre juin 2023 et juin 2024 :
  • +49 % d’annonces publiées en 5 ans ;
  • 77 % des offres qui proposent des CDI (contrat à durée illimitée).

Source : l’étude sur les professionnels de la cybersécurité 2025 de l’Observatoire des métiers de la cybersécurité avec l’Afpa et la DGEFP.

Voici 5 idées de métiers pour changer de vie professionnelle.

1. Architecte en cybersécurité

Architecte en cybersécurité fait partie des métiers les plus recherchés de la branche (+21 % d’offres d’emploi en 2025). Avoir un Bac+5 en informatique est souvent nécessaire.

Votre mission : protéger les institutions et les entreprises pour prévenir, ralentir ou contrer les cyberattaques. Vous êtes le garant de la protection informatique d’un système et votre rôle consiste à imaginer des solutions pour empêcher les attaques.

Pour changer de métier et exercer cette profession, se former est indispensable, d’autant plus si vous envisagez une réorientation radicale. Ce qui est conseillé :

  • reprendre sa formation initiale avec une école d’informatique ou d’ingénieur ;
  • postuler pour un Master en informatique à l’université ;
  • dans le cadre d’une reconversion, vous pouvez suivre une formation cybersécurité diplômante dans certaines écoles ouvertes à la formation continue (comme Polytechnique).

Bon à savoir : l’ANSSI (agence nationale de la sécurité et des systèmes d’information) est le site de référence pour apprendre un nouveau métier dans la cybersécurité. Il propose un certificat d’études spécialisées « Architecture en cybersécurité », éligible au compte personnel de formation (CPF).

Se reconvertir professionnellement de A à Z

Faire une reconversion signifie parfois repartir à zéro. Si reprendre vos études ne vous fait pas peur, le métier d’architecte informatique pourrait vous convenir. Mais vous devrez faire preuve de courage et de persévérance pour apprendre les rouages de l’informatique et acquérir des compétences en cybersécurité.

L’organisation est la clé d’une reconversion réussie !

Pour mener votre projet professionnel vers le succès, nous conseillons toujours de :

  1. faire le point sur sa situation professionnelle, ses compétences et aptitudes ainsi que ses aspirations ;
  2. faire des recherches sur les idées de métiers et les conditions d’accès, puis les comparer avec sa situation, ses contraintes et ses motivations ;
  3. trouver des formations professionnelles adaptées (formation professionnelle continue, formation à distance, formation courte ou longue, diplômante ou certifiante…) ;
  4. chercher des moyens de financer son changement de métier comme le CPF, le projet de transition professionnelle (PTP), l’AIF si vous êtes demandeur d’emploi, etc. ;
  5. parler à des professionnels du secteur ou tester un métier avant de quitter son job actuel pour éviter au maximum les déceptions et découragements (conseil en évolution professionnelle CEP par exemple).

Les compétences professionnelles pour travailler dans la cybersécurité 

Pour travailler dans la cybersécurité, vous avez besoin de développer des compétences :

  • en sécurité informatique pour comprendre le fonctionnement des réseaux (pare-feu, VPN, segmentation, Cloud Security, IAM…) ;
  • en fondamentaux IT (architecture réseau, systèmes d’exploitation, virtualisation, cloud…) ;
  • en analyse de vulnérabilité et menaces ;
  • en cryptographie et chiffrement ;
  • en sécurité applicative.

Bref, vous avez besoin de comprendre l’architecture web, ses tenants et ses aboutissants. Faire preuve de curiosité, d’une appétence pour l’informatique et d’esprit critique font partie des compétences comportementales (soft skills) indispensables.

2. Consultant en cybersécurité

Les entreprises ont besoin de vous. Elles ont besoin d’experts en protection informatique pour protéger leurs réseaux des pirates et attaques informatiques. Les TPE sont 72 % à posséder un site Internet vitrine. 6 sur 10 ont mis en place une ou plusieurs mesures de prévention contre les cyberattaques. Ce n’est pas assez !

Le consultant ou la consultante en cybersécurité (un métier qui recrute en 2025) accompagne les entreprises dans leur protection informatique. Il peut intervenir après un piratage ou une cyberattaque, mais peut aussi effectuer un diagnostic, tester la vulnérabilité des systèmes et les renforcer.

Il est souvent expert de son domaine et travaille dans des cabinets spécialisés en cybersécurité ou en freelance. Il est particulièrement recruté dans le secteur de la défense et de l’aérospatiale, la banque et la finance, les télécoms et l’industrie.

16.000

spécialistes en cybersécurité sont recrutés par l’armée de terre chaque année en France (CIDJ).

Pour entamer une reconversion vers ce métier de consultant, vous pouvez :

  • reprendre un cursus informatique pour obtenir un BUT à un Master ;
  • l’armée recrute dès le Bac pour les spécialistes cybersécurité et dès Bac+3 pour les officiers ;
  • l’ANSSI propose des formations continues comme celle débouchant sur un titre de niveau 7 au RNCP reconnu par France Compétences (le titre professionnel d’Expert des Systèmes de l’Informatique). La formation dure 13 mois, se veut professionnalisante et peut favoriser votre insertion professionnelle à la fin de votre processus de reconversion.

