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Maelys Léon

métiers qui risquent de disparaître

10 métiers qui risquent de disparaître d’ici 2030

Des métiers en voie d’extinction : les causes

Après avoir fait le tour des métiers qui recruteront le plus d’ici 2030, découvrons les tiers qui risquent le plus de disparaître d’ici 2030.

Les évolutions professionnelles sont constantes et normales dans un monde qui, lui aussi, évolue en permanence. Cette évolution rime souvent avec transformation et parfois avec disparition. C’est le cas de 10 métiers en particulier qui risquent de s’éteindre d’ici les 15 prochaines années.

En réalité, ces métiers risquent de moins en moins de recruter. Les entreprises réduiront leurs offres d’emploi, voire les supprimeront totalement.

Mais pourquoi ces métiers sont-ils en voie d’extinction ? D’abord, à cause des changements technologiques comme l’émergence de l’intelligence artificielle et la robotisation…

Ensuite, en raison de la transition écologique qui modifiera les besoins des employeurs en matière de recrutement (création d’emplois, mais aussi réduction, voire suppression de postes, ou délocalisation de l’entreprise pour des raisons écologiques).

La fragmentation géoéconomique peut aussi impacter le monde professionnel (guerres, élections…).

Enfin, les changements démographiques auront une influence sur le marché de l’emploi (baisse du taux de natalité, vieillissement des populations…).

Le déclin de ces métiers suit l’évolution de la société. Pour ne pas subir ces transformations, le mieux reste de s’informer, et de se former.

Découvrez si votre métier fait partie des métiers menacés, ou si vous exercez un métier qui ne sera pas remplacé par l’IA.

Les 10 métiers qui risquent le plus de disparaître d’ici 2030

Voici la liste des professions en voie d’extinction, d’après le rapport :

  1. postier ;
  2. caissier de banque ;
  3. opérateur de saisie de données ;
  4. caissier et agents de billetterie ;
  5. assistant administratif et secrétaire de direction ;
  6. imprimeur et ouvrier de l’imprimerie ;
  7. comptable ;
  8. gestionnaire des stocks ;
  9. personnel d’accueil et contrôleur de transport ;
  10. vendeur indépendant.

Tous ces jobs ont un point commun : des machines peuvent les remplacer. Certains logiciels peuvent automatiser des tâches et s’occuper de ces missions à leur place. Là où un humain était nécessaire, un robot pourra le remplacer…

Bien sûr, cette disparition sera progressive. Les entreprises proposeront de moins en moins d’offres d’emploi. Pour la majorité d’entre eux, l’IA et les machines les remplaceront. Les emplois administratifs sont les plus exposés à ce déclin.

D’autres métiers font partie de ce classement et risquent de disparaître d’ici 2030 comme graphiste designer, expert en sinistre, fonctionnaire juridique, secrétaire juridique, télévendeur…

92 millions d’emplois

devraient disparaître d’ici 2030 (mais 170 millions devraient aussi voir le jour).

La solution : anticiper et changer de métier

Les évolutions du marché du travail sont, d’une certaine manière, inarrêtables. Les reconnaître et les anticiper permet de sécuriser son emploi et d’augmenter son employabilité en cas de chômage.

La formation professionnelle apparaît comme une solution possible pour répondre à ces évolutions et permettre à des milliers d’actifs de ne pas disparaître avec leur métier. Réorienter sa carrière et apprendre un nouveau métier font aussi partie des solutions à envisager.

Se former, la solution n°1

Se former tout au long de sa carrière permet d’anticiper les évolutions du marché du travail. À l’heure actuelle, vous avez plus de chance de changer de job au moins une fois dans votre vie professionnelle que la génération de vos grands-parents.

La formation continue, notamment, vous permet de développer de nouvelles compétences et aptitudes. Ces atouts vous permettront de vous adapter et de rebondir, de trouver un emploi ou de le conserver, voire de vous reconvertir professionnellement et de changer d’emploi.

Se réorienter professionnellement

La réorientation professionnelle peut aider à contrebalancer la disparition de certains postes à cause de l’IA et du contexte socio-économique. Donner un nouvel élan à sa carrière, changer d’orientation professionnelle, voire carrément changer de vie ou de secteur d’activité favorise permet de répondre aux besoins du marché et de ne pas vous retrouver sans emploi.

Tout est lié. Votre évolution professionnelle suit votre évolution personnelle, laquelle gravite autour de l’évolution globale (société, environnement, économie…). Changer de carrière en temps de crise, c’est-à-dire quand votre job est menacé, est une manière de vous préparer pour ne pas subir et rebondir.

Bon à savoir : quand on parle de changement de carrière, on ne parle pas forcément d’une réorientation radicale. Effectuer une reconversion peut se traduire par une création d’entreprise, un changement de poste, une mobilité interne…

La reconversion professionnelle est aussi l’occasion de faire le point sur vos aspirations et vos motivations, de réaliser un bilan de compétences pour identifier vos points forts et vos faiblesses, ou encore de construire un nouveau projet professionnel qui vous ressemble.

Cette « crise » peut vous donner l’impulsion nécessaire pour chercher et trouver des solutions compatibles avec vos envies professionnelles. Elle peut vous ouvrir d’autres voies et vous permettre d’envisager une reconversion vers une activité ou un métier qui vous passionne.

Si la profession que vous exercez vous passionne déjà, rien ne vous oblige à changer de voie professionnelle. Au contraire, vous pouvez évoluer avec votre métier et développer les compétences nécessaires pour sécuriser à la fois votre emploi et votre profil sur le marché.

Les métiers les plus recherchés d’ici 2030

Parmi les métiers d’avenir, ceux qui recruteront le plus d’ici 2030, le rapport note :

  • expert en Big Data ;
  • ingénieur FinTech ;
  • expert en IA et en Machine Learning ;
  • développeur de logiciels et d’applications ;
  • expert en gestion de la sécurité ;
  • chauffeur de camions légers ou de services de livraison.

La plupart des métiers en évolution font partie du secteur de l’informatique et du numérique.

Les besoins des entreprises se concentreront de plus en plus sur des talents qualifiés dans la sécurité, le numérique et l’intelligence artificielle. Ainsi, si vous cherchez des idées de métiers pour votre avenir professionnel, ces derniers peuvent vous inspirer.

En 2030… Tous ingénieurs ?

Non, heureusement.

Si vous n’avez pas un profil d’ingénieur ou de data analyst, d’autres métiers en croissance peuvent vous intéresser comme spécialiste e-commerce, social media manager, spécialiste du marketing, chef de projet (dans divers domaines d’activité), cuisinier… Ces métiers recrutent et continueront de recruter d’ici 2030.

Les métiers qui risquent le plus de disparaître en France d’ici 2030

Concentrons-nous à présent sur la France. Toujours selon le Future of Jobs Report 2025, les métiers qui devraient le plus disparaître d’ici 2030 en France sont :

  • ouvrier d’assemblage et d’usine ;
  • manager ;
  • directeur exécutif.

A l’inverse, les jobs liés à l’IA et au Machine Learning, au Data et au Business Development devraient davantage recruter d’ici les 15 prochaines années.

Les compétences recherchées en France d’ici 2030

Les compétences professionnelles les plus recherchées d’ici 2030 en France seront l’IA et le Big Data (sans surprise) et la cybersécurité.

Des soft skills comme la curiosité et l’envie d’apprendre seront également recherchées par les recruteurs.

En effet, si les emplois évoluent au rythme des nouvelles technologies, suivre une formation professionnelle pour mettre à jour vos compétences sera monnaie courante. Aimer apprendre et acquérir de nouvelles compétences est une qualité professionnelle qui plaira aux employeurs.

Source : le rapport Future of Jobs 2025.

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reconversion ess

Se reconvertir dans l’économie sociale et solidaire (ESS)

Définition et rôle de l’ESS

L’économie sociale et solidaire (ESS) regroupe une variété de structures telles que des associations, des coopératives, des fondations, des organisations et des mutuelles. Elles travaillent dans des secteurs d’activité qui soutiennent la solidarité, la coopération, la démocratie et la responsabilité sociale et gouvernementale.

Leurs objectifs sont souvent d’œuvrer pour l’utilité sociale, la création d’emplois de qualité, le développement local et la lutte contre les inégalités. Leurs missions concernent des projets solidaires, sociaux et économiques.

Si vous cherchez un nouveau métier pour votre projet de reconversion, travailler dans l’économie sociale et solidaire pourrait vous plaire. En effet, faire une reconversion professionnelle dans l’ESS permet de réorienter votre carrière vers un métier qui a du sens et où vous vous sentez utile pour la société.

Une augmentation du nombre d’emplois dans l’ESS

Depuis un an environ, ESS France remarque une croissance deux fois plus soutenue par rapport aux dix dernières années du nombre d’effectifs dans l’ESS. Le solde net d’emplois a ainsi augmenté de 31.257 postes en un an seulement à la fin du mois de juin 2024.

Qu’est-ce que cela signifie ? Avant tout, que le besoin des organisations de l’ESS augmente. Ces structures multiplient les offres d’emploi, ce qui est une excellente nouvelle pour les personnes qui veulent changer de voie professionnelle pour se réorienter professionnellement vers des jobs à impact.

2,7 millions

de salariés exercent au sein de 152.000 entreprises ESS en France. Cela représente 13,7 % des emplois salariés du secteur privé.

Les secteurs qui recrutent

Les domaines d’activité liés aux arts et spectacles ainsi que les branches d’activité liées à la santé recrutent le plus dans l’économie sociale et solidaire.

Il en va de même avec le secteur de l’hébergement social et médico-social ainsi que l’hébergement médicalisé pour les personnes âgées et les enfants en difficulté.

Entamer une reconversion professionnelle dans les métiers de l’ESS

Envisager une reconversion vers des métiers à impact n’est pas si rare. Au contraire, c’est l’une des principales raisons qui poussent les gens à changer de profession à l’heure actuelle.

Les personnes en reconversion sont nombreuses à chercher plus de sens dans leur vie professionnelle et, si possible, souhaitent impacter positivement leur environnement.

Pour cela, rien de mieux que l’ESS. En rejoignant une organisation, une fondation, voire une association avec le statut de salarié, vous êtes rémunéré pour vos compétences et pour participer à l’action économique, sociale et solidaire de la société.

En fonction des secteurs d’activité (environnement, logement, alimentation…), toutes les compétences et aptitudes sont recherchées par les recruteurs : management, communication, marketing, finance, psychologie…

Astuce pour votre recherche d’emploi : sélectionnez les organisations que vous appréciez et consultez leurs annonces d’emploi. En fonction de leurs besoins, vous pouvez suivre une formation professionnelle continue pour développer vos compétences et ainsi faciliter votre employabilité dans ce secteur.

Avant de vous réorienter professionnellement, pensez toujours à suivre les quatre étapes du processus de reconversion :

  1. faire le point sur votre situation professionnelle, vos aspirations et vos motivations à changer de métier (avec le conseil en évolution professionnelle CEP, le bilan de compétences et/ou le coaching) ;
  2. s’informer sur les idées de métiers, les formations professionnelles et les organismes de formation, les dispositifs de financement (compte personnel de formation CPF, projet de transition professionnelle PTP, aide individuelle à la formation pour les demandeurs d’emploi AIF, etc.) ;
  3. se former pour acquérir les compétences nécessaires ;
  4. rechercher un emploi dans la structure qui correspond à vos envies professionnelles et à votre projet de reconversion.

Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement à la reconversion tout au long de ce processus avec un coach professionnel, votre conseiller France Travail (ex Pôle Emploi) si vous êtes demandeur d’emploi ou le CEP qui est un service gratuit (idéal pour définir un projet professionnel clair, cohérent et réaliste).

10 métiers de l’ESS dans lesquels vous reconvertir

Voici 10 exemples de métiers à impact positif dans l’ESS dans lesquels vous pouvez vous reconvertir professionnellement.

1. Animateur socioculturel

Vous conceptualisez et animez des activités de loisirs et mettez en place des ateliers ou des événements culturels pour différents publics (enfants, jeunes adultes, seniors).

Vous travaillez au sein de différentes structures comme des centres socioculturels, des foyers d’hébergement, des foyers de travailleurs…

Pour effectuer une reconversion en tant qu’animateur socioculturel, la formation initiale est une possibilité. Décrochez un brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien qui est la base pour devenir animateur. Vous pouvez également obtenir un brevet professionnel, un diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport, ou viser une licence et un master spécialisés.

2. Chargé de mission développement local

Vous pilotez des projets de développement local pour faire connaître la structure et créer du lien avec les acteurs du territoire (collectivités, associations, entreprises…).

Ce métier est accessible avec un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT…), jusqu’à un Bac+5 (Master) en sciences sociales, économiques, humaines, aménagement du territoire et urbanisme.

3. Conseiller en insertion professionnelle

Votre mission consiste à accompagner les personnes en difficulté dans leur recherche d’emploi. Vous les aidez à construire un projet professionnel faisable et à développer leurs compétences en leur proposant des formations adaptées.

La formation continue facilite l’accès à ce métier, surtout dans le cadre d’un changement de carrière professionnelle. Le Cnam, par exemple, propose un titre RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) pour devenir chargé d’accompagnement social et professionnel.

Vous pouvez ensuite trouver un emploi dans des structures comme les missions locales, France Travail, les CCI et les associations d’aide à l’emploi.

4. Éducateur spécialisé

Ce métier recrute en France ! Vous intervenez auprès de personnes, souvent des enfants et des adolescents, en difficulté sociale et en situation de handicap. Votre objectif est de favoriser leur inclusion et leur autonomie.

Pour devenir éducateur spécialisé, vous devez obtenir le diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES). Il se prépare en trois ans. La formation continue est possible, notamment via le contrat de professionnalisation (formation par alternance).

5. Gestionnaire de structure d’accueil

Vous êtes responsable du bon fonctionnement d’une structure accueillant du public (crèche, centre de loisirs, foyer de jeunes travailleurs…). Vous gérez les tâches administratives, financières et humaines dans le respect des réglementations en vigueur.

L’expérience professionnelle dans le social est un atout pour faire ce métier. Avoir un diplôme comme le BPJEPS, un DUT Carrières Sociales ou un DEES peut également faciliter votre embauche. Dans tous les cas, des qualités relationnelles et de gestion sont indispensables.

6. Travailleur social

Vous accompagnez les personnes en difficulté en tant qu’assistant social, éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale… Vous soutenez ces personnes, êtes à leur écoute pour les accompagner dans leurs démarches, effectuez la médiation avec les organismes (CAF, France Travail, etc.) et contribuez à leur autonomie.

Pour travailler dans le social, ou se reconvertir professionnellement dans le social, plusieurs diplômes sont recommandés comme le Diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social (DEAES), le Diplôme d’État d’assistant familial, le Diplôme d’État de moniteur éducateur et le Diplôme d’État de technicien de l’intervention sociale et familiale.

L’astuce pour obtenir un diplôme sur la base de ses expériences : vous renseigner sur la validation des acquis de l’expérience (VAE). Elle vous permet d’attester vos compétences acquises au cours de votre parcours professionnel pour obtenir une reconnaissance de vos capacités (diplôme d’État).

7. Responsable de projet ESS

Vous développez et mettez en œuvre des initiatives à impact social. Ce métier polyvalent nécessite plusieurs compétences, dont la gestion de projet et une bonne connaissance du milieu de l’ESS. La formation continue et la formation initiale sont deux voies possibles pour effectuer cette réorientation professionnelle.

