1. Nouvelle Vie Professionnelle
  2. >
  3. Témoignages
  4. >
  5. S'informer
  6. /
  7. Se former
  8. /
  9. Changer d'emploi
  10. >
  11. Mélanie B, 30 ans : « J’adore ma nouvelle vie et mon métier de conductrice de bus. »

Mélanie B, 30 ans : « J’adore ma nouvelle vie et mon métier de conductrice de bus. »

Après des études en comptabilité, Mélanie a travaillé trois ans en tant que cariste (préparatrice de commande et approvisionnement) avant de devenir conductrice de bus. Elle travaille actuellement pour le transport interurbain de voyageurs à Chartres Métropole.

Aviez-vous déjà imaginé devenir conductrice de bus ?

Oui, c’était un rêve d’enfant ! J’ai baigné dans cet univers dès mon plus jeune âge puisque mon père était lui aussi conducteur de bus. J’ai commencé à me renseigner pour cette reconversion dès la fin de mes études, cependant le principal frein était le financement de la formation. Sinon j’ai vraiment eu toutes les infos dont j’avais besoin… Aussi, si j’avais un conseil à donner à quelqu’un qui voudrait se reconvertir, je lui dirais d’explorer toutes les pistes de financement et une fois le financement trouvé de foncer sans attendre !

Quel a été le déclic de votre reconversion ?

Je n’ai pas hésité à sauter le pas quand mon entreprise a accepté que je me forme via mon DIF (droit individuel à la formation).

Quelle formation avez-vous suivie ?

J’ai effectué une formation au titre professionnel CTRIV (Conducteur de Transport Routier Interurbain de Voyageurs). Pour cette formation j’ai choisi le Centre de formation Blanchard, car mon ancien responsable avait effectué toutes ses formations là-bas et les taux de réussite sont très bons. J’ai d’ailleurs été embauchée dès la fin de mon stage.

Quelle était votre journée type avant, en tant que cariste ?

Horaires de bureau : 8h-16h, consignes aux chauffeurs, chargement de palettes, gestion des stocks et édition des bons de commande.

Lire aussi >> Reconversion professionnelle à 30 ans

Et aujourd’hui, comment se déroule votre journée de conductrice de bus ?

2 à 3 coupures par jour : par exemple aujourd’hui je fais 6h30-8h45 et 12h20-17h. Je conduis toute la journée, je suis maitre de mon véhicule, je n’ai pas de patron derrière moi… C’est une réelle sensation de liberté, j’ai un contact permanent avec les voyageurs et suis chargée du service billetterie.

Comment a réagi votre entourage suite à votre changement de métier ?

Ils n’étaient pas surpris puisque j’en parlais régulièrement depuis longtemps, et ils sont très heureux pour moi. Je tire une grande autonomie de ce changement de vie… Le relationnel est aussi très important pour moi, j’aime le contact avec les voyageurs, j’assure leur sécurité et ils me font confiance. Je n’ai pas de difficulté à imposer mon autorité en fonction du public. Les coupures peuvent paraître contraignantes mais on s’y habitue rapidement et elles me permettent de me reposer ; parfois d’en profiter pour faire quelques courses.

Avez-vous d’autres projets professionnels ?

Conducteur de bus, c’est non seulement un métier qui me plait, mais en plus, il y a des possibilités d’évolution. Je pense que d’ici quelques années, j’alternerai les métiers de contrôleur et conducteur, par exemple une semaine sur deux !

Lire aussi >> Reconversion : comment faire le bon choix ?

Tous les témoignages sur la reconversion professionnelle

Ajouter
Partager


Votre commentaire :

18/07/2017 béatrice

Je pense que le problème pour les femmes sont les rythmes de vie imposés par le travail du conducteur de bus, le travail de nuit ou le week-end et jours fériés, qui génèrent une perturbation de la vie sociale et familiale ; et le risque de violence des usagers plus prégnant pour les femmes : "prévention des risques professionnels des conducteurs de transport en commun" : http://www.officiel-prevention.com/formation/conduite-d_engins/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=95&dossid=467