3. Analyste SOC

Ce professionnel traque les intrusions informatiques et lutte contre les cybercriminels. Votre mission : surveiller le système d’information pour détecter toutes les activités suspectes ou malveillantes.

Pour devenir analyste SOC (Security Operation Center) dans le cadre d’un changement de carrière professionnelle, vous pouvez :

  • obtenir un Bachelor Informatique ou un Mastère Expert en Cybersécurité ;
  • suivre un BUT informatique ou réseau et télécom ;
  • opter pour une formation en ligne via une école privée (option équilibrée si vous voulez vous former en conservant votre emploi actuel).

Comment se former à la cybersécurité ?

La formation professionnelle initiale n’est pas la seule voie possible pour entamer une reconversion en cybersécurité. Se former en continu reste la meilleure option pour concilier ses contraintes de sa vie active et un projet de changement de vie professionnelle.

Pour se former à la cybersécurité, vous pouvez :

  1. commencer par vous intéresser à ce domaine. Écumez les informations sur Internet, les vidéos YouTube. Une grande quantité de contenus gratuits vous permettent d’acquérir les bases de la cybersécurité.
  2. Chercher des formations gratuites en ligne comme celle du SERENE-RISC ou le MOOC SecNumacadémie proposée par l’ANSSI.
  3. Suivre une formation continue certifiante auprès d’un organisme de formation reconnu (ANSSI, Télécom Paris, Guardia Cybersecurity School, Ynov…).

Est‑ce un milieu difficile pour une réorientation professionnelle ?

Se reconvertir professionnellement dans la Tech et dans la cybersécurité est difficile. Mais comme TOUTES les reconversions. Dès l’instant où vous « partez de zéro », ou vous devez tout apprendre d’un domaine d’activité, le parcours devient « difficile ».

Prenons tout de même ce difficile avec des pincettes.

En réalité, tout dépend de votre motivation, de vos envies, de votre parcours professionnel. Si vous n’avez aucun bagage informatique, l’acquisition de ces compétences prendra du temps, mais vous en êtes capable. Votre envie de changer de job et de faire un métier de la cybersécurité comptera pour beaucoup dans votre niveau de persévérance.

C’est pourquoi il est important de faire le point sur votre projet professionnel, quel qu’il soit, avant d’envisager une reconversion.

Prenez le temps de le travailler, d’analyser vos motivations et vos envies réelles de changer de voie professionnelle.

Des services comme le Conseil en évolution professionnelle peuvent vous aider à construire un projet professionnel cohérent et solide.

4. Pentester

Le Pentester (tester d’intrusion) fait partie de ces métiers de l’informatique recherchés par les entreprises. Vous êtes une sorte de « hacker éthique », dont le rôle est de vous introduire dans un système pour tester la solidité de ses défenses.

Pour devenir Pentester, vous devez développer vos compétences informatiques via des bootcamps (formations intensives) et des certifications professionnelles. Par exemple :

  • la formation Pentest de l’ANSSI (Guardia CyberSecurity School) ;
  • la certification CEH (Certified Ethical Hacker) ;
  • la certification OSCP (Offensive Security Certified Professional), une référence absolue dans le Pentesting.

Renseignez-vous auprès des écoles informatiques citées ci-dessus qui peuvent aussi proposer des formations certifiantes ou des bootcamps.

Comme l’expérience s’acquiert en pratiquant, nous vous conseillons de :

  • vous entraîner sur des plateformes de hacking éthique (Hack the Box, TryHackMe) ;
  • participer à des programmes Bug Bounty ;
  • mener des projets personnels pour vous constituer une sorte de portfolio qui vous permettra de montrer votre expérience professionnelle à des recruteurs ou clients si vous choisissez de créer une entreprise.

5. Chargé de sensibilisation en cybersécurité

La formation est le meilleur moyen de prévenir les dangers du web et de développer de nouvelles compétences.

En tant que chargé de sensibilisation en cybersécurité (Security Awareness Officer), votre rôle est de mettre en place des programmes pour éduquer à la cybersécurité.

48 % des entreprises

ont subi une cyberattaque en 2024 d’après Data Gouv.

Pour sensibiliser et communiquer sur la cybersécurité, vous devez surtout rester informé sur les réelles menaces informatiques et les solutions pour s’en protéger.

Vous pouvez vous former au management du risque numérique. L’ANSSI propose un kit de formation pour les formateurs en activité. Pour les personnes qui souhaitent se réorienter professionnellement, vous pouvez :

  • vous former à la cybersécurité (la base) ;
  • vous entraîner via des exercices de gestion de crise ;
  • vous former en communication avec une spécialisation en cybersécurité (pour devenir chargé de communication en cybersécurité par exemple).

Développez votre expertise. Ce sera votre meilleure carte de visite pour intervenir auprès des entreprises, former les salariés et éduquer sur les risques informatiques.

20 idées de métiers de la cybersécurité

Vous voulez encore plus d’idées pour changer d’emploi et vous orienter vers la cybersécurité ? En voici, en voilà.

