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Le salariat classique fait-il encore rêver les cadres ?

Le salariat classique fait-il encore rêver les cadres ?
Mis à jour le 28/03/2019 - Publié le 28/03/2019

Selon une étude de l’Apec, le salariat semble moins faire rêver les cadres qui aspirent à de nouvelles formes d’emploi : micro-entrepreneuriat, portage salarial, groupements d’employeurs et temps partagé.

Des cadres en quête de liberté

L’étude de l’Apec intitulée « Salariat et autres formes d’emploi / Des cadres qui cherchent à concilier sécurité et liberté » met en exergue un attachement « relatif » au salariat classique et l’attirance des cadres pour d’autres formes d’emploi.

Si le salariat évoque toujours la stabilité financière avec la promesse d’un revenu régulier, plus de la moitié des cadres (57 %) se déclarent prêts à quitter le salariat pour d’autres formes d’emploi, surtout les cadres insatisfaits de leur situation professionnelle, ainsi que les cadres âgés de moins de 40 ans.

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D’ailleurs 40 % s’engageraient probablement dans une forme d’emploi alternative au salariat d’ici 3 ans. Une rupture de parcours pourrait être l’élément déclencheur et les cadres envisagent cette transition professionnelle avec optimisme.

LES CADRES PEUVENT ENVISAGER DE QUITTER LE SALARIAT SOUS CONDITION (Apec)

"Invités à se projeter dans les trois ans à venir, 56 % des cadres se disent prêts à envisager d’exercer une activité sous une forme autre que le salariat classique. Selon leurs profils sociopro-fessionnels, l’appétence des cadres pour l’une ou l’autre d’entre elles n’est pas la même. Elle se concentre essentiellement autour de formes d’emploi plus sécurisantes pour les cadres en emploi (notamment le groupement d’employeurs) et sur le micro-entrepreneuriat pour les cadres sans emploi."

Quelles alternatives au salariat classique ?

Les cadres associent les autres formes d’emploi à l’autonomie et à la liberté, mais aussi à une sécurité financière amoindrie ; ils en ont une image positive et les considèrent comme une opportunité.

Le micro-entrepreneuriat est la forme d’emploi alternative la plus connue puisque 92 % des cadres connaissent ce statut ne serait-ce que de nom, contre 53 % pour le portage salarial. Organiser librement son emploi du temps apparaît comme le premier avantage du statut de micro-entrepreneur.

 Cadres

Attiré(e) par une forme d’emploi atypique ? Voici quelques pistes…

Qu’est-ce qu’une coopérative d’activité et d’emploi (CAE) ?

Le fonctionnement d’une CAE est assuré par un gérant et des chargés de mission. Si vous êtes porteur de projet, une coopérative vous permet de tester votre activité en toute sécurité grâce à un statut d’« entrepreneur salarié ». Vous pouvez ainsi percevoir un salaire et bénéficier de la couverture sociale d’un salarié classique. Chaque mois, les salariés entrepreneurs assistent à une réunion sur la gestion de la CAE.

Qu’est-ce qu’un groupement d’employeurs (GE) ?

Le groupement d’employeurs (GE) permet aux entreprises solidaires, adhérentes, de se regrouper pour employer des salariés via un contrat de travail. Vous ne pouvez effectuer que des opérations à but non lucratif, le groupement n’exerçant pas d’activité commerciale, et effectuez des périodes de travail successives auprès de chacune des structures adhérentes au groupement.

Principaux secteurs d’activité concernés : industrie, agroalimentaire, hôtellerie/restauration, commerce, services, BTP, sport, culture, services à la personne.

 

Qu’est-ce qu’une entreprise de travail à temps partagé (ETTP) ?

Une relation tripartite entre une ETTP, un salarié et un employeur bénéficiaire permet aux entreprises de faire face à des besoins de main d’œuvre qualifiée qu’elles ne peuvent recruter en raison de leur taille ou de leurs moyens. En tant que salarié mis à disposition dans une entreprise cliente, vous êtes embauché sous contrat à durée indéterminée (CDI) à temps plein ou partiel. Attention ! En cas de perte d’un de ces emplois à temps partiels, aucune allocation de chômage n’est due au salarié en temps partagé.

  

Bon à savoir

  • 88 % des actifs en emploi travaillent en tant que salariés (source : Insee)
  • 3,1 millions de travailleurs exercent sous une forme non salariée (dont un tiers de micro-entrepreneurs, soit 1,1 million d’individus (source : Acoss )

 Prêt(e) à expérimenter d’autres formes d’emploi ?

 Par Natacha Le Jort

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