8. Community manager pour une association

Vous gérez les réseaux sociaux d’une association ou d’une organisation de l’ESS. Pour faire ce métier, vous pouvez suivre une formation continue en ligne ou en présentiel. Vous aurez pour mission d’animer la communauté sur les réseaux pour communiquer les actions et les projets de l’association.

9. Formateur pour adultes

Vous pouvez devenir formateur pour le compte d’associations et d’organisations. Le but est de dispenser des formations aux adultes pour développer leurs connaissances sur les sujets de l’économie sociale et solidaire.

L’ESS est un secteur très large qui permet de créer des formations sur et pour la petite enfance, l’insertion professionnelle, le commerce équitable, les circuits courts, l’accompagnement au handicap, l’écologie, le bien-être animal, etc.

10. Responsable de la communication pour une entreprise sociale

Votre rôle est de gérer la communication de l’entreprise sociale et solidaire. Avoir un parcours de formation dans le secteur de la communication peut favoriser votre recrutement. Toutes les entreprises, même celles à mission, ont besoin de chefs de projet et de communicants pour développer leurs actions et informer le grand public.

Fouillez le marché de l’emploi en ciblant des entreprises sociales pour tenter votre chance et faire un travail qui a du sens !

Les conseils pour réorienter sa carrière dans l’ESS

Accédez aux métiers de l’ESS par la voie classique, le salariat, ou par l’entrepreneuriat ! Dans tous les cas, vous devrez peut-être vous former pour développer vos compétences et faciliter votre changement de carrière professionnelle.

La formation professionnelle

Se former à l’ESS est un excellent moyen d’intégrer ce milieu. Il existe de nombreuses formations professionnelles, dont des formations initiales et des formations continues. Privilégiez un centre de formation agréé et sérieux comme :

  • le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) qui propose des formations en économie sociale ;
  • le portail de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire qui propose des formations ;
  • Ticket for Change qui propose une « école » pour changer de vie professionnelle dans l’ESS ;
  • On Purpose qui propose un programme de formation continue avec des stages au sein d’une structure ESS.

(source : association.gouv).

Le bénévolat

Travailler en tant que bénévole vous permet d’acquérir de l’expérience dans l’ESS. De plus, les associations ont toujours besoin de bras pour faire fonctionner leur structure. Le bénévolat est aussi un excellent moyen de tester un métier avant de changer de job.

La création d’entreprise sociale

Si vous voulez entreprendre pour changer la société et si vous avez une idée d’entreprise économique, sociale et solidaire, alors créer une entreprise est une possibilité.

Certains acteurs peuvent vous accompagner comme les Cress (chambres régionales de l’économie sociale et solidaire), notamment pour trouver des financements et choisir la forme juridique la plus adaptée à votre projet entrepreneurial et solidaire.

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avantage IA travail

3 avantages de l’IA dans le monde du travail

L’IA : la nouvelle ruée vers l’or qui change la société

Nous sommes au seuil d’une grande révolution. Il suffit de regarder les gouvernements se précipiter dans une ruée vers l’IA : 109 milliards d’euros d’investissement prévus pour la France, 500 milliards de dollars pour les États-Unis et pas moins pour la Chine.

L’IA générative comme ChatGPT, Gemini ou DeepSeek se présente comme étant toujours plus utile, toujours plus performante et toujours plus innovante.

Il est donc logique de se demander quelle sera la place de l’IA dans nos sociétés futures, elle qui a déjà été adoptée par 80 % des recruteurs dans leurs missions de recrutement (source : Hellowork, novembre 2024), ou par 46 % des demandeurs d’emploi pour trouver un travail (source : France Travail, octobre 2024).

Loin de faire peur, l’intelligence artificielle est majoritairement perçue comme un outil utile, à condition que son utilisation soit réglementée et encadrée. Dans le monde du travail, elle peut contribuer à améliorer certains aspects. Voyons lesquels…

1. Gain de temps et de productivité

12 % des salariés français utilisent l’intelligence artificielle dans le cadre professionnel, d’après l’étude Artefact / Odoxa (février 2025). Davantage employée par la Génération Z, elle connaît néanmoins un bond fulgurant dans son utilisation au travail (53 % en 2024 contre 33 % en 2023).

Le premier avantage de l’IA au travail est le gain de temps. En effet, grâce à l’automatisation de certaines tâches répétitives, les salariés peuvent mieux optimiser leur temps et gagner en productivité lorsque cela concerne, par exemple, la saisie de données, le tri des e-mails ou la gestion de plannings.

68 %

des salariés qui utilisent ChatGPT au travail se disent plus productifs (source : Adecco Group, printemps 2024).

De plus, l’IA peut créer des contenus variés à partir de données non structurées, ce qui multiplie leur force et leur potentiel de développement. Elle se développe en permanence pour s’adapter aux besoins des utilisateurs et continuer d’optimiser leurs tâches et leur temps de travail.

Définition : les données structurées sont accessibles par n’importe quel utilisateur (noms, adresses, données de vente…) et respectent un format strict.

A l’inverse, les données non structurées sont difficilement accessibles et n’ont pas de format prédéfini, ce qui les rend complexes à analyser (e-mails, messages, articles de blog, photos…). Les IA peuvent analyser toutes les données et les exploiter pour constituer des réponses aléatoires. En ce sens, elle peut apprendre et se développer en continu.

2. Faciliter les processus de recrutement

L’IA générative présente des avantages pour l’emploi et la recherche d’emploi. En effet, que ce soit dans les agences publiques comme France Travail (ex Pôle Emploi) ou les cabinets de recrutement privés, elle assiste les recruteurs dans leurs processus de recrutement pour mieux cibler les candidats.

Du côté des demandeurs d’emploi, l’IA aide à rédiger un CV pertinent et une lettre de motivation personnalisée selon l’entreprise visée et les attentes du poste.

A partir d’informations données, l’intelligence artificielle vous accompagne tout au long des étapes de recrutement : présentation de soi et de son parcours professionnel, présentation des compétences et aptitudes, présentation des motivations à postuler…

Selon vos expériences, l’IA est également capable de valoriser des talents et des atouts auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé. En somme, elle permet de gagner en précision et en pertinence.

Pour les entreprises qui recrutent, l’intelligence artificielle est aussi un moyen de trier rapidement les candidatures, de les analyser et de les hiérarchiser selon les critères introduits par l’humain.

Cependant, un risque subsiste. L’IA pourrait trier les candidats selon des biais stéréotypés. C’est ce qui est arrivé à Amazon qui a dû cesser de l’utiliser pour recruter de nouveaux salariés, parce qu’elle privilégiait les hommes au détriment des femmes.

Sur le long terme, l’IA générative pourrait tout de même réduire les discriminations à l’embauche, à condition de bien choisir les critères humains et de l’entraîner de manière à diminuer le risque (ce qui a fait défaut à Amazon).

Pour lutter contre ce problème, de nombreuses entreprises comme Microsoft, Orange ou La Poste ont instauré des comités d’éthique internes sur l’utilisation de l’IA.

3. Accompagner l’évolution des métiers

Sur le long terme, l’IA facilitera l’accès aux compétences techniques, lesquelles s’apprennent essentiellement par la formation professionnelle.

A l’avenir, vous n’aurez plus besoin de contacter un juriste d’entreprise, par exemple, pour connaître la réponse à votre question. L’IA pourra et peut déjà, en partie, vous répondre (attention cependant à vérifier la véracité des informations).

En accélérant l’apprentissage de nouvelles compétences, l’IA facilitera les reconversions professionnelles et mêmes les réorientations radicales, très éloignées du parcours de formation initiale. De même, au sein de l’entreprise, certaines tâches pourront être effectuées par une diversité de collaborateurs, sans nécessiter de compétences spécifiques.

Gain de productivité, mais destruction des emplois

Nul ne le nie, certains emplois disparaîtront à cause de l’IA, notamment dans certains métiers et secteurs d’activité spécifiques. Cependant, cette disparition s’accompagnera d’une vague de créations d’emploi dans d’autres secteurs.

C’est pourquoi se former tout au long de sa carrière est plus que jamais nécessaire pour préparer cet avenir professionnel et assurer son employabilité.

Les pouvoirs publics, entreprises et managers doivent aussi se préparer à ces changements, préparer leurs équipes et anticiper le besoin de formation.

Favoriser les mobilités internes

IA ne signifie pas forcément licenciement. Au contraire, les entreprises ont tout intérêt à accompagner l’évolution professionnelle de leurs salariés. L’intégration de l’IA pourra en effet faciliter la mobilité interne (changement de poste dans la même entreprise) et la montée en compétences.

Les logiciels intelligents pourront également croiser les informations sur les salariés en fonction de leurs compétences professionnelles, leurs expériences, leurs formations et leurs entretiens pour optimiser leurs performances au sein de l’entreprise.

Les recommandations pour bien aborder l’IA dans le milieu professionnel

L’IA changera énormément d’aspects de la société et de la sphère professionnelle. S’y préparer est nécessaire, c’est pourquoi la formation professionnelle continue constitue un levier fondamental. Elle doit former les jeunes actifs, mais aussi les actifs en emploi et les demandeurs d’emploi. En outre, l’IA accéléra le développement des compétences.

Pour s’y préparer, il faudra développer des formations pertinentes et actualisées, accélérer les processus de certification et encourager les formations en situation de travail (formation en alternance par exemple).

Bon à savoir : la validation des acquis de l’expérience (VAE) devrait gagner en importance pour certifier les compétences IA. Elle consiste à obtenir un diplôme sur la base de son expérience.

De plus, pour prévenir d’éventuels déséquilibres sur le marché, il faudra idéalement soutenir les TPE et les PME dans la formation à l’IA générative et faciliter le financement de la formation.

Pour en savoir plus sur les avantages de l’IA, nous vous conseillons de lire le rapport complet de Terra Nova sur ce que l’IA générative fait au travail et à l’emploi.

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métiers agriculture

Reconversion : 10 métiers de l’agriculture qui recrutent

À l’occasion du Salon de l’Agriculture 2025, découvrez des idées de métier de la branche agricole pour construire un projet de reconversion compatible avec vos valeurs et changer de vie professionnelle.

Bon à savoir : La Nouvelle-Aquitaine est la région qui prévoit le plus de recruter des professionnels de l’agriculture.

1. Viticulteur

Si vous souhaitez changer de branche pour devenir viticulteur, vous pouvez suivre une formation continue. La formation viticulture est éligible au compte personnel de formation (CPF) selon l’organisme que vous choisissez. Elle vous permet de développer de nouvelles compétences, nécessaires pour démarrer une nouvelle vie professionnelle.

Sachez que le viticulteur se distingue de vigneron. Le premier est spécialisé dans la culture de la vigne pour produire du raisin à destination de la vinification. Le second est, lui, responsable de l’ensemble du processus de production du vin et peut s’occuper de l’entretien des vignes et de la récolte.

Le métier de viticulteur recrute activement en France et à l’international, aussi bien pour des postes techniques que commerciaux.

Astuce en plus : avant de changer de profession, commencez par faire un bilan de compétences pour identifier vos compétences professionnelles transférables.

2. Arboriculteur

Pour devenir arboriculteur, vous pouvez faire une formation professionnelle continue ou initiale. Le parcours de formation initial est accessible du CAP au Bac+3.

Ce professionnel de l’agriculture est spécialisé dans la culture des arbres fruitiers. Son travail englobe un large éventail de tâches, de la plantation à l’entretien en passant par la récolte et la commercialisation des fruits.

3. Agriculteur (exploitation agricole)

Les missions de l’agriculteur sont variées : travaux des champs, gestion de l’exploitation, commercialisation des produits, gestion de la production, etc.

Si vous comptez effectuer une reconversion dans l’agriculture et gérer votre propre exploitation, il est conseillé de vous former, surtout si vous envisagez une réorientation radicale.

Le site de l’ANEFA (agence de promotions des emplois agricoles) rappelle que vous pouvez :

  • réaliser une période de mise en situation en milieu professionnelle (PMSMP), c’est-à-dire un stade d’immersion pour tester un métier avant d’en changer ;
  • passer par la préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC) pour développer vos compétences avant de chercher un emploi dans l’agriculture (pour les demandeurs d’emploi qui veulent se réorienter professionnellement) ;
  • bénéficier de l’action de formation préalable au recrutement (AFPR) ;
  • passer le BPREA (brevet professionnel responsable d’exploitation agricole) pour vous installer en tant qu’agriculteur.

Des certifications professionnelles vous permettent également d’évoluer tout au long de votre carrière, de développer vos compétences et aptitudes et de vous spécialiser. Nous vous conseillons de privilégier une formation qualifiante qui délivre un certificat d’aptitude reconnu dans le milieu agricole.

Astuce en plus : consultez le site de l’OCAPIAT, l’opérateur de compétences (OPCO) spécialisé, entre autres, dans les métiers de l’agriculture.

4. Maraîcher

Si vous souhaitez devenir maraîcher dans le cadre d’un changement d’orientation professionnelle, vous pouvez obtenir le certificat de qualification professionnelle (CQP) ouvrier spécialisé en production légumière. La formation dure moins d’un an, ce qui permet d’entamer une reconversion rapide.

Le maraîcher est un agriculteur spécialisé dans la production de légumes, de fruits, d’herbes aromatiques et/ou de fleurs. Il peut notamment vendre des productions sur le marché (mais pas seulement !).

5. Éleveur

Si passer votre journée auprès d’animaux vous motive à changer de travail, le métier d’éleveur est peut-être fait pour vous. Vaches laitières, chèvres, moutons ou même alpagas, vous pouvez élever les animaux que vous souhaitez. Vous veillez à leur santé et à leur développement.

Pour devenir éleveur animalier, les formations professionnelles dépendent des animaux que vous souhaitez élever. Pour devenir éleveur de chevaux par exemple, vous devez avoir une certaine expertise en équidés et cela s’apprend. De manière générale, vous pouvez passer un brevet professionnel, puis gagner en expérience professionnelle au gré de vos emplois.

Astuce en plus : n’hésitez pas à développer votre réseau et à multiplier des sages ou de petits emplois pour gagner en expérience tout au long de votre processus de reconversion.

6. Conducteur d’engins agricoles

Ce métier de l’agriculture recrute énormément en France. Les besoins sont réels. C’est un métier accessible sans diplôme. Vous y accédez notamment grâce au brevet professionnel agricole (BPA) option travaux de conduite et d’entretien des engins agricoles.

Ce métier peut s’exercer en CDD (contrat à durée déterminée) et en CDI (contrat à durée indéterminée). Si votre projet s’inscrit plutôt dans la création d’entreprise et la gestion de votre exploitation, apprendre à conduire des engins agricoles peut s’avérer indispensable.

7. Vigneron

Nous l’avons vu, le métier de vigneron diffère de celui de viticulteur. Le vigneron s’occupe du processus de création du vin. C’est un emploi à plein temps qui demande beaucoup d’efforts physiques et de la patience.

Pour effectuer une reconversion et devenir vigneron, vous pouvez faire un CAP vin et vigne ainsi qu’un Bac Pro pour apprendre à conduire des engins et gérer une exploitation agricole. Certaines écoles d’agronomie proposent également des formations spécifiques sur l’œnologie, vous permettant de développer vos aptitudes professionnelles.

8. Chef de culture

Le chef de culture est un acteur clé du monde agricole. Il gère et optimise les productions végétales et joue un rôle dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des cultures.

Pour changer de secteur d’activité et faire ce métier, vous devez surtout avoir une expérience solide dans les métiers agricoles et de productions agricoles. Plusieurs formations initiales sont possibles du Bac au Bac+3. Certains BTS sont compatibles avec les personnes actuellement en reconversion afin de s’adapter à leurs contraintes.