  1. Analyste en cybersécurité ;
  2. Expert en cybersécurité ;
  3. Technicien en sécurité des systèmes d’information ;
  4. Spécialiste en gestion des identités et des accès ;
  5. Opérateur de surveillance de réseau ;
  6. Analyste en vulnérabilité informatique ;
  7. Expert en sécurité cloud ;
  8. Chargé de conformité ;
  9. Cryptologue ;
  10.  Formateur en cybersécurité ;
  11. Gestionnaire de crise de cybersécurité ;
  12. Responsable du CSIRT ;
  13. Chargé de projet de cybersécurité ;
  14. Auditeur de sécurité organisationnelle ;
  15. Analyste en réponse à incidents ;
  16. Délégué à la protection des données ;
  17. Administrateur cybersécurité ;
  18. DEVSECOPS ;
  19. Manager de risques ;
  20. Malware Analyst.

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budget 2026 cpf

Budget 2026 : pourra-t-on encore financer le bilan de compétences avec le CPF ?

Mise à jour du 25/02/2026

Financement par le CPF : le bilan de compétences est plafonné

C’est officiel, le décret n°2026-127 du 24 février 2026 relatif aux conditions d’éligibilité au compte personnel de formation et au plafonnement de prise en charge par ce compte de certaines actions de formation a été publié.

Concrètement, voici ce qui change pour le financement du bilan de compétences par le CPF :

  • un plafond est fixé à 1.600 euros.

On parlerait également d’une nouvelle augmentation de la participation forfaitaire obligatoire ou ticket modérateur, c’est-à-dire le reste à charge qui passerait de 103 à 150 euros pour le bilan. Mais ce montant n’a pas encore fait l’objet d’un décret (à date de rédaction).

Exemple

Imaginons : vous avez 2.500 euros sur votre compte CPF et souhaitez faire un bilan de compétences avant de vous reconvertir professionnellement. Vous trouvez un organisme avec un bilan à 1.900 euros :

  • même si vous avez 2.500 euros sur votre compte CPF, la Caisse des Dépôts ne versera que 1.600 euros (nouveau plafond) ;
  • vous devrez payer les 300 euros restants (en plus de la participation forfaitaire obligatoire, sauf si vous n’y êtes pas soumis – demandeur d’emploi, etc.).

Informations supplémentaires sur le plafonnement du CPF

Le bilan de compétences n’est pas le seul à être plafonné par ce décret :

  • un plafond de 1.500 euros entre en vigueur pour les formations qui visent des compétences complémentaires ou des habilitations et non des « métiers » (comme un CAP ou un Master) (ex. le TOEIC), à l’exception du socle de connaissance (Clé-A) ;
  • un plafond de 900 euros pour les épreuves du permis de conduire de catégorie B (voiture classique) et A2 (moto).

En résumé : oui, vous pouvez financer le bilan de compétences avec le CPF. Le bilan de compétences reste dans les formations éligibles au CPF. Cependant, vous ne pouvez utiliser que 1.600 euros sur l’ensemble de vos droits CPF

Budget 2026 : est‑ce la fin du bilan de compétences financé par le CPF ?

Toutes bonnes choses ont une fin, dit-on… Mais cette fin-là risquait d’impacter votre processus de reconversion professionnelle.

Le bilan de compétences est un dispositif payant vous permettant de faire le point sur vos compétences et aptitudes. Le but : vous donner une vue d’ensemble de vos atouts, savoir-faire et capacités afin d’amorcer une réorientation professionnelle. Il vous aide à mieux définir un projet professionnel en accord avec vos valeurs, aspirations et qualités professionnelles.

Le bilan de compétences permet également de mieux estimer votre besoin de formation. En somme, il vous aide à faire le point sur votre situation professionnelle actuelle, vos envies de changement et vos compétences.

Alors, est-ce la fin du bilan de compétences finançable à 100 % par le CPF ? Finalement non, pas tout à fait !

Le projet de loi de finances prévoyait un recentrage du CPF en 2026

La proposition de loi, déposée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 14 octobre 2025, prévoyait la fin du financement des bilans de compétences par le CPF. L’objectif était de recentrer ce dispositif de financement sur la prise en charge des formations certifiantes.

Selon l’article 81 du projet de loi de finances, près de 40 % des coûts du CPF financent des formations non certifiantes. Les auteurs du projet jugent cela incohérent avec les objectifs du dispositif. Ceux-ci sont de permettre le développement des compétences professionnelles et l’acquisition d’un titre afin de renforcer l’employabilité et la capacité à trouver un emploi.

Objectif : réguler les actions de formation non certifiante

Le plan de finances 2026 voulait limiter ou supprimer le financement par le CPF des formations non certifiantes.

Le PLF 2026 proposait :

  • le plafonnement des montants des droits CPF mobilisables pour des actions non certifiantes qui restent tout de même éligibles comme le financement du permis de conduire et la validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
  • l’exclusion du bilan de compétences de l’éligibilité du CPF en raison de l’augmentation continue de son coût unitaire et de sa part jugée disproportionnée parmi les organismes identifiés pour fraude au CPF.

Pour rappel, les formations les plus demandées sur le CPF en 2024 (chiffres les plus récents sourcés par la Dares) sont :

  • le permis B est la formation la plus financée par le CPF (source Dares, le compte personnel de formation en 2024) ;
  • les formations en langue étrangère ;
  • le permis moto ;
  • la formation à la création d’entreprise ;
  • et les formations de bureautique.

