Reconversion : ces Français qui sont devenus artisans

Reconversion : ces Français qui sont devenus artisans
Mis à jour le 18/11/2019 - Publié le 15/11/2019

S’ils le pouvaient, 58 % des Français seraient prêts à travailler dans l’artisanat. Alors, quels sont celles et ceux qui ont tout plaqué pour exercer un métier manuel ? Découvrez le choix qu’ont fait ces Français(es) en décidant de se reconvertir pour devenir artisans. Voici leurs témoignages !

Céline Kaszubiak, de factrice à tapissière

céline
Céline Kaszubiak était factrice à temps plein. Aujourd’hui elle reste salariée, mais à temps partiel, et exerce en parallèle une activité d’artisan (restauration et création de sièges) en auto-entrepreneur.

« Je ne suis pas factrice par vocation, même si j’aime le côté relationnel ; cela n’est pas suffisant pour me rendre heureuse. »

Lire aussi >> Peut-on être salarié et auto-entrepreneur ?

A la suite d’un burn-out, Céline effectue un bilan de compétences financé par son employeur et décide de changer de métier. Alors qu’elle pensait se tourner vers l’orthophonie, les tests lui préconisent un métier manuel. Elle opte pour une formation de tapissière en ameublement. Depuis l’obtention de son CAP, elle a repris son travail de factrice à temps partiel et a monté son activité de tapissière en auto-entrepreneur.

Les conseils de Céline Kaszubiak

« Je conseillerais à quelqu'un qui veut changer de voie professionnelle de prendre le temps de préparer sa reconversion. J'ai mis deux ans pour construire la mienne. J'ai fait un bilan de compétences, rencontré des professionnels de la tapisserie, monté mon dossier de financement, etc.

Avoir quelques économies, si possible... mais avant tout ne pas faire cela sur un coup de tête.

Il ne faut pas avoir peur des démarches, c'est accessible à tous. Le tout est de le vouloir ! »

Pour en savoir plus >> Céline Kaszubiak, 38 ans : « Ma reconversion a été un renouveau, un sentiment de retrouver mon identité et une certaine liberté. »

Alexandra et Natacha Zambrowski, des Merceces aux peluches

C’est l’histoire d’une reconversion professionnelle en famille ou lorsque 2 sœurs décident de reprendre la marque créée par leur grand-mère : La Pelucherie.

« J’avais vraiment envie de trouver un projet qui me tenait à cœur. » Alexandra Rapaport-Zambrowski

Deux trentenaires relancent ainsi la marque créée par leur grand-mère. Alexandra a cumulé deux activités pendant un an avant de négocier une rupture conventionnelle pour quitter son job de salarié (chef de projet marketing pour Mercedes) et mettre toute son énergie, avec sa sœur, au service des peluches de leur enfance qui sont désormais vendues non seulement en ligne sur La-pelucherie.com, mais aussi dans des boutiques éphémères.

Toutes deux soutenues par leur entourage, Alexandra et Natacha font florir leur entreprise de peluches.

Pour en savoir plus >> Alexandra et Natacha, 2 soeurs trentenaires : « Lancez-vous ! La reconversion, c’est le bonheur absolu ! »

Marie Camara, du transport à la création de chaussures

Marie
Marie Camara était chargée de clientèle grands comptes pour une société de transport. À la suite d’un plan social, elle décide de prendre son destin en main en créant sa propre marque de chaussures. Ce choix s’impose à elle comme une évidence.

« Désormais, je n’ai plus de journée type ! Pas de routine. En effet, le fait d’être chef d’entreprise me donne plusieurs casquettes. »

Lire aussi >> L’artisanat, un secteur d’activité propice à la reconversion

Durant son congé de reclassement, Marie obtient un master en management. Pendant cette année de master, elle participe au salon de la création d’entreprise organisé par l’IAE de Grenoble où elle présente son projet devant un jury de professionnels : la création d’une marque de chaussure, LIMANYAA, dédiée aux femmes aux grandes pointures.

Pour en savoir plus >> Marie Camara, 34 ans : « Ma reconversion professionnelle ? C’est l’une des meilleures décisions que j’ai prises dans ma vie. »

Magali Perruchini, ex salariée et auteur des Nouveaux Artisans

Magali
Elle-même reconvertie et auteur du livre Les Nouveaux Artisans, portrait d’une génération qui bouscule les codes (Editions Eyrolles), la blogueuse brosse le portrait de cadres qui quittent un “job à la con” pour se lancer dans l’artisanat ou celui de jeunes diplômés qui décident de suivre leur passion ou vocation plutôt qu’une voie toute tracée. Ainsi d’anciens cadres haut placés deviennent céramiste, mécano, boulanger…

« La reconversion aujourd’hui n’est plus un épiphénomène et nombreux sont les témoignages qui peuvent nous aider à franchir le pas et à garder le cap. »

Pour en savoir plus >> Magali Perruchini, 35 ans : « Ceux qui pense que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient. »

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