9. Horticulteur

L’horticulteur est un professionnel de la culture des plantes ornementales ou à destination de la consommation (légumes, fruits). Vous y accédez par la formation initiale ou continue, notamment via un centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA).

Certaines certifications existent comme le titre professionnel d’ouvrier de production horticole.

10. Agent de production sylvicole

Pour devenir sylviculteur, vous pouvez suivre une formation continue ou initiale. Ce sont des formations rapides qui peuvent également s’effectuer en alternance, ce qui vous permet d’apprendre sur le terrain.

L’ouvrier sylvicole ou agent forestier a pour rôle l’entretien, la gestion et l’exploitation des forêts. Il s’occupe notamment de la préparation des sols et des plantations, de débroussaillages et des abattages.

reconversion agriculture

Obtenir une VAE Agriculture

La validation des acquis de l’expérience (VAE) vous permet d’obtenir un diplôme sur la base de votre expérience. Vous pouvez en faire la demande auprès d’organismes agréés comme le CNAM. Vous devrez néanmoins passer un entretien pour certifier vos compétences.

La VAE facilite l’évolution professionnelle ainsi que le recrutement et l’insertion professionnelle sur le marché de l’emploi. Elle favorise également votre professionnalisation.

Comment financer sa formation agricole ?

Plusieurs aides financières prennent en charge une partie ou la totalité des frais pédagogiques selon votre situation. Le CPF est un dispositif commun à tous les actifs.

Vous disposez également :

  • du projet de transition professionnelle (PTP) si vous êtes salarié dans le privé (il a remplacé le congé individuel de formation et est géré par Transitions Pro qui ont remplacé le Fongecif) ;
  • du dispositif Démission Reconversion pour toucher l’indemnité chômage quand vous avez un projet de changement de carrière professionnelle ;
  • de l’aide individuelle à la formation (AIF) si vous êtes demandeur d’emploi.

D’autres aides financières peuvent vous être attribuées, notamment pour aider votre installation agricole. C’est notamment le cas si vous êtes jeune agriculteur ou si vous avez entre 18 et 40 ans.

L’agriculture, un domaine d’activité nécessaire vers lequel se reconvertir

Pour se reconvertir professionnellement vers l’agriculture, il faut d’abord faire le point. Faire le point sur votre situation professionnelle et faire le point sur vos motivations profondes à s’orienter vers ce secteur. S’il est connu pour être difficile et précaire, seuls les porteurs de projet motivés et les personnes passionnées pourront en tirer une forme d’épanouissement pérenne.

Faire un métier de l’agriculture nécessite de la passion et des efforts. Alors que 43 % des exploitants sont âgés de plus de 55 ans (source : Chambres d’agriculture 2025), le manque de main-d’œuvre inquiète. Trop peu de jeunes et de personnes en reconversion professionnelle se dirigent vers cette voie pourtant essentielle et pleine de sens.

6 agriculteurs sur 10

seront en âge de partir à la retraite d’ici 10 ans.

C’est pourquoi, si vous souhaitez donner une nouvelle orientation à votre carrière et si vous avez envie de changement, l’agriculture pourrait vous convenir. Cette voie comporte de nombreuses opportunités et fait partie des secteurs en tension qui recrutent.

Les trois profils d’agriculteurs en devenir

L’INRAE a mené une enquête pour identifier trois profils de personnes qui envisagent souvent une réorientation professionnelle vers l’agriculture :

  • les « déclassés », c’est-à-dire des personnes qui ont vite abandonné les études supérieures pour se réorienter vers l’agriculture (ils peuvent aussi reprendre une ferme ou une exploitation agricole appartenant à leur famille) ;
  • les « désenchantés » qui occupent un emploi stable d’encadrement ou de direction qui ne leur plaît plus ou qui manque de sens, ce qui les poussent à envisager une reconversion vers des métiers porteurs de sens et proches de leurs aspirations ;
  • les « détachés » qui sont généralement âgés de plus de 40 ans, qui occupent des emplois peu qualifiés et qui effectuent une mobilité professionnelle souvent en lien avec leur parcours professionnel initial.

Se confronter aux réalités du métier

La profession d’agriculteur est dure. Tout le monde en a conscience. Avant de changer de boulot, la formation professionnelle est un bon moyen de se confronter aux réalités du terrain. Une enquête du CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricole) révèle que 42 % des personnes ayant suivi une formation agricole ne poursuivent pas leur projet professionnel.

Prendre le temps de vous informer sur les réalités du métier est très important avant de changer de job et de vous lancer dans cette nouvelle aventure professionnelle. C’est pourquoi nous vous conseillons de parler à des professionnels du secteur, voire d’effectuer un stage d’immersion professionnelle avant de changer de métier et quitter votre job actuel.

Suivez vos envies professionnelles, mais prenez le temps de bien réfléchir à votre programme de reconversion avant de changer de voie professionnelle. Respectez ces quatre étapes dans votre plan d’action :

  1. faire le point sur votre métier actuel et vos aspirations ;
  2. s’informer sur le nouveau métier ;
  3. se former avec un organisme de formation qualifié ;
  4. commencer la recherche d’emploi.

Bénéficiez d’un accompagnement à la reconversion avec le coaching professionnel et d’une aide à la construction de votre projet pro avec le CEP.

Source des idées de métiers qui recrutent en agriculture : enquête HelloWork 2025 qui se base sur les besoins de main-d’œuvre des métiers qui recrutent le plus en 2024 (enquête France Travail – ex Pôle Emploi).

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ia reconversion

Comment utiliser l’IA pour sa reconversion professionnelle ?

Utiliser l’IA pour identifier ses compétences et aptitudes

La première étape de tout processus de reconversion est la suivante : faire le point. Faire le point sur votre parcours, vos compétences, votre situation professionnelle, vos aspirations et vos motivations.

Vous avez envie de changer de job, mais quels sont vos atouts ? Quelles sont les qualités que vous avez acquises au cours de votre parcours professionnel et que vous pouvez valoriser ?

Plusieurs dispositifs permettent de faire un bilan de la situation :

  • le conseil en évolution professionnelle (CEP) qui est gratuit et qui vous aide à construire un projet professionnel réaliste ;
  • le bilan de compétences pour dresser la liste de ses aptitudes ;
  • le coaching professionnel pour un accompagnement à la reconversion personnalisé.

L’IA analyse votre profil

L’intelligence artificielle peut analyser votre profil pour identifier vos compétences sur la base de vos expériences professionnelles et de votre parcours de formation.

Partagez avec elle votre CV et parlez de votre vie professionnelle pour qu’elle puisse identifier vos compétences transférables, les possibilités d’évolution et les éventuels nouveaux métiers vers lesquels vous réorienter professionnellement.

L’IA peut faire des recommandations personnalisées

En fonction de votre profil et de vos centres d’intérêt, ou de vos envies professionnelles, l’IA peut proposer des idées de métier ou de secteurs d’activité en lien avec vos compétences et appétences. Elle vous permet, ainsi, de découvrir de nouvelles professions.

L’IA peut juger la faisabilité de votre projet

L’IA accompagne votre changement d’orientation professionnelle. Elle vous aide à clarifier votre situation et à mesurer le réalisme de votre projet avant de démissionner et de passer à l’action.

Nous vous conseillons de prendre le temps de bien définir un projet professionnel cohérent avant de changer de carrière pour éviter les désillusions. Et l’IA peut vous aider !

Utiliser l’IA pour se former

L’un des 3 avantages de l’IA dans le monde du travail est l’accès simplifié au développement des compétences techniques. L’IA générative partage à des informations qui accélèrent l’apprentissage. Par conséquent, vous pouvez plus facilement vous former.

L’IA peut aussi proposer un parcours de formation personnalisé en vous recommandant des cours et des ressources adaptés à votre niveau et à vos objectifs. Elle peut vous plonger dans des simulations réalistes en situation de travail et vous aider à développer de nouvelles compétences rapidement.

Enfin, vous pouvez d’ores et déjà demander à l’IA de lister tous les centres de formation compatibles avec votre projet de reconversion, ainsi que les aides financières auxquelles vous avez droit (compte personnel de formation CPF, projet de transition professionnelle PTP, aide individuelle à la formation AIF pour les demandeurs d’emploi, etc.).

Trouver la formation professionnelle parfaite

Au lieu de passer des heures à chercher sur Internet, demandez à l’IA de lister les formations professionnelles compatibles avec votre projet de réorientation professionnelle. Vous pouvez également lui demander de comparer les formations pour choisir celle qui vous correspond le mieux en termes de :

  • certification (formation certifiante ou diplômante, idéalement avec un titre inscrit au RNCP) ;
  • coût (frais pédagogiques avec et sans les financements possibles) ;
  • programme de formation ;
  • durée de formation (formation courte ou longue) ;
  • conditions de formation (formation à distance, hybride…).

Prenez le temps d’analyser les divers organismes de formation pour choisir un cursus sérieux qui vous aidera à changer de vie professionnelle.

Identifier les aides financières

Il existe de nombreuses aides pour financer les frais de formation. L’IA vous aide à les identifier selon votre profil et les conditions d’éligibilité. Ainsi, vous savez quels dispositifs utiliser pour prendre en charge une partie ou la totalité du coût de la formation, ce qui peut simplifier votre changement de carrière professionnelle.

L’intelligence artificielle est un outil pertinent et efficace pour construire un plan de formation solide et sur mesure qui vous aidera à changer de voie. Vous pouvez même l’utiliser pour définir un plan d’action en plusieurs étapes afin de concrétiser votre nouveau projet professionnel.

Utiliser l’IA pour la recherche d’emploi

46 %

des demandeurs d’emploi ont déjà utilisé l’IA au cours de leur recherche d’emploi et l’ont jugé efficace, d’après France Travail (ex Pôle Emploi).

L’intelligence artificielle s’avère utile dans la recherche d’emploi, notamment pour :

  • optimiser le CV et la lettre de motivation en utilisant les bons mots-clés de la fiche de poste et en mettant en valeur vos compétences les plus recherchées ;
  • analyser les offres d’emploi compatibles avec votre profil et vous faire gagner du temps ;
  • identifier les professionnels clés de votre domaine cible pour développer votre réseau.

L’IA peut vous faire gagner un temps considérable sur l’analyse et la recherche d’un nouvel emploi. Par conséquent, elle vous permet de postuler à plus d’offres et à des postes pour lesquels vous avez les compétences nécessaires.

Se préparer aux entretiens d’embauche

Utilisez l’IA générative comme ChatGPT ou Gemini pour vous préparer aux entretiens de recrutement. Elle peut vous poser des questions d’entretien courantes et vous donner des conseils personnalisés pour améliorer vos réponses et votre communication.

Certaines IA sont même capables d’analyser votre langage corporel et votre ton de voix pour vous aider à vous améliorer.

Une veille plus facile

En tant que demandeur d’emploi, vous pouvez passer un temps considérable à écumer les sites d’offres d’emploi. L’IA propose d’automatiser cette tâche en effectuant, pour vous, une veille régulière du marché du travail et des compétences les plus recherchées par les employeurs. Cela vous aide à maintenir votre employabilité sur le marché de l’emploi et à assurer votre avenir professionnel.

Pendant que l’IA vous fait gagner du temps sur certains aspects de la recherche d’emploi, profitez-en pour vous former et développer vos compétences. La formation continue est d’ailleurs la solution à privilégier pour changer de métier et faire une reconversion. Vous pouvez également compter sur la validation des acquis de l’expérience (VAE).

L’IA pour réussir sa reconversion, en bref

Pour résumer, l’intelligence artificielle facilite l’insertion professionnelle et aide à se reconvertir professionnellement. Pour cela, elle :

  • dresse votre bilan professionnel (expérience professionnelle, envies et aspirations) ;
  • donne des idées de métier en fonction de votre profil (compétences professionnelles, projet…) ;
  • définit un projet de formation clair pour atteindre votre objectif (listes d’organismes de formation, listes de formations continues compatibles…) ;
  • identifie les aides financières pour financer la formation professionnelle continue ;
  • aide à développer les compétences techniques (hard skills) ;
  • trouve des offres d’emploi compatibles avec votre projet ;
  • optimise votre CV et votre lettre de motivation pour augmenter vos chances de recrutement ;
  • donne des idées pour favoriser la recherche d’emploi et mieux définir son projet professionnel ;
  • trouve des solutions pour favoriser votre épanouissement professionnel.

L’IA est un outil. Elle vous aide à chaque étape de la reconversion pour trouver des solutions à vos problèmes et répondre à vos questions. Vous pouvez par exemple lui demander de créer un programme de reconversion adapté à vos besoins et construire un projet professionnel en accord avec vos envies et vos objectifs.

Néanmoins, si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement personnalisé plus précis, l’approche humaine reste la plus efficace. L’idéal ? Combiner les deux : l’IA pour une première recherche d’informations et les humains pour l’accompagnement approfondi.

Découvrez-en plus sur la reconversion :

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santé mentale travail

Santé mentale au travail : le bilan en France en 2025

La santé mentale au travail, une question de santé publique

C’est bien connu, une mauvaise santé mentale peut avoir des conséquences sur le corps (possibilité de tomber malade, de subir des symptômes physiques), le mental (stress, anxiété, idées noires…) et les liens sociaux (isolement, anxiété sociale…).

22 %

des salariés français estiment que leur activité professionnelle impacte négativement leur santé mentale.

Prendre soin de sa santé mentale est indispensable pour rester en bonne santé physique et mentale. Certains gestes et habitudes peuvent contribuer à l’améliorer, comme une hygiène de vie équilibrée avec un sommeil réparateur et une alimentation saine. Cependant, d’autres facteurs, souvent indépendants de notre volonté, peuvent la détériorer.

Le travail fait partie des sources possibles de mal-être. Une mauvaise qualité de vie au travail (QVT), de mauvaises relations avec les collègues, du harcèlement, du surmenage ou encore un burnout peuvent contribuer à une détérioration de la santé mentale et à l’apparition de maladies professionnelles (qui se concluent par un arrêt du travail, peut-être une dépression, des risques psychosociaux aggravés, etc.).

Les principales causes du mal‑être au travail

L’OMS établit la liste des principales causes de la souffrance au travail et donc d’une détérioration de la santé mentale des professionnels. Parmi elles :

  • une charge de travail excessive (manque de personnel, rythme de travail exagéré, objectifs irréalistes) ;
  • des horaires de travail prolongés, rigides et incompatibles avec la vie sociale ;
  • des conditions de travail dangereuses ou pénibles ;
  • le manque de soutien des collaborateurs ou un management autoritaire ;
  • la discrimination et l’exclusion ;
  • des fonctions mal définies qui laissent le salarié dans le flou ;
  • l’insécurité de l’emploi, un salaire insuffisant ou un manque d’investissement dans l’organisation des carrières ;
  • l’incompatibilité entre les exigences professionnelles et familiales (vie professionnelle et vie personnelle) ;
  • la violence, le harcèlement moral et physique, l’intimidation ;
  • le manque de reconnaissance.

Tous ces facteurs peuvent mener à une destruction progressive de la santé mentale. Un état d’épuisement peut s’installer avec un stress chronique aux conséquences psychosociales plus ou moins importantes. Par exemple, il existe des dizaines de conséquences d’un burnout, qu’elles soient physiques (migraine, maux de ventre, perte de cheveux, fatigue physique) ou psychologiques (états dépressifs, irritabilité, perte de mémoire, dépersonnalisation).