Le bilan de compétences arrive en huitième position de ce classement : 79.088 bilans ont été financés en 2024 par le CPF.

Le CPF, une solution de financement pratique

Le compte personnel de formation (CPF) est un dispositif d’aide financière de la formation professionnelle. Vous cotisez, que vous soyez salarié du secteur privé, fonctionnaire ou demandeur d’emploi, des droits à la formation (le CPF a remplacé le DIF).

Ces droits vous permettent de financer une formation continue à l’issue de laquelle vous pouvez obtenir un titre professionnel ou une certification professionnelle. Les formations éligibles sont inscrites au RNCP et reconnues par l’État.

Le CPF permet aussi de financer :

  • la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui vous permet d’obtenir un diplôme sur la base de votre expérience professionnelle dans un domaine d’activité ;
  • le permis de conduire, ce qui peut être très pratique pour faciliter votre insertion professionnelle ;
  • le bilan de compétences (mais pour combien de temps) ?

C’est sur ce dernier point que le Budget 2026 du gouvernement prévoyait une modification : supprimer l’éligibilité du bilan pour privilégier le financement d’une formation certifiante. Les députés et sénateurs ont toutefois supprimé cette proposition.

Le CPF, un dispositif utilisé et en évolution

Le compte personnel de formation est un dispositif très utilisé pour financer des actions de formation : son utilisation augmente, d’après le dernier rapport de la Dares publié en juillet 2025 (+30 % de janvier à mai 2024 par rapport à la même époque en 2023), malgré une baisse, sans doute en raison du PFO (voir plus bas).

Pour autant, le CPF a connu plusieurs modifications depuis son lancement en 2014, en particulier au printemps 2024 avec l’instauration d’un reste à charge sur le CPF de 103,20 euros (participation forfaitaire obligatoire de l’usager = PFO).

Consulter ses droits de formation sur le site Mon Compte CPF

Pour consulter vos droits de formation sur votre compte CPF, vous pouvez vous rendre sur le site Internet ou sur l’application mobile Mon Compte Formation.

Informez-vous sur le montant de vos droits, dont le plafond est de 5.000 euros, et explorez les offres de formation disponibles. Si vous envisagez une évolution professionnelle, le CPF reste une solution de financement intéressante.

De plus, à l’heure où nous écrivons cet article, en 2025, vous pouvez toujours financer le bilan de compétences avec votre compte CPF et, a priori, vous le pourrez toujours en 2026.

Comment financer le bilan de compétences sans le CPF ?

Il existe au moins 6 dispositifs pour financer sa formation sans CPF. Mais qu’en est-il du bilan de compétences ? Ce dernier n’est pas reconnu comme une formation professionnelle continue. Il échappe donc au financement de certains dispositifs comme le projet de transition professionnelle (PTP), ou CPF de transition, financé par les Transitions Pro.

Vous pouvez néanmoins financer un bilan de compétences avec :

  • l’AIF (aide individuelle à la formation) délivrée par France Travail (ex Pôle Emploi) aux demandeurs d’emploi si le bilan est jugé cohérent avec le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) ;
  • les aides du conseil régional qui dépendent de chaque Région ;
  • le plan de développement des compétences de votre entreprise. Le bilan doit cependant être à l’initiative de votre employeur ou à votre demande, par le prisme de votre entreprise ;
  • le fonds d’assurance formation (OPCO, opérateur de compétences) dans le cadre du plan de développement des compétences de votre entreprise ;
  • le compte professionnel de prévention (C2P) si vous faites un métier exposé à des facteurs de pénibilité. Vos points peuvent financer un bilan de compétences dans le cadre d’un projet de reconversion ;
  • le fonds d’assurance formation (FAF) si vous êtes chef d’entreprise ou travailleur indépendant (micro-entreprise, professions libérales, artisans…) ;
  • l’autofinancement.

Astuce : avant toute démarche, faites appel à un conseiller en évolution professionnelle (CEP). Le CEP est un service gratuit vous permettant de faire le point sur votre situation et d’identifier la meilleure solution de financement pour votre bilan.

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projet de loi de finances

PLF et PLFSS 2026 : à quoi s’attendre pour l’emploi ?

L’actualité sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale :

  • 30 janvier 2026 : le PLF retourne à l’Assemblée pour une lecture définitive.
  • 28 et 29 janvier 2026 : dernier examen du texte par le Sénat.
  • 27 janvier : rejet des deux motions de censure sur la partie « dépenses » du budget.
  • 23 janvier 2026 : les deux motions de censure sur la partie recette sont rejetées et le premier ministre utilise le 49.3 pour la partie dépenses.
  • 20 janvier 2026 : le premier ministre utilise le 49.3 sur la partie recettes du budget.
  • 19 janvier 2026 : le Premier ministre, Sébastien Lecornu confirme le recours au 49.3 pour adopter le PLF 2026 (source : Le Monde).
  • 23 décembre 2025 : la loi spéciale est adoptée par les députés et les sénateurs.
  • 19 décembre 2025 : la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs n’a pas trouvé d’accord.
  • 16 décembre 2025 : l’Assemblée à voter pour le PLFSS 2026 qui entrera donc en vigueur le premier janvier.
  • 15 décembre 2025 : le Sénat approuve le PLF 2026
  • 12 décembre 2025 : Le Sénat rejette le PLFSS 2026
  • 9 décembre : L’Assemblée vote le PLFSS 2026

Budget 2026 : où en est‑on ?

