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Les 5 moyens de créer son entreprise en restant salarié

Lassées par leur activité de salarié, de plus en plus de personnes envisagent de lancer leur propre activité professionnelle. Une envie des plus louables qui n'aboutit pas toujours, à cause des nombreuses craintes qui accompagnent la création d'une entreprise (peur du coût engendré, de la complexité des formalités, de la solitude...). Il existe heureusement plusieurs solutions alternatives permettant aux salariés de développer leur activité en limitant les risques.

Intégrer une CAE (coopérative d'activités et d'emploi)

Organisée sous la forme d'une société coopérative et participative (SCOP), la coopérative d'activités et d'emploi (CAE) regroupe des entrepreneurs ayant le désir commun de tester et de développer leur activité en limitant les contraintes.

Leur comptabilité, leurs tâches administratives et juridiques sont ainsi directement gérées par la CAE. Par ailleurs, chaque "entrepreneur salarié", affilié au régime général de la sécurité sociale, contribue au bon fonctionnement de la coopérative en reversant un pourcentage de son chiffre d'affaires.

Rejoindre une société de portage salarial

Consensus entre indépendance et salariat, le portage salarial permet à un professionnel qualifié de développer son activité en toute liberté sans avoir besoin de créer son entreprise ! Bien que le "salarié porté" soit contractuellement lié à sa société de portage salarial, il peut choisir sa clientèle, fixer ses prix et ses modalités d'intervention.

En contrepartie de ses missions et de la tenue d'un compte-rendu d'activité mensuel, il perçoit un salaire mensuel dont le montant est calculé sur le chiffre d'affaires réalisé. Il est par ailleurs affilié au régime général de la sécurité sociale et cotise pour le chômage.

L'inconvénient notable de cette solution est qu’elle n’est pas ouverte à toutes les activités, en particulier aux professions réglementées.

Décrocher un congé pour création d'entreprise

Comme son nom l'indique, le congé création d'entreprise permet à un salarié de quitter son emploi pendant une durée définie à l'avance afin de créer son activité.

Pour pouvoir profiter du dispositif, celui-ci doit toutefois justifier d'une ancienneté au moins égale à 24 mois, sauf mention contraire dans la convention collective de l'entreprise ou l'accord de branche. L'employeur peut refuser la demande du salarié si celle-ci ne remplit pas toutes les conditions exigées ou s'il estime que cette absence prolongée pourrait porter préjudice à la bonne santé de l'entreprise.

L'avantage majeur du congé pour création d’entreprise est la possibilité pour le salarié de réintégrer son poste à la fin de son congé si son projet n’a pas pris la tournure qu’il attendait.

Demander un temps partiel

Il n'est nullement nécessaire de quitter son emploi pendant plusieurs mois pour créer son activité ! Certains salariés font ainsi le choix de demander un temps partiel à leur employeur pour pouvoir consacrer une partie de leur temps à leur projet d'entreprise. S'il est parfois difficile de mener de front deux activités salariées en temps partagé, le cumul d'une activité salariée à mi-temps avec une création d'entreprise est quant à lui bien plus envisageable.

Cumuler emploi salarié et activité en micro-entreprise

À l'origine, le régime micro-entrepreneur (anciennement : auto-entrepreneur) a été mis en place pour ouvrir les portes de la création d'entreprise au plus grand nombre. Accessible et simplifié, ce régime a déjà permis à des milliers de salariés de tester une idée d’entreprise parallèlement à leur activité principale. Le chiffre d’affaires est toutefois plafonné, limitant le développement de l’activité.

Attention : lorsqu'un salarié souhaite lancer son projet en profitant de la micro-entreprise, il doit toutefois respecter un certain nombre de règles. Ainsi, sauf accord explicite de sa direction, il n'est pas autorisé à travailler sur son projet durant ses heures de travail et ne doit pas exercer d’activité susceptible de concurrencer ou nuire aux intérêts de son employeur.

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