Si certaines professions sont davantage exposées aux risques psychosociaux et à une mauvaise santé mentale, tous les salariés de tous les secteurs d’activité peuvent subir une dégradation émotionnelle avec des signes d’épuisement liés au travail.

Les risques du travail sur le bien‑être psychologique

Le travail fait partie intégrante de nos existences (nous étudions, travaillons et évoluons professionnellement toute notre vie). Par conséquent, il a forcément un impact sur notre vie, qu’il soit positif ou négatif.

Les principaux risques du travail sur la santé mentale sont le burn-out, le syndrome d’épuisement professionnel, les difficultés de recrutement, qui peuvent mener à une surcharge de travail et donc à un burn-out, et la perte de sens, l’ennui capable de générer une démotivation, voire un désengagement (le quiet quitting et le bore out).

Pour les directeurs de ressources humaines, le stress au travail peut aussi impacter négativement la santé mentale des salariés.

Le contexte personnel influe également sur la santé mentale. Par exemple, 29 % des salariés aidants jugent leur santé mentale comme « mauvaise ». La pression dans la vie personnelle peut se cumuler à la pression professionnelle et former un cocktail explosif.

Surtout, ne laissez pas cette souffrance s’installer ! Parlez-en. Autour de vous, à des amis, des collègues, votre famille, mais aussi à des professionnels de santé comme un psychologue ou un psychiatre, voire au médecin du travail. L’usure psychologique peut avoir des conséquences terribles sur votre santé globale. Prenez soin de vous avant de finir épuisé et malade.

Les chiffres sur la santé mentale des Français en 2025

Au travail, la santé mentale des Français reste instable. Un seul actif sur deux déclare que le travail a un impact positif sur sa santé mentale et ce chiffre chute chez les seniors qui sont seulement 38 % à le penser. Les jeunes générations sont les plus optimistes, car 60 % des 25-34 ans estiment que leur travail contribue à leur bien-être.

Les femmes sont plus affectées que les hommes. Un quart d’entre elles considèrent leur métier comme nuisible à leur santé mentale, ce qui correspond à 6 points de plus que les hommes. 65 % d’entre elles voient même leur travail comme une source de stress. Elles craignent notamment d’être licenciées (6 femmes interrogées sur 10).

Malgré tout, 74 % des salariés français perçoivent le travail comme une opportunité de progresser. Ce dernier reste un levier possible d’épanouissement, à condition de bénéficier d’un environnement positif et d’une atmosphère qui contribue au bien-être personnel.

25 %

des salariés français se disent en mauvaise santé mentale, d’après le baromètre Qualisocial 2025.

Les solutions pour améliorer la santé mentale au travail

La santé au travail, qu’elle soit mentale ou physique, fait partie des sujets de plus en plus étudiés par les employeurs. Par ailleurs, 30 % des salariés français estiment que leur entreprise met en place des actions concrètes pour prévenir et soutenir les sujets de la santé mentale.

Cependant, et même si ce chiffre est en hausse en 2025, l’indicateur reste bas (70 % pensent que les entreprises n’en font pas assez).

La première solution pour éviter l’épuisement émotionnel et préserver la santé des travailleurs est donc à voir du côté des employeurs.

Actions des employeurs

Les dirigeants d’entreprise peuvent mettre en place une politique de prévention des risques psychosociaux et former leurs managers à la gestion du stress au travail et au bien-être des équipes. Encourager une culture d’entreprise bienveillante et inclusive peut aussi prévenir les situations de souffrance.

L’objectif est de réduire tous les facteurs de stress possible, c’est-à-dire la charge de travail trop importante, le manque de soutien social, les causes déterminantes d’absentéisme, le sentiment d’inutilité ou le sentiment d’échec, l’épuisement physique, l’organisation du travail, etc.

Actions individuelles

De votre côté, vous pouvez soutenir votre santé mentale pour éviter l’épuisement, gérer le stress et retrouver l’énergie. Par exemple, pratiquer la relaxation, la méditation et le sport permet de lutter contre les tensions et de vous donner des objectifs qui participent à la sensation d’accomplissement.

Vous pouvez aussi fixer des limites entre la vie pro et la vie perso comme faire valoir votre droit à la déconnexion ou ne pas faire d’heures supplémentaires sans compensation ou reconnaissance. Nous vous invitons également à verbaliser votre souffrance psychique, d’en parler aux RH ou à votre manager pour trouver des solutions.

Enfin, la reconversion professionnelle reste une manière de sortir de la spirale du stress au bureau et de la souffrance. Se reconvertir professionnellement ne signifie pas que vous ferez une réorientation radicale. Vous pouvez changer de travail, changer de poste, devenir indépendant et créer une entreprise, ou bien carrément changer de voie professionnelle, partir à l’étranger…

Le stress et l’épuisement au travail, un signe qui appelle au changement

Votre burn-out ou vos symptômes de stress sont un signe. Ils vous alertent sur un environnement stressant qui ne vous convient pas. Prendre le temps de faire le point et d’analyser votre situation professionnelle pour identifier les principaux facteurs de stress et les causes de votre souffrance au quotidien est un premier pas essentiel pour sortir du burn-out.

N’attendez pas l’épuisement total pour agir. Ce dernier pourrait dégrader davantage votre santé, vous mener à des accidents du travail, voire à des troubles psychiques. Sans une prise en charge personnelle ou médicale de votre santé mentale, le risque traumatique augmente, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses sur votre vie professionnelle ET personnelle.

Favoriser l’épanouissement professionnel et le bien‑être au travail

Atteindre l’épanouissement professionnel est possible. La première étape, si vous souffrez de mal du travail, est de travailler sur les causes de votre mal-être pour sortir de la souffrance quotidienne. Entourez-vous de gens compréhensifs et capables d’empathie. Prenez du temps pour vous, pour vous reposer et vous ressourcer.

Ensuite, passez à l’action.

Analyser sa situation

Posez-vous les bonnes questions :

  • votre travail est-il intéressant ? Stimulant ? Vous plaît-il ?
  • Si vous ne deviez plus travailler, que feriez-vous de vos journées ?
  • Vous sentez-vous utile et valorisé dans votre entreprise ?

Faire appel à un coach professionnel peut vous aider à faire le point, tout comme le conseiller en évolution professionnelle (CEP) si vous souhaitez construire un nouveau projet professionnel.

Questionner son environnement de travail

Analysez la sphère du travail, vos relations avec votre collègue (y a-t-il une bonne ambiance au bureau ?), la reconnaissance et la valorisation de votre travail, votre équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle… Un sentiment d’incompétence ou un manque de reconnaissance font partie des causes possibles de détérioration de la santé mentale, tout comme le fait d’avoir une vie personnelle moins « remplie » que la vie professionnelle.

S’interroger sur ses aspirations

Comment imaginez-vous votre avenir professionnel ? Autorisez-vous à rêver, à fouiller dans vos passions et centres d’intérêts. Vous réfléchirez ensuite aux moyens qui existent pour en faire votre nouveau métier. Certains leviers comme la formation professionnelle, la création d’entreprise, la réorientation professionnelle, la mobilité interne ou externe contribuent à votre changement de vie professionnelle.

Au cours de cette introspection, prenez le temps de vous interroger sur vos valeurs et vos convictions, sur ce qui, pour vous, constitue une motivation profonde à travailler. En un mot : recentrez-vous sur vos priorités, cela vous aidera à aboutir à des résultats concrets.

Se faire accompagner

Le sentiment de solitude aggrave la santé mentale. Or vous n’êtes pas seul. Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement. D’abord, si vous vous sentez mal psychologiquement, nous vous recommandons de faire appel à des médecins généralistes ou à des thérapeutes pour prendre en charge votre santé mentale.

Ensuite, pour sortir d’une situation d’épuisement, voire sortir du burn-out, vous pouvez bénéficier de l’aide de l’inspection du travail, mais aussi des acteurs de la reconversion pour changer de job ou changer d’entreprise.


●  Soyez accompagné

Bref, vous n’êtes pas seul. Jamais. Vous pouvez, à tout moment, sortir d’une situation qui vous fait souffrir. Prenez soin de vous !

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Journée des droits de la femme : reconversion, emploi, égalité, où en est-on en 2025 ?

Les femmes et l’emploi en 2025

55 % des Français estiment que les femmes et les hommes ne sont pas traités de la même manière au travail. C’est ce que révèle le Baromètre Sexisme Toluna Harris interactive publié en novembre 2024 pour le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Malheureusement, le milieu professionnel reste la branche la plus inégalitaire pour les femmes, devant la rue, les transports et le monde politique (76 % des Français le pensent, c’est deux points de plus qu’en 2022).

Le rapport du HCE remarque une libération de la parole sexiste dans les discours politiques et les médias. Cependant, « les femmes restent invisibilisées et les propos sexistes trop coutumiers, trop peu contrôlés et trop peu contredits ».

La présidente du Haut Conseil parle également de femmes qui deviennent plus féministes et d’hommes plus masculinistes, surtout chez les jeunes.

Par conséquent, il n’est pas étonnant de voir que 6 personnes interrogées sur 10 considèrent qu’il est difficile d’être une femme, un constat approuvé par 94 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans.

Les inégalités femmes‑hommes au travail en 2025

83 %

des femmes ressentent des inégalités au travail par rapport leurs homologues masculins.

Si certaines inégalités reculent, d’autres demeurent. De manière générale, la différence homme-femme est ancrée dans les organisations du travail comme l’écrit l’Anact (agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail).

« Les inégalités trouvent aussi leur source dans des systèmes d’organisation du travail qui limitent l’accès de femmes aux parcours professionnels offrant de meilleures conditions d’emploi, de travail ou de conciliation des temps. » Karine Babule, chargée de mission à l’Anact.

10 % des femmes interrogées pour l’HCE disent avoir déjà vécu une discrimination à l’emploi. La raison ? Des stéréotypes de genre toujours plus ancrés et toujours plus persistants. De même, 2 femmes sur 5 se sentent discriminées au travail. Bien que ce chiffre soit en baisse, la discrimination pèse toujours sur la vie professionnelle des femmes.

Celles-ci sont davantage discriminées sur leurs choix d’orientation professionnelle, et ce, dès leur entrée sur le marché de l’emploi. Elles ont davantage tendance à privilégier des formations correspondant à des secteurs dits « féminisés » comme la santé, les services et l’action sociale.

Fait intéressant, le baromètre a étudié 77 métiers : 57 % sont à prédominance masculine, c’est-à-dire non mixte. Cela veut dire qu’ils présentent plus d’employés masculins que féminins (il faut entre 40 et 60 % de salariés femmes ou hommes pour considérer un emploi comme étant mixte).

Bon à savoir : depuis le 5 septembre 2018, la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel oblige les entreprises à créer un Index de l’égalité professionnelle Femmes-Hommes pour mesurer leur plan d’égalité professionnelle. Ils doivent le publier chaque année, ce qui permet de mieux mesurer l’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Des clichés sexistes qui demeurent, mais un peu moins répandus

Les différences de traitement peuvent en partie s’expliquer par les stéréotypes. Si ceux-ci demeurent, ils semblent tout de même reculer sur certains aspects. Par exemple, 91 % des sondés du Baromètre Sexisme estiment qu’une femme présidente est capable de diriger le pays (contre 87 % en novembre 2022).

84 %

des Français estiment acceptable le fait qu’une femme gagne plus que son conjoint en 2025.

A l’inverse, certains clichés continuent de prospérer. Par exemple, 40 % des Français interrogés estiment qu’il est normal que les femmes s’arrêtent de travailler pour s’occuper de leurs enfants (remarquons qu’il s’agit d’une minorité, car 54 % pensent que ce n’est pas normal).

Chose intéressante, LinkedIn propose un top 10 des métiers où recruter d’après les compétences (et seulement les compétences) pourrait augmenter la part de femmes. Les voici :

  1. responsable e-commerce ;
  2. commercial automobile ;
  3. journaliste sportif ;
  4. commandant de bord ;
  5. architecte DevOps ;
  6. concepteur mécanique ;
  7. géographe ;
  8. architecte logiciel ;
  9. technicien en fibre optique ;
  10. technicien en génie logiciel.

Ce sont des métiers qui recrutent essentiellement des hommes et que les stéréotypes tendent à considérer comme étant « masculins ». Cependant, à ne recruter que des hommes (par manque de profils féminins ou par stéréotypes), les entreprises passent à côté de talents intéressants.

Les femmes les plus diplômées sont plus exposées au risque de déclassement professionnel

Voici le problème : plus une femme a de diplômes, plus elle risque de subir un déclassement professionnel. Cela veut dire qu’elle occupe un emploi qui ne correspond pas à son niveau de compétences, de qualifications ou de diplômes. Elle occupe un poste moins qualifié et donc moins rémunérateur que ce à quoi elle pourrait prétendre (source : Insee, 6 mars 2025).

Cependant, les femmes sont moins souvent déclassées de manière générale lorsqu’elles sont peu diplômées. Ce sont même les hommes qui subissent le plus le déclassement professionnel chez les salariés les moins qualifiés, en raison de la surreprésentation d’ouvriers (4 ouvriers sur 10 sont des hommes contre 1 sur 10 chez les femmes).

En effet, les femmes sont plus souvent diplômées que les hommes (57 % contre 47 % d’après le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Cependant, elles sont très minoritaires dans les filières de formations scientifiques.

En résumé, plus vous avez de diplômes en tant que femme, plus vous avez de risques d’exercer un job sous-qualifié par rapport à vos compétences réelles. Cependant, moins vous êtes diplômée, moins vous risquez de subir un déclassement professionnel.

Les inégalités de salaire entre les femmes et les hommes en 2025

Sans surprise, les inégalités de salaire hommes-femmes persistent. En 2022, le revenu salarial annuel des femmes était de 19.980 euros contre 26.110 euros pour celui des hommes (source : Insee, étude publiée le 06 mars 2025) dans le secteur privé, soit un écart de 23,5 %. Aujourd’hui, cet écart serait de 22 %.

22 %

c’est l’écart de revenu salarial entre femmes et hommes en 2024, selon l’Insee (à temps plein). Il est de 14 % à temps partiel.

Pour vous donner un ordre d’idée, en 2024, les femmes ont commencé à travailler « gratuitement » à partir du 8 novembre à 16h48 (jusqu’au 31 décembre 23h59). Autrement dit, elles perdent presque deux mois de salaire par rapport à leurs collègues masculins (et pour un poste et un temps de travail équivalents).

Les femmes travaillent 3 fois plus à temps partiel que les hommes

Toujours selon l’Insee, les femmes occupent plus souvent des emplois à temps partiel. Leur volume de travail annuel moyen est inférieur de 10,1 % à celui des hommes, ce qui expliquerait en partie les écarts de rémunération. Autrement dit, elles gagnent moins parce qu’elles travaillent moins.

Oui. Mais pourquoi ?

Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes pour des raisons familiales, pour s’occuper des enfants ou des proches (60 % des aidants sont des femmes). C’est ce que révèle le rapport de la Dares publié fin 2024.

77 %

des salariés qui travaillent à temps partiel sont des femmes, d’après la Dares.

Là encore, les stéréotypes de genre sont au cœur du problème. Rappelez-vous : 4 Français sur 10 interrogés par le Baromètre Sexiste estiment qu’il est normal que les femmes cessent leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants.

Un autre chiffre intéressant : 47 % des Français estiment qu’une femme doit avoir des enfants pour correspondre aux attentes de la société. Elle doit aussi être sérieuse, douce, sensible, belle et discrète. Autant d’adjectifs apposés au mot femme qui épousent nos perceptions jusqu’à, au bout d’un certain temps, s’installer dans la réalité.