Avant d’entrer dans les détails, faisons le point. Deux budgets devaient être votés d’ici le 31 décembre 2025 pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026 :

  • le projet de loi de finances (PLF) qui définit le budget de l’État (AVORTÉ faute d’accord > une loi spéciale est adoptée en attendant le report du vote en janvier 2026) ;
  • le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui détermine le budget de la « Sécu » (VALIDÉ).

PLF 2026 : passage en force avec le 49.3

Le lundi 19 janvier a eu lieu le conseil des ministres. A son issu, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vouloir recourir à l’article 49.3 de la constitution pour adopter le PLF 2026 (voir les détails plus bas).

Le projet de loi spéciale

La loi spéciale ne remplace pas le budget.

En revanche, elle permet, dans le cas où le budget ne serait pas voté, d’organiser la situation financière du pays jusqu’à l’adoption d’une loi de finances en 2026.

C’est donc une solution de secours : elle autorise la récole des impôts et des ressources publiques nécessaires au financement des dépenses publiques. C’est tout !

Cette loi spéciale a été adoptée le 23 décembre 2025 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Les débats avaient repris à l’Assemblée pour tenter de trouver un accord et de voter un budget pour l’année 2026.

Le 19 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce recourir au 49.3 qu’il utilise effectivement les 20 et 23 janvier.

Le 49.3 permet au Premier ministre de faire adopter un projet de loi sans le vote de l’Assemblée nationale. Il engage la responsabilité de son gouvernement. Le texte est adopté si aucune motion de censure n’est votée, laquelle fait chuter le gouvernement.

Le PLF 2026

Cette loi de finances détermine les recettes (impôt sur le revenu, TVA, etc.) et les dépenses de l’État pour l’année à venir (2026). C’est lui qui détermine le montant des budgets alloués à certains ministères (Armée, Santé, Éducation…).

À l’heure actuelle, le PLF 2026 a été rejeté, la commission paritaire n’ayant pas trouvé d’accord pour la voter.

Le PLFSS 2026

Cette loi détermine le budget alloué à la Sécurité sociale : assurance maladie, retraite, famille et naissance, accidents du travail, etc. Elle fixe les dépenses et les recettes.

À l’heure actuelle, le PLFSS 2026 a été approuvé par l’Assemblée nationale après avoir été rejeté par le Sénat. Il entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

PLFSS et emploi : à quoi s’attendre en 2026 ?

Venons-en au fait. Bien que les mesures concernant les finances 2026 restent vagues, en raison d’un vote difficile, à quoi pourrait-on s’attendre dans les prochains mois concernant le budget de la sécu ?

Plusieurs domaines sont impactés, notamment le monde du travail, de la formation professionnelle et même de la réorientation professionnelle !

Faisons le tour des changements de 2026, car le PLFSS a bien été adopté en 2025, contrairement au PLF.

Pour le PLFSS 2026 :

  • suspension de la réforme des retraites ;
  • nouveau congé de naissance pour les deux parents ;
  • limitation de la durée des arrêts de travail ;
  • allègement des cotisations patronales sur les heures supplémentaires.

Suspension de la réforme des retraites

La suspension de la réforme des retraites de 2023 a été au centre des débats du PLFSS 2026. Les députés l’ont votée pour un effet jusqu’en janvier 2028.

Cela signifie que la génération née avant 1964 peut partir à la retraite à 62 ans au lieu de 63 ans avec 170 trimestres au lieu de 171.

Le Sénat avait voté une motion de rejet du texte des députés, car ils refusaient certaines de propositions, notamment le « décalage d’une génération de la réforme des retraites de 2023 », la suppression du gel des retraites ou encore la création d’un malus sur les cotisations sociales des entreprises qui ne s’engagent pas assez pour l’emploi senior.

Nouveau congé de naissance

L’Assemblée a approuvé la création d’un nouveau congé de naissance. Ce dernier s’ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) actuels. Ils permettent aux parents de prendre 2 mois de congé supplémentaires chacun.

Ce congé peut être fractionné en deux périodes d’un mois. Les parents continuent de percevoir une indemnisation de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

L’objectif attendu est d’améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes, tout en œuvrant pour l’amélioration de la démographie, en chute depuis quelques années.

Le congé de naissance, initialement prévu au 1er janvier 2026, est reporté au 1er juillet 2026. Les parents d’enfants nés entre janvier et juin 2026 pourront quand même prendre ce congé dès juillet.

Limitation de la durée des arrêts de travail

La durée des arrêts de travail sera limitée à 30 jours en 2026. Les travailleurs ne pourront pas dépasser un mois d’arrêt pour une première prescription médicale et deux mois pour chaque renouvellement. 

