D’ici 2030, 375 millions d’actifs changeraient de métier

 3 MIN

Quelles sont les conséquences de l’automatisation sur l’emploi ?

C’est à cette question qu’a tenté de répondre le cabinet McKinsey via une enquête. Il en ressort que 14 % de la main d’œuvre mondiale sera affectée par l’automatisation d’ici 2030, soient 375 millions de travailleurs qui vont devoir apprendre de nouvelles tâches, voire de nouveaux métiers. Non en raison de leur appétence à découvrir de nouveaux horizons, mais parce qu’ils vont y être obligés par l’automatisation inévitable des tâches et de la redistribution des rôles dans les entreprises. Ainsi, au moins un tiers des activités pourront être automatisées dans plus de la moitié des professions. En France, 5,6 millions d’emplois équivalent temps plein seraient touchés.

Lire aussi >> Révolution au travail : les grandes tendances du futur

Parmi les activités les plus affectées par l’automatisation

On retrouve les travaux physiques (ex : l’utilisation de machines ou la préparation de repas-minute), la collecte et le traitement des données (comptabilité, parajuridique…).

Emploi et automatisation

Le big data et les autres outils numériques ont un impact certain sur de nombreux secteurs de l’activité économique. C’est un changement en profondeur qui est attendu dans les prochaines années. Se réorienter aujourd’hui et concevoir de changer de métier peut être une démarche saine et fortement recommandée.

Lire aussi >> Quelles compétences numériques pour demain ?

Environ 280 millions d’emplois créés

Changer de métier n’a pas que des aspects alarmants, on peut aussi voir l’autre côté de cette mutation inévitable et se concentrer sur tous les emplois qui vont être créés (grâce essentiellement à la hausse des revenus sur les seuls biens de consommation), ainsi que sur les métiers qui restent à inventer. La créativité reste une source inépuisable d’espoir.

Ainsi près de 9 % de la demande de main-d’œuvre à l’horizon 2030 sera liée à de nouveaux types de professions qui n’existent pas encore.

Un niveau d’éducation plus élevé dans le futur

Globalement, les professions en croissance requièrent un niveau éducatif plus élevé que les emplois supplantés par l’automatisation ; ce sont les métiers nécessitant des diplômes universitaires plus élevés qui se développent, au détriment des professions qui exigent seulement une éducation secondaire.

Pour changer de métier, il faut savoir déchiffrer les tendances. C’est la mission principale des managers. Mais il existe aussi de nombreux centres de formation qui ont déjà répertorié les métiers du futur. Une chose est sûre, il est peu probable d’échapper au digital. Autant se familiariser rapidement avec les outils numériques traditionnels tout en accueillant sans défiance les nouvelles technologies. Le pari numérique n’est plus une option, c’est une nécessité.

 Par Natacha Le Jort

La rédaction vous conseille :
> Les Français s’inquiètent des effets du numérique sur le travail
Comment le numérique impacte le travail des salariés
> L’évolution des métiers en France depuis 30 ans

Toutes les actus sur les métiers

Catégories
  • Changer d'emploi
  • Faire le point
  • S'informer
  • Se former
NVP_admin

Par L'équipe Nouvelle Vie Pro

Partager cet article :
La rédaction vous conseille
nouvelleviepro-comment-faire-reconversion-sans-perte-salaire
1 décembre 2022
  • La ptite voix
  • Créer son entreprise
  • Devenir indépendant
  • Faire le point
  • S'informer
Les conseils des pros pour réussir votre reconversion
30 novembre 2022
  • Incontournable
nouvelleviepro-renoncement-silencieux-quiet-quitting-definition
28 novembre 2022
  • Décryptage
nouvelleviepro-maria-schools
22 novembre 2022
  • Focus métier
17 novembre 2022
    nouvelleviepro-comment-se-reconvertir-3-etapes
    9 novembre 2022
      Voir toutes les actualités

      2022 Tous droits réservés