Les femmes occupent plus de postes moins rémunérateurs

Voici ce que dit l’Insee : dans les 10 % des emplois offrant les salaires les plus bas, 6 emplois sur 10 sont occupés par des femmes. A l’inverse, sur les 10 % des métiers offrant les plus hauts salaires, seuls 4 emplois sur 10 sont occupés par des femmes (et 6 sur 10 par des hommes).

25 % des emplois occupés par des femmes (à temps plein) sont exercés dans une profession dont le salaire mensuel moyen est inférieur à 1.732 euros. Ces métiers sont souvent agente d’entretien, caissière, aide à domicile, employée dans l’hôtellerie, coiffeuse, esthéticienne… Par opposition, 18 % des emplois occupés par les hommes sont exercés dans une profession ayant le même niveau de rémunération (soit moins de 1.732 euros).

En bref, cela veut dire que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à occuper des postes moins rémunérateurs (à temps complet).

L’écart de salaire entre les hommes et les femmes exerçant un même métier serait de 210 euros par mois en moyenne

Là encore, c’est l’Insee qui le dit. L’institut l’explique par plusieurs facteurs comme l’ancienneté du salarié, le type d’entreprise employeuse, le niveau de responsabilité du poste, la discrimination liée au sexe, etc.

L’écart de rémunération dépend des métiers et se voit davantage dans les professions les plus rémunératrices. Par exemple, un caissier est payé 50 euros de plus par mois qu’une caissière alors qu’un dirigeant d’entreprise gagne 1.110 euros de plus qu’une dirigeante.

La santé des femmes au travail en 2025

Les accidents du travail augmentent chez les femmes depuis 2001. C’est ce que remarque l’ANACT dans une enquête menée entre 2001 et 2019. Celle-ci révèle que les accidents du travail, de manière globale, sont en baisse, car les hommes restent les plus concernés. Sauf que l’étude montre aussi une hausse progressive du nombre d’accidents du travail pour les femmes.

En 2019, les femmes sont en moyenne arrêtées plus longtemps que les hommes : 73,8 journées contre 67,9 journées pour les hommes, tous secteurs confondus sauf le BTP.

De manière générale, la santé des femmes est encore trop ignorée. Alors que la question du congé menstruel fait grand débat, il faut savoir que 1 femme sur 10 souffre d’endométriose et que 1 femme sur 2 dit souffrir de règles douloureuses (source : Sud éducation).

65 %

des femmes salariées ont déjà rencontré des difficultés liées à leurs règles au travail).

Un rapport du Sénat met en lumière les disparités et l’impact de leur santé sur leurs conditions de travail. Il montre notamment que le taux de maladies à caractère professionnel est nettement plus élevé chez les femmes que les hommes.

La santé mentale des femmes plus en souffrance

Les femmes rencontrent plus de difficultés en termes de santé mentale que les hommes, d’après l’institut de sondage Ipsos révélait dans son dernier rapport sur la santé mentale au travail (janvier 2025). Cette situation s’explique souvent par des conditions de vie souvent plus dégradées, en lien avec des salaires faibles et une situation familiale monoparentale.

Santé Publique France a également remarqué que le risque de signalement d’une souffrance physique en lien avec le travail augmentait chez tous les salariés, mais en particulier chez les femmes cadres. Une des raisons de cet écart serait que les femmes ont davantage tendance à exprimer leur souffrance et leur besoin de soutien psychologique que les hommes.

Et c’est là que nous revenons à notre Baromètre Sexiste, car 45 % des Français interrogés estiment qu’il est plus difficile pour les hommes de pleurer que pour les femmes.

Les stéréotypes de genres desservent tout le monde. Pas seulement les femmes.

Les avancées sur la santé des femmes

Malgré tout, les choses semblent avancer pour les femmes en France. Les sujets relatifs à leur santé, qu’il s’agisse des troubles menstruels, des conditions de travail et même de la ménopause, sont de plus en plus abordés. Pour la première fois, on parle de congé menstruel et, même s’il reste du chemin à parcourir, la santé des femmes interroge et suscite des révoltes qui poussent à l’action.

À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme 2025, certains droits avancent pour soutenir la santé des femmes :

  • les femmes peuvent désormais être indemnisées dès le premier jour d’arrêt de travail pour une fausse couche ;
  • le congé paternité est passé à de 14 à 28 jours, ce qui permet d’équilibrer un peu plus la charge mentale du foyer après la naissance d’un enfant ;
  • un budget de 300.000 euros a été débloqué pour lutter contre la précarité menstruelle ;
  • certaines entreprises proposent déjà le congé menstruel ainsi que des aménagements sans perte de salaire ou diminution de conditions de travail.

C’est aux entreprises, aux salariés ainsi qu’au gouvernement de lutter ensemble pour améliorer la santé de tous les salariés, celle des hommes comme celle des femmes.

Les femmes et la reconversion professionnelle en 2025

En 2023, 57 % des femmes rêvaient de faire une reconversion professionnelle. La raison ? Une vie professionnelle moyennement satisfaisante, un travail stressant, une évolution professionnelle moindre ou peu visible et un manque de reconnaissance.

Changer de métier est une idée qui touche de plus en plus d’actifs. Faire le même métier toute sa vie aujourd’hui, avec les évolutions, les changements de perception du travail ou l’accès à la formation professionnelle n’a plus tout à fait le même sens.

Et changer de job pour faire un métier que l’on aime, dans lequel s’épanouir professionnellement et personnellement, est la solution que propose la réorientation professionnelle. Les femmes veulent essentiellement se reconvertir pour pallier la frustration et l’ennui, chasser la souffrance, mais aussi par challenge.

De nombreux acteurs les accompagnent vers cette nouvelle vie professionnelle : le bilan de compétences pour faire le point sur ses compétences et aptitudes, le coaching professionnel, le conseil en évolution professionnelle (CEP), etc.

Les femmes et la création d’entreprise en 2025

En 2025, l’entrepreneuriat féminin est en plein essor. C’est ce que révèle Bpifrance : les femmes représentent une part croissante des micro-entrepreneurs, cependant elles se heurtent plus souvent à des freins structurels.

En effet, elles auraient moins accès aux financements, une charge mentale plus importante que les hommes et des inégalités de revenus.

43 %

des entreprises individuelles ont été créées par des femmes en 2024 (source : Insee).

Les femmes sont plus nombreuses à créer une entreprise dans les secteurs du bien-être (sophrologie, coaching, médecines alternatives…), du e-commerce et des services aux particuliers. Les hommes, eux, ont tendance à entreprendre dans le bâtiment, le numérique ou encore dans le service aux entreprises.

3 raisons qui poussent les femmes à entreprendre

France Active révèle que les femmes veulent souvent créer une entreprise pour gagner plus d’argent (ce qui n’est pas anodin aux écarts de salaire), pour concrétiser un projet personnel et pour donner plus de sens à leur carrière professionnelle.

De plus, 32 % des femmes perçoivent la création d’entreprise comme un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.

2 portraits de femmes inspirantes

Chaque année ont lieu les Trophées de la reconversion qui récompensent les beaux parcours professionnels de celles et ceux qui se sont lancés dans une nouvelle aventure professionnelle. Ils ont quitté leur job, changé de voie et créé leur entreprise.

Parmi les gagnants de 2024, découvrez Virginie Dancourt qui, à 46 ans, est devenue matelot. Cette ancienne assistante de gestion est partie de rien pour réaliser son rêve : devenir commandant de navire.

Découvrez aussi le portrait d’Emilie Morand, une ancienne responsable d’achat devenue gérante d’un bar restaurant de campagne. Cette entrepreneure travaille désormais avec deux salariés en CDI et contribue à partager des produits frais et locaux.

Découvrez tous nos témoignages d’hommes et de femmes qui ont fait une reconversion.

Les femmes et le travail en 2025, en bref

Pour résumer cet article dédié à la Journée internationale des droits des femmes 2025, voici ce que l’on sait de l’état des droits et des conditions des femmes dans la sphère professionnelle :

  • plus de la moitié des Français estiment qu’il existe toujours une différence de traitement entre les hommes et les femmes ;
  • le monde du travail reste le domaine le plus inégalitaire pour les femmes ;
  • 83 % des femmes perçoivent des inégalités au travail ;
  • 10 % des femmes déclarent avoir subi une discrimination à l’embauche ;
  • 2 femmes sur 5 se sentent discriminées au travail ;
  • plus une femme est diplômée, plus elle risque d’exercer un emploi sous-qualifié ;
  • les femmes gagnent en moyenne toujours moins que les hommes.

Notons que les stéréotypes de genre reculent de manière générale et que les inégalités femmes-hommes baissent. Même si ces pas sont petits, cela reste des avancées qui laissent ouverte la porte vers un futur plus égalitaire entre les hommes et les femmes.

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métiers du cinéma

40 métiers du cinéma pour sa reconversion

Le cinéma, des métiers variés pour tous les profils

Que vous soyez technicien, créatif ou spécialiste de la gestion de projet, il existe forcément un métier fait pour vous dans le monde du cinéma.

Le plus important ? Avoir une appétence claire pour l’audiovisuel et l’univers cinématographique. Selon votre parcours professionnel, vos envies et vos aspirations, se reconvertir professionnellement dans le cinéma est tout à fait possible.

Voici des idées de métiers pour vous inspirer et, pourquoi pas, enclencher un changement de vie professionnelle !

Cinéma : les métiers de l’écriture

Dans la grande famille du cinéma, il existe une quantité astronomique de métiers accessibles via la réorientation professionnelle. Mais la base d’un film ou d’une série, ça reste le scénario.

Sans texte, pas de film ! Voici 3 métiers du cinéma dans le domaine de l’écriture :

  1. Scénariste ;
  2. Storyboarder ;
  3. Dialoguiste.

Devenir scénariste de cinéma

scénariste

Pour devenir scénariste, vous devez aimer écrire et adapter vos textes au format d’un script. Vous avez des compétences professionnelles en écriture narrative et vous savez raconter une histoire de manière captivante. C’est vous qui construisez l’intrigue, les personnages, les actions…

Pour changer de métier et devenir scénariste, l’idéal est de vous entraîner. Écrivez, écrivez, écrivez, participez à des lectures de scénario, des concours, rejoignez des associations… Développer son réseau professionnel est également indispensable pour nouer des liens avec des productions, des réalisateurs et d’autres professionnels du cinéma.

Certaines formations professionnelles peuvent vous apprendre les rouages du storytelling et de l’écriture de scénarios : un BTS audiovisuel si vous cherchez une formation initiale, ou une formation continue dans une école de cinéma par exemple.

Devenir storyboarder

storyboarder

Le storyboarder réalise le storyboard d’un film d’animation, des séries d’animation, d’un film d’auteur, etc. Il apporte une dimension visuelle avec des planches dessinées qui signalent aussi les scènes et le découpage du film. Il peut aussi travailler dans la publicité ou comme illustrateur.

Pour devenir storyboarder, vous devez développer des aptitudes en dessin. Savoir illustrer une histoire est essentiel. C’est une idée de reconversion intéressante pour les graphistes par exemple ou les illustrateurs qui souhaitent orienter leur carrière professionnelle dans le cinéma.

Devenir dialoguiste

dialoguiste

Le dialoguiste est un spécialiste des dialogues. Il peut aussi être scénariste ou bien se spécialiser dans l’écriture des dialogues dans différents contextes (scènes de film, pièces de théâtre, nouvelles…).

Pour faire ce nouveau métier, vous devez écrire beaucoup, lire beaucoup et acquérir de l’expérience professionnelle. Vous faire connaître, via des événements par exemple, permet aussi d’enrichir votre réseau et de pouvoir décrocher des contrats pour certains projets.

Les métiers de pré‑production audiovisuelle

La production audiovisuelle concentre tous les métiers qui participent à la création d’une œuvre visuelle. On y retrouve les métiers de l’écriture, du développement, mais aussi ceux de la pré-production comme :

  1. producteur de cinéma ;
  2. directeur de production ;
  3. assistant réalisateur ;
  4. directeur de casting ;
  5. repéreur des lieux ;
  6. chef décorateur ;
  7. costumier.

Devenir costumier pour le cinéma

costumier

Le costumier choisit avec précision les vêtements et les costumes que porteront les acteurs lors du tournage. Il les habille selon la psychologie des personnages qu’ils incarnent et le contexte du film. Il peut aussi créer des costumes. On parle alors de couturier ou créateur de costumes.

Vous pouvez travailler dans le cinéma, mais aussi dans diverses compagnies, au théâtre, dans les opéras, les associations culturelles… Près de 326 professionnels costumiers exercent en France, selon l’Onisep.

Pour devenir costumier ou costumière de cinéma, vous pouvez suivre une formation professionnelle initiale via un CAP métiers de la mode, ou bien passer un DMA costumier (d’autres parcours de formation sont possibles).

La formation professionnelle continue est également une voie possible via la FCIL rénovation et entretien des costumes de théâtre. Vous pouvez aussi préparer le titre professionnel de Couturier retoucheur, une certification de niveau 4 enregistrée au RNCP.

Devenir producteur de films

producteur

Le producteur est l’un des piliers de l’équipe. Il gère la production cinématographique de sa conception à sa diffusion. Il assure également la recherche de financement et le contenu. Souvent, il travaille pour une société de production ou par une chaîne de télévision.

Pour changer de job et faire ce métier, vous pouvez passer par un BTS audiovisuel ou une licence professionnelle si une reprise d’études ne vous effraie pas. Il est conseillé d’avoir une expérience professionnelle ou un diplôme dans la communication, le journalisme, le cinéma ou l’audiovisuel.

Devenir décorateur de cinéma

décorateur

Le décorateur scénographe réalise le décor d’une émission, d’un film, d’une série… À la fois créatif et ingénieux, il construit généralement une maquette 3D de son idée avec l’aide d’un logiciel CAO. Son rôle est très important, car il doit retranscrire une ambiance en tenant compte de la position des caméras et du placement des acteurs.

Se former dans une école d’art ou de cinéma est recommandé (Fémis Paris, Ensad Paris, Ensatt Lyon…). Une licence professionnelle ou un master est également possible avec un parcours scénographie.

Silence, ça tourne : les métiers de production

SI vous voulez faire partie de l’envers du décor d’un plateau de cinéma et rejoindre les équipes de tournage, voici des métiers vers lesquels changer d’orientation professionnelle :

  1. Réalisateur ;
  2. Acteur ;
  3. Figurant ;
  4. Directeur de la photographie (directeur photo) ;
  5. Cadreur ;
  6. Assistant caméra ;
  7. Ingénieur du son ;
  8. Perchman ;
  9. Accessoiriste ;
  10. Costumier (sur plateau) ;
  11. Maquilleur ;
  12. Coiffeur ;
  13. Éclairagiste (chef électricien, machiniste…) ;
  14. Régisseur général ;
  15. Scripte ;
  16. Photographe de plateau ;
  17. Monteur (début du travail) ;
  18. Techniciens des effets spéciaux (sur plateau) ;
  19. Cascadeur.

Voilà autant de métiers de l’audiovisuel qui devraient vous plaire pour travailler dans le cinéma. Explorons-en trois en détail.

Devenir acteur ou actrice

actrice

Ah, c’est la partie la plus visible de l’iceberg. L’acteur incarne un personnage et voit son visage affiché en plein écran. Si ce métier en fait rêver plus d’un, il reste difficile, concurrentiel et exigeant.