Notez que les médecins pourraient tout de même déroger à la règle selon la situation de chaque patient. Le texte initial prévoyait de limiter la période d’arrêt du travail à 15 jours pour les prescriptions des médecins de ville et 30 jours pour celles d’hôpitaux.

Cette mesure est reportée au 1er septembre 2026.

Allègement des cotisations sur les heures supplémentaires

Les entreprises de 250 salariés et plus peuvent bénéficier d’une déduction forfaitaire de 1,5 euro de l’heure sur les heures supplémentaires (cotisations patronales).

En parallèle, le coût d’une rupture conventionnelle pour l’employeur passe de 30 à 40 %. L’effet pourrait être un durcissement de l’obtention de cette rupture pour les salariés. L’objectif est aussi de décourager les licenciements déguisés.

PLF, travail, reconversion, formation : les changements possibles pour 2026

Rappelons que le PLF 2026 n’a pas encore été approuvé. Le texte doit être relu par le Sénat ces 28 et 29 janvier avant de retourner à l’Assemblée pour une lecture finale.

De manière globale, voici ce que le texte du gouvernement propose et qui pourrait impacter votre vie professionnelle (et personnelle) en 2026.

Le PLF 2026 en bref !

  • augmentation possible des impôts en 2026 ;
  • le bilan de compétences reste finançable par le CPF ;
  • pas de changement pour les seuils de franchise de la TVA pour les micro-entreprises ;
  • diminution du budget pour l’insertion des demandeurs d’emploi ;
  • suppression de postes d’enseignants ;
  • augmentation de la prime d’activité.

L’impôt sur le revenu : revalorisation de 0,9  %

Le budget 2026 prévoyait un gel du barème de l’impôt sur le revenu. Ce dernier est normalement indexé sur l’inflation. Son gel aurait donc entraîné une augmentation mécanique du montant de l’impôt sur la totalité des ménages.

Dans le PLF 2026 passé avec le 49.3, un nouveau barème de l’impôt est proposé avec une revalorisation de 0,9 % indexé sur l’inflation de 2025. Concrètement, cela peut signifier une hausse de l’impôt sur le revenu en 2026.

Certains foyers fiscaux non imposables en particulier pourraient changer de tranche de barème et payer des impôts. Cela risque aussi de concerner certains retraités en raison du remplacement de l’abattement fiscal de 10 %.

Nouveau barème de l’impôt 2026 :

  • 11.600 euros : 0 %
  • de 11.061 à 29.579 euros : 11 %
  • de 29.580 à 84.577 euros : 30 %
  • de 84.578 à 181.917 euros : 41 %
  • plus de 181.917 euros : 45 %.

Bon à savoir : le plafond de donation pour les associations passe à 2.000 euros au lieu de 1.000 euros.

Changement pour le compte personnel de formation (CPF)

Le compte personnel de formation (CPF) est un dispositif de financement de la formation pour adultes. Il permet à chacun de financer une formation certifiante inscrite au RNCP pour développer ses compétences professionnelles tout au long de sa carrière.

Le gouvernement a proposé quelques changements au niveau du CPF comme la suppression de l’éligibilité du bilan de compétences. Ce dernier permet de faire le point sur sa situation professionnelle pour déterminer ses compétences et aptitudes phares, notamment dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle.

Le Sénat a toutefois supprimé cette partie du PLF et l’usage de 49.3 mènerait à un plafond pour l’utilisation de vos droits CPF ! Le bilan de compétences resterait donc finançable en partie par le CPF en 2026. C’est une bonne nouvelle pour les centres de bilan, mais aussi pour vous qui cherchez des outils accessibles pour changer de voie professionnelle.

En bref :

  • le PLF 2026 prévoirait un plafonnement des droits mobilisables pour certaines formations non certifiantes (décret à venir pour les montants) sauf pour CléA ;
  • les actions de formation éligibles au RNCP ne seraient pas concernées ;
  • l’utilisation du CPF pour financer le permis de conduire serait restreinte, sauf pour les demandeurs d’emploi et le cofinancement.

Le plafond envisagé par le gouvernement serait de 1.600 et 1.800 euros avec une exception à 1.900 euros pour le bilan de compétences. Ce qui signifie qu’au-delà de 1.900 euros, vous devrez payer de votre poche.

Franchise TVA pour les micro‑entrepreneurs

Un autre sujet du PLF 2026 concernait les seuils de franchise pour les auto-entrepreneurs. Si vous êtes indépendant, vous savez sans doute que passé un certain montant de votre chiffre d’affaires annuel, vous devez faire payer la TVA à vos clients.

Le gouvernement prévoyait d’instaurer une limite de 37.500 euros de CA pour les entrepreneurs individuels avant de devoir facturer la TVA à leurs clients, et ce, quelle que soit la nature de leur activité professionnelle.

Finalement, le Sénat a refusé cette proposition et maintient les seuils actuels de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs, c’est-à-dire :

  • 37.500 euros de CA pour les prestations de service ;
  • 85.000 euros de CA pour les activités et ventes de biens et de marchandises.

L’utilisation du 49.3 ne change rien à cette suppression.

A savoir : l’augmentation des cotisations sociales est toujours en vigueur en 2026. Elles passeront à 26,1 % du chiffre d’affaires en juillet 2026.

Suppression de 4.018 postes d’enseignants en 2026

Le Sénat a approuvé la suppression de 4.000 postes d’enseignants en 2026, une mesure incluse dans la proposition de budget de l’État et qui est validée par l’utilisation du 49.3.

Cela concerne 2.373 postes dans le premier degré et 1.645 postes dans le second degré.

Le gouvernement, notamment le ministre de l’Éducation nationale, justifie cette coupe par la baisse de la démographie qui réduit le nombre d’élèves dans les classes chaque année. Le nombre d’élèves serait en baisse de 8 %.

50 euros de plus pour la prime d’activité

Parmi les compromis trouvés pour adopter le budget, le gouvernement a annoncé la hausse de la prime d’activité. Cette aide permet de compléter vos revenus lorsque vous travaillez. Elle est versée aux revenus les plus modestes par la CAF (Caisse des allocations familiales), aux salariés comme aux travailleurs indépendants.

En 2026, si le PLF est adopté, la prime d’activité devrait augmenter de 50 euros par mois en moyenne.

Nous n’avons pas mis toutes les mesures proposées dans les textes du PLFSS et PLF 2026 pour nous concentrer sur les sujets de l’emploi, la formation, la reconversion et la vie professionnelle. Pour plus de détails :

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faire financer formation par France Travail

Comment faire financer sa formation par France Travail ?

Financement de la formation par France Travail : les conditions

France Travail (anciennement Pôle Emploi) est l’organisme public de référence pour vous aider à retrouver un emploi. Pour cela, il peut proposer des aides financières qui facilitent l’accès à la formation continue, parfois indispensable pour développer ses compétences, élever son niveau de qualification ou changer de métier.

Afin d’en bénéficier, vous devez répondre à certains critères d’éligibilité, parmi lesquels :

  • être inscrit comme demandeur d’emploi avant l’entrée en formation ;
  • avoir un projet de formation ou un projet professionnel validé (par exemple via le Ppae, le projet personnalisé d’accès à l’emploi) ;
  • les demandeurs d’emploi en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), en reclassement (CRP, CTP) ou les travailleurs handicapés (RQTH) peuvent bénéficier de priorités ou de plafonds de financement spécifique.

Les conditions d’éligibilité peuvent aussi varier d’un dispositif à l’autre.

L’Aide individuelle à la formation (AIF)

L’aide individuelle à la formation est une aide financière conçue pour les personnes au chômage. Le but : prendre en charge les frais de formation quand aucun autre dispositif de financement ne peut le faire.

Se former est parfois indispensable pour le retour à l’emploi ou la reconversion. L’AIF prend en charge le coût pour favoriser votre insertion professionnelle et votre recherche d’emploi.

Les formations concernées

Toutes les formations validées dans le cadre du projet personnalisé d’accès à l’emploi (Ppae) peuvent être prises en charge par l’AIF.

Bon à savoir : si la formation choisie est éligible au CPF, vous devez utiliser vos droits en priorité. L’aide individuelle à la formation peut intervenir pour financer le reste à charge et compléter le financement si le montant de vos droits est insuffisant.

Les formations professionnelles éligibles au CPF sont certifiantes. À leur issue, vous obtenez une certification professionnelle reconnue sur le marché du travail. Elle certifie vos nouvelles compétences et aptitudes dans un métier ou domaine d’activité.

Pour en bénéficier

Vous devez être demandeur d’emploi inscrit à France Travail, indemnisé ou non. L’AIF intervient quand vous avez un ou plusieurs financements, mais qui ne prennent pas en charge la totalité des frais pédagogiques ou quand aucun dispositif ne peut financer votre projet.

Les personnes en contrat de reclassement professionnel (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP) ou en contrat de sécurisation professionnelle (CSP) peuvent aussi en être bénéficiaires.

Les démarches

Pour faire une demande d’AIF :

  1. effectuez une demande de devis à l’organisme de formation ;
  2. transmettez-le à France Travail via votre espace personnel ;
  3. France Travail vérifie la cohérence avec votre projet de formation et accepte ou refuse le devis.

Attention, le montant de l’AIF est plafonné : il ne peut pas dépasser 8.000 euros ou 5.000 euros dans le cadre d’un CSP. S’il y a des dépassements, ces derniers seront à votre charge. Il ne couvre pas non plus les frais d’inscription, l’achat de matériel ou l’inscription à un concours ou un examen (dans le cas d’une formation diplômante par exemple). 

Bon à savoir : l’AIF permet de percevoir une rémunération pendant toute la durée de formation en fonction de votre situation (allocation d’aide au retour à l’emploi ARE, ASP, RFFT, la rémunération de formation de France Travail, etc.) et sous condition d’assiduité.

Le compte personnel de formation (CPF) : l’abondement

Le compte personnel de formation est l’un des dispositifs les plus connus pour financer sa formation. Vous pouvez mobiliser vos droits sans passer par France Travail.

Néanmoins, si le montant de vos droits est insuffisant, vous pouvez demander un abondement du CPF, c’est-à-dire un complément. France Travail peut financer votre compte quand vous en faites la demande via l’application ou le site Mon Compte Formation.