Pour devenir acteur, il est conseillé d’avoir suivi des cours de théâtre. Suivre une formation en art du spectacle ou suivre des cours de théâtre dans une école d’art dramatique est possible. Cela vous permettra de développer des compétences nécessaires pour exceller dans cet art.

Exercer la profession d’acteur est assez difficile. Au-delà de la formation continue, vous devez absolument travailler votre réseau professionnel, démarcher les agences, passer un maximum de castings pour gagner en expérience professionnelle et vous améliorer.

Auditionner pour des rôles et réaliser votre portrait (un book) sont deux éléments essentiels pour vous démarquer et tenter de vous faire repérer par une équipe de tournage. On croise les doigts pour vous !

Devenir maquilleur ou maquilleuse de cinéma

maquilleuse

Le maquilleur ou la maquilleuse artistique transforme les comédiens selon le personnage qu’ils incarnent. Cela peut aller de maquillages « simples » à des effets plus complexes, des cicatrices, des marques visibles qui doivent paraître vraies à la caméra. C’est un métier créatif qui plaira aux artistes.

Pour faire ce métier et travailler sur des courts et longs-métrages, l’idéal est de vous former au maquillage artistique et professionnel. Vous pouvez suivre une formation continue spécifique aux métiers du cinéma-audiovisuel. Par exemple, l’ITM Paris propose une Bachelor Maquilleur cinéma & effets spéciaux.

Devenir cadreur ou cadreuse

cadreur

Le métier de cadreur est essentiel pour assurer la prise de vue des scènes de films. C’est un travail très convoité pour travailler sur un plateau de cinéma, mais aussi sur des plateaux de télévision ou dans le cadre de reportages et de documentaires.

Vous pouvez devenir cameraman pour le cinéma grâce à une formation courte via un BTS métiers de l’audiovisuel option métiers de l’image. L’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (FEMIS) propose également une formation.

Les métiers de post‑production cinématographique

À cette étape, le film a été tourné et passe en postproduction. C’est l’heure pour les monteurs, les mixeurs et autres professionnels de sublimer les scènes afin de les rendre toujours plus belles et immersives pour le spectateur. Voici des idées de métiers pour votre nouveau projet professionnel :

  1. Monteur image ;
  2. Monteur son ;
  3. Bruiteur ;
  4. Compositeur de musique de film ;
  5. Étalonneur ;
  6. Artiste VFX (effets visuels numériques) ;
  7. Superviseur VFX.

Devenir monteur image

monteur

Un métier du cinéma très important est celui de monteur image. Ce dernier récupère les rushs, c’est-à-dire les scènes filmées, pour les monter et obtenir un film chronologique aux effets visuels cohérents.

Plusieurs formations sont possibles, dont le BTS métiers de l’audiovisuel, options métiers du montage et de la postproduction. Bon à savoir, monteur image est un métier du cinéma accessible sans diplôme, bien que le suivi d’une formation soit conseillée.

Devenir bruiteur

bruiteur

Ce dernier effectue les bruitages du film pour que certains sons résonnent mieux à l’écran : le bruit des sabots contre le pavé, les bruits de pas, un claquement de doigts ou une porte qui grince. Il peut travailler sur un film, mais aussi sur un dessin animé, toujours selon la demande du réalisateur.

Les qualités professionnelles d’un bon bruiteur sont l’oreille, la maîtrise technique des logiciels audio, mais aussi un sens artistique et créatif développé, de la concentration et de la rapidité.

Ce métier vous permet de travailler pour le cinéma sans diplôme, bien qu’une formation soit conseillée (école supérieure de cinéma, BTS…).

Devenir étalonneur

étalonneur

L’étalonneur ou étalonneuse est chargé de l’équilibre colorimétrique et sensitométrique d’un film. Il travaille sur l’ensemble des séquences et sur les différents plans à l’intérieur de la séquence pour créer un bel équilibre au niveau des couleurs.

Vous pouvez apprendre ce métier via un BTS audiovisuel en option numérique (formation longue de deux ans) ou dans des écoles privées.

Les métiers de la distribution et de l’exploitation

Enfin, une fois le film prêt à sortir, d’autres acteurs entrent en jeu :

  1. Distributeur ;
  2. Exploitant de salles de cinéma ;
  3. Responsable de marketing et de promotion ;
  4. Critique de cinéma.

D’autres fonctions peuvent accompagner les professionnels du cinéma, notamment sur les aspects financiers, commerciaux et juridiques.

Devenir distributeur de films

distributeur film

Le distributeur achète les droits de commercialisation et d’exploitation des films aux producteurs avant de les revendre aux propriétaires de salles de cinéma.

Avoir une bonne culture cinématographique est indispensable pour faire ce métier, tout comme des compétences en démarchage et négociation.

Il n’existe pas de formation spécifique pour devenir distributeur de films. Cependant, vous pouvez suivre une formation cinéma classique avec une option dans la production, la distribution et l’exploitation.

Ouvrir une salle de cinéma

salle de cinéma

Et si changer de voie professionnelle passait par la création d’entreprise ? Vous pouvez aussi effectuer une reprise d’entreprise en devenant gérant d’une salle de cinéma.

Aucune formation n’est spécifique, cependant vous devez obtenir une autorisation administrative préalable délivrée par le Centre national du cinéma (CNC) pour ouvrir une salle et diffuser des films.

Pour devenir exploitant de salle de cinéma, vous pouvez rejoindre une école supérieure spécialisée.

Devenir critique de films

critique de films

Pour devenir critique de cinéma, avoir une bonne connaissance cinématographique est indispensable. Vous devez aussi avoir un esprit d’analyse pointu et une plume agréable à lire. L’art de la critique est un art qui s’apprend.

Une formation journalistique peut vous permettre de vous réorienter sur cette voie. Vous pouvez aussi, si vous êtes journaliste ou rédacteur, vous spécialiser dans le secteur du cinéma.

D’autres idées de métier pour travailler dans le domaine cinématographique :

  • Chef opérateur ;
  • assistant-opérateur ;
  • chef monteur ;
  • mixeur ;
  • chargé de production ;
  • secrétaire de production ;
  • comédien de doublage ;
  • chef animateur ;
  • intervalliste ;
  • directeur technique (et plus globalement tous les techniciens du cinéma) ;
  • projectionniste ;
  • nettoyeur d’écrans de cinéma qui fait partie de notre top 10 des métiers insolites pour se reconvertir ;
  • coordinateur d’intimité qui fait partie des métiers en évolution (et donc des métiers du cinéma qui recrutent) ;
  • directeur artistique ;
  • ensemblier ;
  • cascadeur ;
  • tapissier ;
  • chef peintre ;
  • cantinier ;
  • truqueur.

Avec tous ces métiers, vous savez désormais pourquoi les génériques de fin durent si longtemps !

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signes travail

8 signes qu’un travail vous convient

Trouver un travail qui vous correspond

En réalité, il n’y a pas de recette magique. Vous ne pouvez pas savoir si un métier, un poste ou une entreprise vous correspond avant de l’avoir testé. Et, même là, le niveau de convenance est subjectif. Les conditions de travail que propose une entreprise peuvent ne pas vous convenir, et c’est toute votre vie professionnelle que vous remettez en question.

Face aux doutes, il convient de se recentrer. Comment savoir si le métier vers lequel vous entamez une reconversion professionnelle ou si votre job actuel vous convient ?

Quelques signes peuvent vous aider à savoir si vous êtes à votre place dans ce travail et si ce métier est fait pour vous.

Mais attention ! Certains facteurs psychologiques peuvent parasiter votre vision. Le syndrome de l’imposteur, le manque de confiance en soi et le manque d’estime peuvent vous donner l’impression de ne pas être accordé avec votre emploi ou vos missions (alors que c’est faux !).

1. Vous avez envie d’aller travailler

Cela paraît peut-être anodin, mais c’est le premier signe qu’un travail vous convient. Vous vous levez chaque matin sans avoir la boule au ventre ; vous avez hâte de faire vos missions ; vous vous sentez à l’aise avec vos collègues et vos managers…

Bien sûr, tous les jours ne seront pas faciles. Certains matins, vous aurez plus envie de rester sous la couette que d’aller travailler. C’est normal !

Cependant, si vous vous sentez satisfait dans votre métier, si vous y trouvez votre compte et si percevez toujours le côté positif… Alors tout va bien, vous êtes à votre place.

Le signe : vous vous sentez bien dans votre travail.

2. Vous vous sentez valorisé

Le manque de reconnaissance est l’une des principales raisons qui poussent les personnes à se reconvertir professionnellement. Pourquoi ? Parce que tout le monde a envie de se sentir utile au travail.

Or, pour se sentir utile, il faut que vos compétences soient utilisées, valorisées, et qu’elles servent à des résultats concrets.

Un emploi épanouissant vous permet de mettre à profit vos forces et vos talents. Vous vous sentez compétent, ce qui contribue aussi à votre satisfaction personnelle et donc à l’amélioration de votre estime de vous.

Le signe : vous vous sentez utile.

3. Vous ne vous ennuyez pas

Connaissez-vous le bore-out ? C’est un phénomène de plus en plus observé chez les salariés… qui s’ennuient !

S’ennuyer au travail pendant quelques jours, ça va. Mais lorsque l’ennui devient une lassitude constante, il crée une réaction en chaîne nocive : sensation d’être inutile, dévalorisation, perte de sens et de motivation, envie de changer de métier (voire de changer de vie), etc.

A l’inverse, lorsque vous vous sentez stimulé et actif (mais pas trop non plus, attention à la surcharge de travail qui peut mener au burn-out), c’est un signe que votre job vous convient. Les journées passent vite et vous appréciez votre routine.

Le signe : pas d’ennui.

4. Le travail a du sens pour vous

Le sens au travail est un véritable enjeu actuel. Beaucoup de personnes en réorientation professionnelle ont décidé de changer de voie pour faire un métier qui a du sens, c’est-à-dire :

  • une activité professionnelle avec un impact positif sur la société ;
  • un job utile ;
  • un emploi qui respecte l’équilibre entre leur vie professionnelle et vie personnelle.

Le monde du travail évolue. Les attentes des nouveaux candidats ne sont pas les mêmes. Forcément, cela fait bouger les lignes. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à oser exprimer notre mal-être au travail et trouver des solutions pour y remédier.

Lorsque votre travail a du sens pour vous, lorsqu’il est aligné avec vos valeurs personnelles et que vous aimez ce qu’il reflète… Alors c’est un signe que votre métier vous correspond.

Le signe : vous savez pourquoi vous faites ce métier, vous vous accordez avec lui.

5. Vous avez confiance en l’avenir

Si vous vous sentez confiant pour votre avenir professionnel et si vous avez confiance en l’avenir de l’entreprise pour laquelle vous travaillez, alors vous êtes accordé avec votre emploi actuel.

Lorsque vous croyez en la direction que prend l’entreprise et quand vous vous sentez en sécurité, vous pouvez dire que le métier vous convient.

Tout humain que nous sommes, nous recherchons constamment la stabilité et la sécurité. Si votre métier vous l’apporte, il répond à un besoin fondamental. Bien sûr, cela ne suffit pas toujours pour trouver l’épanouissement professionnel, mais cela peut suffire pour que votre travail vous convienne.

Le signe : vous vous sentez serein et en sécurité.

6. Vous maintenez un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle

Faire la distinction nette entre la vie pro et la vie perso est un signe de bien-être au travail. Vous pourriez donc avoir un poste qui vous convient et travailler dans une ambiance de travail qui vous correspond. C’est très important pour vous sentir à l’aise et évoluer dans votre environnement professionnel.

Un emploi qui vous convient vous permet de consacrer du temps à vos passions, à votre famille et à vos amis en dehors du temps de travail. Vous ne vous sentez pas submergé.

Le signe : vous avez du temps pour vous (et vous ne culpabilisez pas de le prendre).

7. Vos attentes sont satisfaites

Nous avons tous et toutes des attentes. Lorsque notre travail répond à ces attentes, cela crée un sentiment de satisfaction qui peut indiquer que cette situation professionnelle vous convient. Qu’il s’agisse de la rémunération, des relations entre collaborateurs, de la nature des tâches et missions qui vous sont confiées ou autre, vos attentes sont satisfaites.

A l’inverse, c’est lorsque le décalage entre ce que vous désirez et ce que vous avez se creuse que vous pensez à faire une reconversion, à changer de travail… Si ce sentiment survient, cela peut être le signe que votre travail actuel ne vous convient pas.

Dans ce cas, vous pouvez simplement en changer, effectuer une mobilité professionnelle, ou bien changer d’entreprise, changer de poste, voire entamer une réorientation radicale si telle est votre envie.

Le signe : vous êtes satisfait de ce que votre travail vous apporte.

8. Vous pouvez vous exprimer librement

Ça paraît tomber sous le sens, mais il y a « s’exprimer » et s’exprimer librement… Autrement dit, si vous pouvez être vous-même au travail, alors peut-être avez-vous trouvé un emploi qui vous convient.

Être soi-même dans le milieu professionnel n’est pas évident. Vos collègues ne sont pas vos amis et vous êtes recruté et évalué sur vos performances.

Néanmoins, un emploi qui vous laisse vous exprimer et être vous est un emploi dans lequel vous pouvez évoluer, vous épanouir et croître. On ne parle pas seulement d’expression de soi, mais aussi de :

  • pouvoir exprimer votre créativité et vos idées ;
  • pouvoir exprimer vos besoins, par exemple votre besoin d’apprendre et de développer vos compétences et aptitudes par la formation professionnelle, etc. ;
  • pouvoir exprimer vos aspirations et votre envie de changement, d’évolution, de progression ;
  • pouvoir exprimer vos accords et désaccords.

Puis, comme s’exprimer ne fait pas tout, il faut aussi que vous soyez écouté.

Le signe : vous êtes vous-même et écouté au travail.

Réorienter sa carrière pour retrouver l’harmonie

Changer de job pour faire un nouveau métier est une solution possible lorsque vous exercez un travail qui ne vous convient pas. Mais attention à ne pas brûler les étapes.

Avant de se réorienter professionnellement, il convient de bien réfléchir et de se poser les bonnes questions. Un changement de vie n’est pas anodin. La reconversion n’est pas une échappatoire, mais un projet professionnel planifié et cohérent avec vos aspirations et motivations.

Nous conseillons toujours 3 étapes avant de changer de boulot :

  1. faire le point sur votre carrière et votre parcours professionnel (seul ou accompagné par un conseiller en évolution professionnelle CEP ou un coach certifié. Vous pouvez aussi faire un bilan de compétences…) ;
  2. vous informer sur les idées de métiers et les manières de définir un projet professionnel qui vous correspond ;
  3. vous former si nécessaire pour développer vos compétences professionnelles et ouvrir de nouvelles opportunités.

Oui, c’est vrai, changer de carrière permet parfois de retrouver de l’harmonie dans sa vie professionnelle. Mais pour y parvenir, vous devez analyser votre envie de changement et planifier votre reconversion ; votre transition professionnelle.

C’est ainsi que vous mettrez toutes les chances de votre côté pour trouver un travail qui vous convient et dans lequel vous pourrez vous épanouir.

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salaire

Emploi : 7 questions sur le salaire (et les réponses)

Découvrez 10 questions courantes sur le salaire et leurs réponses. Vous vous sentirez moins perdu (on l’espère !).

En bref, les 7 questions :

  1. Comment calculer son salaire brut en net ?
  2. Quel est le montant du salaire minimum en France ?
  3. Quel est le salaire minimum pour toucher la prime d’activité ?
  4. Combien touche-t-on à la retraite par rapport au salaire ?
  5. Quel salaire pour avoir droit au RSA ?
  6. Abandon de poste : combien de temps avant de ne plus percevoir de salaire ?
  7. Comment négocier son salaire ?

1. Comment calculer son salaire brut en net ?

C’est la question que tout le monde se pose. Et c’est vrai que passer du salaire brut au salaire net n’est pas toujours évident, surtout lorsque vous n’avez pas de fiche de paie sous les yeux.

Pour rappel :

  • Le salaire brut est le montant total de la rémunération avant toute déduction (impôt, cotisations sociales…). Il inclut le salaire de base, les primes, les heures supplémentaires, les avantages en nature, etc.
  • Le salaire net est le salaire brut MOINS les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu si ce dernier est directement prélevé via le prélèvement à la source.

Les cotisations financent l’assurance maladie, la retraite, le chômage… Le salaire net à payer est le salaire après impôt sur le revenu. C’est ce que vous percevez réellement sur votre compte en banque.

Le montant des déductions varie selon votre situation professionnelle. Par exemple, les auto-entrepreneurs doivent déclarer leur chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel à l’URSSAF. Leurs cotisations sont prélevées sur ce CA à un taux variable.

Les salariés, quant à eux, reçoivent directement leur salaire net sur leur compte bancaire. La différence entre le montant brut et le montant net dépend de leurs charges sociales.

Pour obtenir une estimation du montant brut en net, vous pouvez enlever environ 23 % du salaire brut estimé.

Par exemple, si vous avez pour projet de reconversion de devenir diététicien, cherchez le salaire moyen estimé. Pour cette profession, il est d’environ 2.500 euros brut par mois. Faites ensuite le calcul suivant :

  • 2500 – 23 % = 1.925 euros.

On pourrait donc supposer que le salaire net d’un diététicien qui gagne 2.500 euros bruts par mois tourne autour de 1.925 euros.

Attention !

Cela reste une estimation. L’idéal est d’avoir de vrais chiffres, au cas par cas. Vous devez aussi connaître la totalité de vos déductions. Par exemple, bénéficiez-vous de la mutuelle d’entreprise ? De titres-restaurants ? Une partie est déduite de votre salaire.

Pour calculer son salaire en net, vous pouvez aussi utiliser les simulateurs. Ces derniers vous permettent de calculer le salaire brut/net rapidement et facilement.

2. Quel est le montant du salaire minimum en France ?

Le SMIC, le salaire interprofessionnel de croissance, est le montant légal minimum que doit percevoir chaque salarié. En France en 2025, le montant du SMIC est de :

  • 11,88 euros brut, soit 9,40 euros net par heure (SMIC horaire) ;
  • 801,80 euros brut, soit 1.426,30 euros net par mois ;
  • 621,60 euros brut, soit 17.115,69 euros net par an.

Votre rémunération ne peut pas être inférieure à ces chiffres.

3. Quel est le salaire minimum pour toucher la prime d’activité ?

La prime d’activité est une aide sociale. Elle aide le pouvoir d’achat des travailleurs ayant de faibles ressources financières. Elle est donc accessible sous conditions de ressources.

Entrée en vigueur en 2016, la prime d’activité a remplacé le RSA activité et la prime pour l’emploi.

Le montant de la prime d’activité

Tout travailleur justifiant de faibles revenus peut toucher la prime d’activité. La condition : que son salaire ne dépasse pas le plafond en vigueur de 1.104,25 euros net par mois. Si vous touchez moins de cette somme, vous pouvez percevoir la prime d’activité.

Vous pouvez aussi la recevoir lorsque vous assumez seul ou seule un ou plusieurs enfants.

633,21 euros

est le montant forfaitaire de la prime d’activité en France.

Comment toucher la prime d’activité ?

Pour toucher la prime d’activité, vérifiez d’abord que vous en avez droit. Ensuite, vous pouvez la demander :

  • aux caisses d’allocations familiales (Caf) ;
  • ou aux caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA) si vous en relevez.

La prime vous est versée dès le premier jour du mois suivant votre demande. Elle vous est versée chaque mois.

Un petit plus pour les personnes en reconversion

La prime d’activité peut donner un coup de pouce financier à votre projet professionnel. Si, par exemple, vous envisagez une réorientation professionnelle vers la création d’entreprise, et touchez peu de rémunération au début de votre activité, cette prime peut servir de complément.

Il y a toujours des solutions pour commencer une nouvelle vie professionnelle. Ce qu’il faut : vous informer sur tous les dispositifs possibles pour assurer votre sécurité financière. Il est tout à fait possible de faire une reconversion sans perte de salaire.

4. Combien touche‑t‑on à la retraite par rapport au salaire ?

Voilà une autre question particulièrement demandée, surtout si l’on souhaite planifier son avenir.

Le montant de la retraite dépend de tellement de facteurs que le calcul se fait au cas par cas. Restons donc dans des estimations. Vous pouvez, par ailleurs, estimer le montant de votre retraite et votre âge de départ à la retraite à taux plein sur le site Info Retraite.

La retraite du salarié du secteur privé

Le calcul du montant de votre pension retraite est le suivant :

  • Revenu annuel moyen x taux de pension (50 %) x (durée d’assurance à la retraite ou durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein).

Le revenu annuel moyen est la moyenne des salaires bruts sur lesquels vous avez cotisé. L’Assurance retraite prend les 25 années les plus avantageuses de votre carrière professionnelle. Tous les éléments de la rémunération (primes, heures supplémentaires…) sont pris en compte dans le calcul.

Pour atteindre votre retraite à taux plein, vous devez avoir validé un certain nombre de trimestres. La nouvelle réforme des retraites a par ailleurs repoussé l’âge de départ minimum. Vous devrez donc valider plus de trimestres pour obtenir votre pension à taux plein.

Le taux plein des salariés du secteur privé est de 50 % du salaire annuel moyen.

La retraite des fonctionnaires d’État

En tant que fonctionnaire titulaire, le calcul de la pension retraite diffère. Elle s’élève à taux plein à 75 % du traitement indiciaire brut perçu dans les 6 derniers mois d’activité professionnelle, hors primes (bien que certaines soient prises en compte).

Par exemple, si vous avez validé tous vos trimestres et si votre dernier traitement brut perçu depuis plus de 6 mois était de 3.500 euros, votre retraite s’élèvera à 2.625 euros brut (75 % de 3.500 euros). Seul le traitement indiciaire, sans les primes, est inclus dans le calcul.

De même, le taux de 75 % peut être plus élevé et passer, par exemple, à 80 % avec certaines bonifications (par exemple si vous avez des enfants).

La retraite des entrepreneurs

La retraite des entrepreneurs dépend de leur statut juridique (auto-entrepreneur, gérant de SARL, SAS…). Pour l’entrepreneur individuel (EI), le taux de pension dépend de la nature de son activité : commerciale ou artisanale, libérale, agricole.

Si vous êtes né après 1973, le calcul de la retraite suit celui des salariés :

  • revenu annuel moyen x taux de retraite x (nombres de trimestres d’assurance validés / durée de référence).

Le taux le plus favorable est le taux plein de 50 %. Quant au revenu annuel moyen, il prend en compte la moyenne des 25 meilleures années de revenus cotisés, dans la limite du Pass. Ce plafond annuel de la Sécurité sociale s’élève à 47.100 euros en 2025 (il est révisé chaque année).

Cela veut dire que si la moyenne de votre revenu annuel moyen (RAM) est de 60.000 euros, seule la somme de 47.100 euros sera retenue pour le calcul de votre retraite de base. Selon votre statut, cela peut donc donner une pension de base à taux plein de 23.550 euros par an, soit 1.962,5 euros par mois (chiffres 2025 + si l’on prend un taux à 50 %).

Si vous avez une micro-entreprise, il existe des solutions complémentaires pour préparer votre retraite.

Bon à savoir

Concernant les demandeurs d’emploi, un trimestre est validé tous les 50 jours de chômage indemnisé dans la limite de 4 trimestres par an.

Vous pouvez vérifier toutes les informations relatives à votre parcours professionnel sur votre espace personnel sur le site de l’assurance retraite.

5. Quel salaire pour avoir droit au RSA ?

Vous pouvez bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) sans avoir de revenus. Vous pouvez également le toucher en cas de faibles ressources. Le montant dépend de l’ensemble des ressources financières de votre foyer.

L’étude d’éligibilité au RSA prend en compte vos trois derniers mois de salaire :

  • si vous vivez seul, votre salaire des trois derniers mois ne doit pas excéder 1.939,56 euros pour avoir droit au RSA ;
  • pour un couple sans enfant, le plafond à ne pas dépasser est de 2.909,34 euros pour les salaires totaux des 3 derniers mois.

Les ressources prises en compte sont le salaire de votre conjoint, mais aussi le montant des autres aides sociales que vous percevez (chômage, pension alimentaire…).

6. Abandon de poste : combien de temps avant de ne plus percevoir de salaire ?

Un abandon de poste consiste en une absence prolongée injustifiée du salarié. Il quitte son poste de travail sans avoir l’accord de son employeur. Cela peut mener à une suspension du salaire.

Un abandon de poste peut survenir en cas de :

  • volonté de quitter son emploi actuel pour un autre ;
  • raisons personnelles (comme un burn-out) ;
  • refus de l’employeur d’accorder une rupture conventionnelle.

Le salarié ayant abandonné son poste prend le risque d’une présomption de démission.

En cas d’abandon de poste, votre salaire peut être suspendu au-delà du 15ème jour calendaire. L’employeur doit vous informer des conséquences si vous ne reprenez pas le travail. Au-delà du délai précisé par l’employeur (qui ne peut pas être inférieur à 15 jours), le salarié est considéré comme étant démissionnaire.

7. Comment négocier son salaire ?

Savoir négocier son salaire fait partie des compétences professionnelles utiles. Si vous êtes à la recherche d’un emploi, voici les étapes pour réussir cette négociation de salaire.

1. Faire des recherches

Recherchez la fourchette salariale du marché par rapport au job dans lequel vous postulez et le type de poste que vous visez. Vous pouvez aussi vous aider du salaire moyen français pour avoir une vision plus globale des salaires en France et selon les régions.

En amont de votre projet de changement de métier, informez-vous un maximum sur le salaire du métier dans lequel vous souhaitez vous reconvertir professionnellement. C’est très important pour éviter les désillusions ! Informez-vous.

Renseignez-vous aussi sur l’entreprise, sur sa santé financière, sa culture salariale, ses avantages sociaux (télétravail, formation, évolution professionnelle, voiture de fonction…). Certains avantages peuvent constituer de bons arguments de négociation.

2. Évaluer vos besoins

Évaluez vos besoins financiers (combien d’argent avez-vous besoin de gagner par mois pour vivre ?) et votre valeur. Concernant vos besoins, vous pouvez calculer le montant de vos dépenses mensuelles pour vivre correctement (loyer, charges, enfants, vacances…).

Pour estimer votre « valeur » sur le marché du travail, vous pouvez réaliser un bilan de compétences. Il vous permet d’avoir une meilleure vision de ce que vous pouvez apporter à l’entreprise, d’identifier vos atouts et vos compétences rares.

Regardez aussi quelles sont les compétences les plus cherchées par les employeurs et tenez compte de votre expérience professionnelle ! Vous pouvez aussi mettre en avant vos formations qualifiantes et vos diplômes.

3. Définir votre fourchette salariale

Posez-vous les bonnes questions :

  • quel est le minimum acceptable (le point de rupture) ? Gardez en tête qu’accepter un salaire trop bas peut nuire à votre motivation sur le long terme et vous pousser à changer de job (mais cela peut être une solution à court terme) ;
  • quel serait votre salaire idéal et est-il réaliste ?

Lors de l’entretien d’embauche, présentez toujours le plus haut de votre fourchette en laissant une marge de manœuvre à la négociation. Par exemple, si vous visez 40.000 euros annuels, demandez 42 ou 45.000 euros et voyez comment les recruteurs réagissent.

4. Croyez‑y

Pour convaincre, il faut donner l’impression d’être convaincu soi-même. Même si à l’intérieur vous doutez, essayez de rester confiant et positif. Entraînez-vous en amont de l’entretien de recrutement. Parlez de vos réalisations passées, de vos résultats, des atouts que vous avez développés et qui peuvent être utiles à l’entreprise. N’oubliez pas de sourire, de mettre en avant vos aptitudes professionnelles et votre connaissance du marché.

Un conseil en plus : n’oubliez pas que l’entreprise achète vos compétences. Vous pouvez aussi négocier un package global : primes (13ème mois, objectifs…), avantages en nature (voiture de fonction, téléphone…), avantages sociaux (prévoyance…), temps de travail, etc.

Vous pouvez tout négocier, alors osez 😉

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métiers les mieux payés en France

Les 5 métiers les mieux payés en France en 2025

5 métiers les mieux rémunérés en France

Le média Hellowork a publié les résultats de son enquête sur les jobs qui paient le plus en France en 2025. Il s’agit du salaire médian annuel brut affiché sur les offres d’emploi.

Pour rappel :

Le salaire médian partage une population de salariés en deux groupes de taille égale. 50 % des salariés qui exercent ce métier gagnent moins que le salaire indiqué et 50 % gagnent plus. Le salaire médian est plus représentatif de la réalité des revenus d’une profession.

Le salaire moyen est la somme des salaires divisée par le nombre total de salariés ou de personnes exerçant la profession. Son défaut est de ne pas prendre en compte les extrêmes. Cependant, il permet d’obtenir une valeur globale.

Le salaire moyen en France est de 2.735 euros net par mois dans le secteur privé (source : Insee).

Les 5 métiers les mieux payés en France en 2025 sont :

  1. Directeur médical (118.000 euros brut par an) ;
  2. Consultant digital (90.000 euros brut par an) ;
  3. Directeur général (85.000 euros brut par an) ;
  4. Directeur commercial (77.500 euros brut par an) ;
  5. Directeur des engagements (75.000 euros brut par an).

L’étude ne prend pas en compte le secteur de la médecine spécialisée.

1. Directeur médical

Pour évoluer professionnellement et devenir directeur médical, vous devez bien sûr avoir des compétences dans le secteur de la santé et du médical. Le rôle de ce professionnel est de gérer et façonner la stratégie d’un établissement de santé, de veiller au respect des normes éthiques et d’orchestrer les équipes médicales.

Avoir un parcours professionnel issu de la recherche et du développement vous sera utile, notamment pour obtenir des postes à responsabilité dans l’industrie pharmaceutique et les laboratoires de recherche. Pour être chercheur, un bac+8 (doctorat) est nécessaire.

Si la reprise d’étude ne vous fait pas peur, vous pouvez totalement entamer une reconversion. Ce qu’il vous faudra ? Du temps et de la persévérance.

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le 13 novembre 2025 à Paris

2. Consultant digital

Spécialiste du webmarketing et du conseil, le consultant travaille pour les entreprises afin de les conseiller sur leur stratégie digitale. Savoir maîtriser le web et ses codes est désormais indispensable pour rester compétitif sur le marché.

En tant que consultant digital, vous devez avoir d’excellentes compétences techniques en webmarketing. Si ce n’est pas le cas, la formation professionnelle continue vous tend les bras ! Il en existe des centaines pour vous former petit à petit dans ce domaine d’activité.

Vous pouvez, ensuite, déposer votre CV auprès des agences de conseil ou bien créer une entreprise pour devenir indépendant. Plus vous avez d’expérience professionnelle, plus vous avez des résultats concrets à partager, mieux vous pouvez être rémunéré.