Les démarches pour obtenir un abondement du CPF par France Travail

Pour faire abonder votre compte CPF par France Travail, vous devez :

  1. vous connecter sur votre compte CPF (Mon Compte Formation) ;
  2. rechercher une formation éligible qui vous intéresse ;
  3. demander l’abondement à France Travail au moins 15 jours avant le début de la formation ;
  4. justifier en quelques lignes en quoi cette formation peut vous aider à retrouver un emploi.

Le délai de réponse est de 10 jours.

Reste à charge CPF : les demandeurs d’emploi sont exonérés

Pour chaque formation financée via le CPF, il existe un reste à charge de 103 euros (en 2026) que vous devez payer de votre poche. Mais si vous êtes demandeur d’emploi, vous en êtes automatiquement exonéré ! Pas de stress, donc, de ce côté-là.

L’exonération du reste à charge pour les demandeurs d’emploi vise à faciliter l’accès à la formation, l’insertion et la reconversion professionnelle.

La préparation opérationnelle à l’emploi (POE / POEC)

La préparation opérationnelle à l’emploi (POE) est une aide à la formation destinée aux employeurs. Néanmoins, vous en profitez indirectement !

Une aide pour financer une formation à l’embauche

La POE permet de financer une formation préalable à l’embauche avec un contrat de travail indéterminé (CDI) ou déterminé (CDD). Le but est de vous former pour acquérir les compétences nécessaires pour le poste que vous allez intégrer.

La POE ne finance donc pas directement une formation professionnelle continue, mais peut faciliter le recrutement et encourager les futurs recruteurs à vous embaucher.

Les conditions pour profiter de la POE

Ce dispositif s’adresse uniquement aux demandeurs d’emploi, indemnisés ou non. Elle concerne les formations réalisées par un tuteur de l’entreprise qui vous recrute ou par un centre de formation.

La POE s’organise en trois étapes entre vous, votre futur employeur et votre conseiller France Travail.

La différence entre la POE et la POEC

La POE ou POEI est la préparation opérationnelle à l’emploi individuelle tandis que la POEC est la préparation opérationnelle à l’emploi collective.

Dans le premier cas, l’objectif est de former un futur salarié avant sa prise de poste.

Dans le second cas, l’objectif est de former un groupe de demandeurs d’emploi sur un métier qui recrute dans une région donnée (cybersécurité, fibre optique…).

L’action de formation conventionnée par France Travail (AFC)

France Travail achète des places de formation dans différents organismes de formation. C’est ce qu’on appelle une action de formation conventionnée (AFC), dont vous pouvez bénéficier.

L’avantage ? Un reste à charge à zéro, puisque France Travail a déjà acheté et financé ces actions de formation. Vous n’avez pas besoin de mobiliser votre CPF et vous pouvez bénéficier de la rémunération de formation de France Travail (RFFT).

Pour en bénéficier

Pour bénéficier de l’AFC, vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi, mais aussi justifier la cohérence entre votre projet professionnel et la formation. Dans tous les cas, c’est une discussion que vous devez organiser avec votre conseiller, car c’est à lui de vous inscrire à la formation.

Attention, il existe des publics prioritaires :

  • allocataires du RSA ;
  • bénéficiaires de l’obligation d’emploi ;
  • seniors de 55 ans et plus ;
  • demandeurs d’emploi de moins de 26 ans jusqu’au niveau Bac +2 non obtenu ;
  • demandeurs d’emploi de 26 à 54 ans sans le baccalauréat ;
  • bénéficiaires du contrat de sécurisation professionnelle (CSP).

Trouver une formation AFC

La seule contrainte des AFC est qu’elles sont limitées par session avec un nombre de places lui aussi limité. Pour les trouver :

  • rendez-vous sur le site de France Travail ;
  • allez dans « se former » puis dans « trouver ma formation » ;
  • utilisez le filtre « financement possible par France Travail » (attention, il inclut tous les financements possibles, dont l’AIF, mais aussi l’AFC) ;
  • cherchez la mention « action de formation conventionnée » ou AFC dans le détail du financement.

Les formations concernées par l’AFC sont généralement :

  • des formations certifiantes, reconnues par l’État et inscrites au RNCP ;
  • des formations qualifiantes, qui visent l’obtention d’un diplôme ;
  • des formations préqualifiantes, qui préparent à l’entrée en parcours de formation certifiant ou qualifiant ;
  • des formations professionnalisantes ;
  • des remises à niveau, initiation et maîtrise des savoirs de base.

Elles peuvent avoir lieu en présentiel, à distance ou les deux (formation hybride).

Elles couvrent également les secteurs d’activité porteurs d’emploi (numérique, vente, BTP…).

Projet de reconversion : pensez à l’allocation chômage

Le dispositif Démission-Reconversion permet aux salariés démissionnaires de toucher l’indemnité chômage pour financer leur réorientation professionnelle. Pour en bénéficier, il faut tout de même avoir un projet solide, validé par Transitions Pro.

Passer par un conseiller en évolution professionnelle (CEP) est également nécessaire, tout comme la capacité de justifier au moins 5 ans d’activité professionnelle salariée en CDI à temps plein ou à temps partiel.

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