●  Toutes les réponses sur le salaire se trouvent ici 👇

3. Directeur général

Le directeur général, qu’on peut aussi appeler CEO (Chief executive officer), est à la tête d’une entreprise. Pour le devenir, deux possibilités :

  1. gravir les échelons jusqu’à pouvoir piloter l’entreprise ;
  2. créer une entreprise (malin, car vous serez chef d’entreprise aux fonctions de CEO et de PDG. Par ailleurs, « entrepreneur » est l’un des métiers les mieux payés au monde selon les secteurs d’activité).

Le CEO soutient généralement le PDG de la structure et assure le fonctionnement global de l’entreprise. Pour faire ce métier, il n’existe pas de diplôme spécifique. Nous vous conseillerions de surtout développer votre réseau professionnel ou de postuler à une offre d’emploi de directeur général.

En revanche, ce qui compte pour les recruteurs, c’est l’expérience. Vous devez avoir des compétences professionnelles en management et maîtriser la gestion d’entreprise. Les candidats retenus ont souvent un diplôme d’école de commerce ou une école d’ingénieur ou sortent d’un IEP.

Cependant, suivre une formation continue permet d’ajouter des cordes à votre arc et peut faciliter une évolution professionnelle. Il existe, par exemple, un titre professionnel de Responsable de petite et moyenne structure accessible en formation à distance et en alternance.

4. Directeur commercial

Plus vous montez en responsabilité, plus vous gagnez en rémunération (en théorie). Pour devenir directeur commercial, il est recommandé d’avoir un Bac+5 (Master), idéalement en ayant suivi un parcours de formation initiale dans le commerce.

Votre rôle : élaborer des stratégies commerciales gagnantes, gérer les équipes et avoir une vision claire du marché. Vous êtes le chef d’orchestre du pôle commercial d’une entreprise.

Vous pouvez développer vos compétences dans cette branche d’activité. La formation continue en négociation commerciale peut vous aider, tout comme les formations professionnelles sur le droit des contrats ou le management d’équipe.

Rappel :

Certains dispositifs facilitent le financement de la formation. Le Compte personnel de formation (CPF) ou encore l’aide individuelle à la formation (AIF) des demandeurs d’emploi et le projet de transition professionnelle (PTP) peuvent être des solutions pour se former à moindre coût.

5. Directeur des engagements

Le directeur des engagements est un spécialiste du secteur bancaire. Il gère l’attribution de crédits et sait détecter les situations à risques. Une qualité professionnelle indispensable pour se reconvertir professionnellement dans ce métier est la communication.

En général, vous pouvez atteindre cette fonction après plusieurs années d’expérience dans le domaine des banques et de la finance. Il existe des dizaines de diplômes différents en finance, accessibles via la formation initiale. Tous peuvent vous mener vers cette nouvelle voie professionnelle.

Les 20 métiers aux salaires les plus élevés en France (salaire moyen)

L’étude Hellowork nous partage le salaire médian des métiers qui paient le plus en France, en 2025. L’Observatoire des inégalités, quant à lui, présente le palmarès des plus hautes rémunérations du secteur privé et du secteur public pour les salariés ou les indépendants.

Voici les 20 métiers qui paient le plus en France, en 2025 selon le salaire moyen en équivalent à temps plein :

  1. Chefs d’une grande entreprise de 500 salariés et plus (15.074 euros net par mois en moyenne) ;
  2. Cadres d’état-major administratifs, financiers et commerciaux des grandes entreprises (10.093 euros par mois) ;
  3. Chefs d’entreprise moyenne de 50 à 499 salariés (9.711 euros par mois) ;
  4. Officiers et cadres navigants techniques et commerciaux de l’aviation civile (9.346 euros par mois) ;
  5. Cadres des marchés financiers (9.315 euros par mois) ;
  6. Directeurs techniques des grandes entreprises (8.042 euros par mois) ;
  7. Avocats (8.009 euros par mois) ;
  8. Chirurgiens-dentistes (7.024 euros par mois) ;
  9. Médecins salariés non hospitaliers (6.133 euros par mois) ;
  10. Cadres commerciaux des grandes entreprises hors commerces de détail (5.279 euros par mois) ;
  11. Ingénieurs et cadres de la production et de la distribution d’énergie et d’eau (5.205 euros par mois) ;
  12. Chefs d’entreprise de services de 10 à 49 salariés (5.126 euros par mois) ;
  13. Chefs d’établissement et responsables de l’exploitation bancaire (5.116 euros par mois) ;
  14. Cadres chargés d’études économiques, financières et commerciales (5.084 euros par mois) ;
  15. Cadres des services financiers ou comptables des grandes entreprises (5.013 euros par mois) ;
  16. Cadres commerciaux des petites et moyennes entreprises hors commerces de détail (4.950 euros par mois) ;
  17. Ingénieurs et cadres technico-commerciaux en informatique et télécommunications (4.907 euros par mois) ;
  18. Cadres des opérations bancaires (4.879 euros par mois) ;
  19. Officiers et cadres navigants techniques de la marine marchande (4.758 euros par mois) ;
  20. Ingénieurs et cadres de la fabrication des industries de transformation (agroalimentaire, chimie, métallurgie, matériaux lourds) (4.692 euros par mois).

Source : l’Observatoire des inégalités avec l’Insee (2021).

Et un métier bien payé sans diplôme, c’est possible ?

Oui ! Vous pouvez totalement avoir un métier bien rémunéré sans forcément avoir de diplôme. D’une part, de nombreux métiers recrutent sans diplôme.

Ensuite, parmi les métiers les mieux payés sans diplôme, retrouvez des professions comme plombier, métallier / serrurier ou assistant commercial.

Attention, si vous n’avez aucune expérience dans ces domaines d’activité, mieux vaut vous former avant de faire une reconversion professionnelle. Lorsque vous décidez de changer de métier, vous devez aussi penser au développement des compétences et aptitudes nécessaires pour réussir dans cette nouvelle vie professionnelle.

Pour vous aider, nous avons des outils pour vous, dont la newsletter ! À bientôt dans vos boîtes mail :).

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comment trouver le job de ses rêves

Comment trouver le job de ses rêves ?

C’est quoi le job de mes rêves ?

Enfant, la question semblait simple : c’est quoi le métier de tes rêves ?

Posez-la à vos enfants, vos neveux ou n’importe quel petit être qui gravite autour de vous, et vous obtiendrez une réponse rapide. Farfelue, peut-être, mais rapide.

Qu’en est-il de nous, adultes ? Si nous devions vous poser aujourd’hui la question : quel est le métier de vos rêves ? Sauriez-vous répondre ?

Si la réponse est oui, tant mieux et cet article pourra vous aider à vous conforter dans cette idée.

Si la réponse est non… Voici quelques conseils pour vous mettre sur la piste.

Mais d’abord, c’est quoi, le « job de ses rêves » ?

Attention à la nuance :

Le job de vos rêves peut différer de votre job de rêve.

Le premier, c’est le métier de tous vos rêves, celui qui vous fait vibrer, que vous fantasmez, ou bien le centre de votre projet professionnel actuel, le but de votre reconversion et le moteur de votre envie de changement.

Le second, c’est le job qui vous paraît idéal. Ce n’est peut-être pas celui qui vous fait vibrer, mais vous l’aimez bien et vous vous sentez même très bien. Ou pas ! Car un métier de rêve peut sembler parfait en tout point (salaire confortable, missions qui vous correspondent, compétences valorisées…), sans que vous vous sentiez épanoui.

C’est là que réside la nuance entre le job de ses rêves (vos rêves à vous et vous seul) ; et le job de rêve qui possède de nombreux avantages, mais qui ne vous correspond pas forcément.

Un job‑passion

Le job de vos rêves peut être un métier-passion. Par exemple, si vous êtes passionné par l’écriture, votre métier de rêve peut être écrivain. Vire de sa passion est possible, quelle qu’elle soit. Ou du moins, il est tout à fait possible de concilier travail et passion.

Un job qui a du sens

Lorsqu’un métier a du sens pour vous, vous pouvez y voir la profession rêvée. Vous savez pourquoi vous vous levez le matin. Vous avez envie de participer à un projet collectif plus grand que vous. C’est ce qui rend la vie professionnelle motivante et épanouissante.

Un job qui s’aligne avec vos valeurs

L’emploi de vos rêves est peut-être simplement celui qui s’aligne avec vos valeurs fondamentales. L’intégrité, la créativité, l’aide, l’innovation, l’indépendance… Peut-être avez-vous envie de travailler dans la recherche pour assouvir votre soif de curiosité et faire avancer la société. Ou alors, vous rêvez d’un métier où vous pouvez créer et laisser s’exprimer votre imagination.

En bref :

La définition du « job de vos rêves » est très personnelle. Vous pouvez mettre tous les métiers et toutes les valeurs que vous souhaitez derrière cette expression. Vous construisez votre profession de rêve, d’abord en idée puis, on vous le souhaite, dans la réalité.

3 méthodes pour trouver le job de ses rêves

Répondons à la question : comment trouver le métier de ses rêves ? En commençant par un peu d’introspection.

Prenez le temps de vous poser et de réfléchir. Réfléchir à vos besoins, mais aussi à vos envies, vos aspirations et vos passions. Apprenez à mieux vous connaître, à identifier ce que vous aimez, ce que vous détestez et ce qui vous fait intensément vibrer.

Pour vous aider, voici trois techniques pour trouver le job de ses rêves.

1. La bonne vieille méthode : le questionnement personnel

Vous le verrez, tout est une question de positionnement et de questionnement. En soi, réfléchir et se poser des questions n’est pas compliqué. C’est se poser les bonnes questions qui peut l’être. Pour vous aider, voici ce que vous pouvez vous demander :

  • Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans la vie? Pensez à quelque chose, un moment ou une activité qui vous fait perdre la notion du temps.
  • Si vous aviez tout l’argent du monde, que feriez-vous de vos journées?
  • Y a-t-il une cause ou un sujet qui vous passionne particulièrement ?

Vous pouvez vous poser ces questions seul ou effectuer une séance de coaching. Certains coachs professionnels certifiés en accompagnement à la reconversion peuvent vous aider. Le but est de trouver des réponses pour mieux orienter la réflexion vers un ou plusieurs métiers de vos rêves (car, oui, vous pouvez en avoir plusieurs).

2. La méthode Ikigaï

La méthode Ikigaï est une philosophie de vie. Issue du Japon, elle aide à trouver du sens dans sa vie. De cette manière, c’est tout votre quotidien qui est transformé, dont votre sphère professionnelle. Elle peut vous aider à trouver le job rêvé.

Cette méthode japonaise analyse quatre éléments :

  • ce que vous aimez, pour trouver votre passion ou votre vocation ;
  • ce pour quoi vous êtes doué, un domaine ou une activité dans laquelle vous excellez ;
  • ce pour quoi vous êtes payé, c’est-à-dire votre job actuel et tous les métiers potentiels pour lesquels vous aimeriez recevoir une rémunération ;
  • ce dont le monde a besoin, c’est-à-dire, selon vous, les causes à défendre et les sujets qui vous tiennent à cœur.

D’une certaine manière, cette méthode rejoint celle du questionnement personnel. Le but est d’entrer en introspection pour analyser votre vision des choses actuelles et trouver des réponses.

3. La méthode électron libre : expérimenter

Une dernière méthode, pas la plus confortable pour certains, est d’essayer. Si vous n’avez aucune idée de ce que peut être le métier de vos rêves, et si vous êtes insatisfait de votre situation professionnelle actuelle, essayez autre chose.

Attention, on ne vous dit pas de tout plaquer du jour au lendemain. Changer de métier est un rêve pour beaucoup, mais c’est plus facile d’en avoir envie que de passer à l’action. Beaucoup de freins à la reconversion peuvent bloquer : perte de salaire, manque de qualification, manque de confiance…

C’est pourquoi nous vous conseillons de toujours opter pour un filet de sécurité et préparer votre changement de métier, c’est-à-dire :

  • Faire le point sur vos besoins, vos motivations, vos compétences et vos aspirations. Réfléchissez bien avant de prendre une décision. Quitter votre métier actuel peut apporter son lot d’avantages et d’inconvénients. Pesez les pour et les contres en étant honnête avec vous-même.

Astuce en + :

Le bilan de compétences peut vous aider à faire le point sur vos compétences et aptitudes professionnelles. C’est un bon point de départ pour entamer une réorientation professionnelle et changer de vie.

  • S’informer. Sur les métiers qui vous paraissent idéaux, sur les idées de métiers, sur les possibilités de suivre une formation professionnelle… Plus vous glanerez d’informations, mieux vous vous sentirez prêt à changer de voie professionnelle, qu’il s’agisse du premier projet de reconversion ou du centième.
  • Se former. La formation professionnelle pour adultes est désormais plus accessible et finançable par divers moyens (CPF, PTP, AIF… Lisez notre ebook gratuit sur les aides à la reconversion pour en savoir plus). La formation continue vous permet de développer les compétences techniques rapidement et facilite la transition professionnelle. Quel que soit votre niveau de qualification, il y a une solution pour réajuster votre parcours professionnel, notamment par la formation ou la VAE.
  • Se lancer. Une fois votre plan d’action établi, il ne vous reste plus qu’à faire le grand pas. Changez de métier, vivez une nouvelle vie professionnelle. L’avantage ? Vous pouvez recommencer autant de fois que vous voulez. Ce qu’il faut, c’est un maximum d’informations et de préparation. Ne négligez pas ces étapes. Prenez le temps de construire un projet professionnel cohérent et réaliste. Le conseil en évolution professionnelle (CEP), qui est gratuit, peut vous aider.

Vous avez également la possibilité de tester un métier avant d’en changer, mais aussi de faire une reconversion professionnelle sans perte de salaire ou de faire financer votre projet de formation sans rien avoir à débourser. Renseignez-vous : ces moyens peuvent peut-être vous aider à accéder à votre job de rêve.

À quoi bon courir après ses rêves ?

Les rêves sont de bonnes choses. En un sens, ils donnent un but et sont une source de motivation pour avancer. Ils peuvent conduire à l’épanouissement professionnel et à un équilibre de vie idéal, où vous vous sentez à votre place.

D’un autre côté, à trop courir derrière ses rêves, on finit par oublier la réalité, voire créer une frustration. Or, être frustré, c’est rester éternellement insatisfait. Le risque est donc de vous mettre la pression sans n’être plus capable de voir le positif.

L’astuce est de rester dans l’équilibre.

Si vous faites votre métier de rêve à l’heure actuelle, tant mieux ! Savourez. Rien ne garantit, d’ailleurs, que ce rêve restera constant jusqu’à la fin de votre carrière professionnelle. Et ce n’est pas grave, vous pouvez changer de job autant de fois que vous voulez.

Si vous connaissez votre job de vos rêves, mais enragez de ne pas l’avoir atteint ou de ne pas pouvoir l’atteindre, ralentissez ! Vous n’avez pas besoin de courir. Vous avez tout votre temps et les rêves sont mobiles. Ils changent et s’ajustent selon la vie que nous menons.

Enfin, si vous n’avez pas de job idéal et si cela vous inquiète… Pourquoi ? Nous avons tous des rêves, des envies, des besoins. Tous n’ont pas besoin de tourner autour du travail. Faites ce qu’il vous plaît !

En résumé, trouver le job de ses rêves n’est pas une fin en soi. Avancez à votre rythme, essayez de trouver un emploi où vous vous sentez bien, compétent et valorisé. Vous pouvez changer de voie à tout moment.

Pouvoir se reconvertir professionnellement, c’est explorer tous les rêves qui se présentent à vous.

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